Îles Galápagos


On n'est pas bien, là ?

On n’est pas bien, là ?

De la pierre de lave, des iguanes, des tortues géantes, des forêts humides, des pélicans, des lions de mer, des fous à pattes bleues, des flamands roses, des volcans, une eau turquoise… vous trouverez tout cela aux Galápagos.

Santa Cruz, Isabela et Seymour Norte, voici les îles que nous avons découvertes. En réalité, nous avons aussi eu un rapide aperçu de Baltra puisque c’est sur cette île que se trouve l’aéroport de Santa Cruz. Le paysage y est désertique et envoûtant, un vrai dépaysement quand vous posez le pied à terre.

Crabe des Galápagos

Crabe des Galápagos

Des flamants rose fluo !

Des flamants rose fluo !

Ils sont partout...

Ils sont partout…

Santa Cruz

Après une courte traversée (5 min) pour arriver sur Santa Cruz, le paysage devient très différent. Enfin, le nord de l’île est aride et on retrouve quasiment le même paysage que sur Baltra mais ensuite l’île devient très verte avec au centre une région boisée et humide. A Puerto Ayora, la principale ville située à l’extrême sud, le climat est un peu plus sec même si le taux d’humidité reste important.

Cette petite cité balnéaire vit à un rythme tranquille, comme partout aux Galápagos. La ville en elle-même compte quelques attraits comme :
– Son petit marché aux poissons où il est possible de déguster des spécimens fraîchement pêchés et frits, entouré de pélicans ou de lions de mer à la recherche d’un petit morceau tombé.
– Le soir, on peut aussi assister à des matchs d’ecuavolley sur la place centrale, juste devant le port. Les locaux se retrouvent chaque soir vers 17h30 pour disputer quelques balles. Il s’agit d’une variante du volley-ball qui se joue par équipes de 3. Ici, le filet est accroché à 3 m de haut ce qui empêche les équatoriens souvent petits de smasher. Les matchs se disputent en 10 points et seuls les points gagnés sur son service sont comptés.
– Enfin, il ne faut pas manquer un repas dans une rue située non loin du port et dans laquelle les petites échoppes de viandes et de poissons installent leurs tables au beau milieu de la rue. Les locaux s’y retrouvent en famille dans une ambiance sympathique.

Durant 4 jours, nous avons visité des sites aussi variés que le centre de protection et de reproduction des tortues et iguanes Charles Darwin, Tortuga Bay, une magnifique plage de sable blanc à 40 min à pied du centre, las Grietas, une petite gorge où se mêlent eau douce et eau salée et où il est possible de se baigner.
Nous avons également pu contempler quelques tortues géantes dans leur milieu naturel à El Chalto, sous la pluie… Oui nous n’avons pas été trop gâtés par le temps à Santa Cruz.

Enfin, lors de notre excursion à Seymour Norte, nous avons fait un crochet par la plage de Las Bachas, au nord de Santa Cruz. Cet endroit préservé abrite une faune abondante : flamands roses, pélicans, fous, frégates, crabes, et c’est également une zone de nidification pour les tortues marines vertes.
Il existe 4 variétés de tortues marines aux Galápagos mais seules les vertes restent pondre dans l’archipel.
Lorsque les œufs sont déposés dans le sable, c’est la température de celui-ci qui va déterminer le sexe de l’individu à naître. Si le sable est chaud, le bébé tortue sera une femelle, si le sable est froid, il s’agira d’un mâle. Le climat a donc une forte influence sur la régulation de la population des tortues.
De même, toutes les tortues n’ont pas besoin de la même température pour se développer. C’est la raison pour laquelle les 3 autres espèces partent jusqu’au Costa Rica pour déposer leurs œufs.

 

Rencontre sur la plage d'Isabela

Rencontre sur la plage d’Isabela

Isabela

La traversée jusqu’à Isabela s’est bien passée mais a somme toute été longue… 2h dans une coquille de noix de 24 places, ce n’est pas le pied.

Enfin, nos efforts ont été vite récompensés à notre arrivée à Puerto Villamil. Nous avons simplement été séduits par nos premiers pas sur l’île. Le débarcadère est situé dans une baie aux eaux turquoise, de nombreuses espèces vous accueillent dès votre arrivée, en résumé il fleure bon vivre sur Isabela.

Les rues de Puerto Villamil sont plus calmes et plus agréables que celles de Puerto Ayora. Ici, on se sent dans un petit village de bord de mer, paisible. Il est plus compliqué de trouver des timbres (ça fait juste 4 jours que nous y allons et que le ravitaillement n’est toujours pas arrivé) et du pain à toute heure mais bon, quelle importance.

 

 

Puerto Villamil

Puerto Villamil

Puerto Villamil, côté plage

Puerto Villamil, côté plage

Une plage de Puerto Villamil

Une plage de Puerto Villamil

Ici, tout nous a semblé plus accessible, la nature, les animaux… Nous avons fait une première excursion à Tintoreras, une petite île située à 5 min en bateau. La navigation dans la baie a été l’occasion d’approcher de près des pingouins, des fous à pattes bleues mais aussi de voir nager furtivement quelques tortues ! Nous avons aussi fait la connaissance du requin à pointes blanches qui se repose dans une partie isolée du lagon.

Ensuite place au snorkelling : tortue marine, raies, poulpe et de nombreux poissons colorés, notre première moisson a été riche.

Le lendemain, nous sommes partis à la conquête des volcans Sierra Negra et El Chico. Une marche boueuse et humide nous a conduits au panorama que nous devions avoir sur le cratère du Sierra Negra. Apparemment un site impressionnant puisque celui-ci mesure près de 10 km de diamètre. Nous n’en avons jamais rien su puisqu’il est resté pris dans la brume.

Nous avons eu plus de chance avec son voisin, El Chico. Le temps s’est peu à peu dégagé pour nous permettre de découvrir un paysage lunaire ponctué çà et là de quelques cactus. Nous avons même croisé un iguane terrestre marron-orangé. En route vers le sommet, nous avons croisé de nombreux cratères plus ou moins importants ainsi qu’un petit tunnel de lave. Nous avons également pu voir la ligne de rupture entre la lave issue de la dernière éruption en 1979, lave de couleur noire, et celle plus ancienne datant de 1964 et dont la couleur vire aujourd’hui au café.

 

Au sommet del Chico

Au sommet del Chico

Le volcan "El Chico"

Le volcan « El Chico »

Notre guide nous a aussi expliqué qu’aux Galápagos, la lave est semblable à celle de l’île d’Hawaï et c’est pour cette raison que ce sont des termes hawaïens qui sont utilisés pour la qualifier.
Lorsque la lave a formé une couche lisse en se refroidissant, elle est appelée Pahoéhoé. Cette lave était à une température de fusion de 1 200°C et donc suffisamment liquide pour laisser les gaz s’échapper facilement pendant la période de refroidissement.

Petit tunnel de lave

Petit tunnel de lave

Lorsque la température de fusion de la lave ne dépasse pas 800°C, celle-ci n’est pas suffisamment fluide pour laisser s’échapper les gaz. Ces derniers restent piégés et finissent par s’évacuer dans une explosion, ce qui laisse la lave refroidit en blocs de pierre disparates. Ce type de lave est appelée AA.

Les deux jours suivants, nous avons profité de la proximité de la plage pour aller admirer les lions de mer et les pingouins avec qui nous avons pu nager au plus près, ce sont des animaux étonnants et très joueurs. La baie de Puerto Villamil est extrêmement riche en faune marine et en louant juste masque et tuba, vous pouvez vous faire plaisir simplement.

 

 

 

Seymour Norte

Navigation vers Seymour

Navigation vers Seymour

Une petite excursion, indispensable aux Galápagos si vous souhaitez accéder à quelques sites lointains.
Petit bout de terre situé nord de Baltra, l’île de Seymour est un paradis pour les animaux puisqu’ils en sont les seuls occupants.
Dans ce paysage aride, on rencontre des espèces différentes tous les 10 m. L’accès n’est pas aisé puisqu’il faut débarquer sur les rochers depuis de petites embarcations mais une nature préservée, ça se mérite !

Embarquement pour la croisière !
Embarquement pour la croisière !

Mouette à queue daronde

Mouette à queue daronde

Seymour Norte
Seymour Norte
Un iguane marin en plein repas
Un iguane marin en plein repas

Premiers compagnons, les lions de mer bien sûr. Nous avons eu la chance de voir des bébés et notamment un qui tétait sa mère, superbe. Les jeunes lions de mer sont nourris par leur mère jusqu’à l’âge de 3 ans. La première chose qui leur est enseignée est de ne pas aller à la mer. Au lieu de cela, ils se baignent dans des piscines naturelles qui se forment dans les rochers. S’ils tentaient d’aller à la mer, ils ne pourraient pas survivre puisqu’ils seraient attaqués par les requins. De même, si leur mère s’absente plus de 6 jours pour aller chercher des aliments, les petits ne survivent pas.

En chemin, nous avons croisé deux magnifiques iguanes terrestres avant d’aller à la rencontre des très nombreux oiseaux qui peuplent l’île.

Paysage aride de Seymour

Paysage aride de Seymour

Frégate femelle
Frégate femelle
Iguane terrestre
Iguane terrestre
Lion de mer en train de têter sa mère
Lion de mer en train de têter sa mère

A Seymour, vous pourrez notamment découvrir :
– Les frégates magnifiques : les mâles sont choisis par une femelle en fonction d’une part de la qualité du nid qu’ils ont préparé et, d’autre part, de la beauté de leur parade qui consiste à gonfler leur gorge rouge.
– Les fous à pattes bleues qui, comme leur nom l’indique ont des pattes bleues, plus foncées pour les mâles. Particularité de cet oiseau, les femelles sont plus grandes que les mâles.
– Les mouettes à queue d’aronde qui ont les yeux cerclés de rouge.
Etant donné que nous sommes à la fin de la période de nidification, nous avons pu voir des bébés sous la protection de leur mère.

 

Notre séjour aux Galápagos a été un moment riche en découvertes et en rencontres. Les hommes et les animaux cohabitent en harmonie, de nombreuses mesures sont prises pour préserver la faune et la flore, bref il y fait bon vivre.

Lion de mer à la baignade

Lion de mer à la baignade

Frégate mâle

Frégate mâle

Frégate mâle à la parade

Frégate mâle à la parade

Frégate et son petit

Frégate et son petit

Frégate en train de couver

Frégate en train de couver

Fou à pattes bleues et son petit

Fou à pattes bleues et son petit

Les gens sont accueillants et chaleureux, toujours prêts à vous aider. La veille de notre départ, nous sommes allés à la rencontre des pompiers, « los bomberos », de Puerto Ayora. Nous avons été accueillis à bras ouverts, ils adorent les français, d’autant plus que nous avions été précédés il y a quelques années par un collègue du Val d’Oise qui se reconnaîtra… Il a marqué le cœur de chacun des pompiers du centre et notamment d’Elsa, la chef de centre.

Bons baisers de Seymour

Bons baisers de Seymour

Celle-ci aurait aimé nous héberger durant notre séjour mais nous sommes arrivés trop tard ! Qu’à cela ne tienne, nous avons accompagné l’équipe lors de la commission de sécurité d’un hôtel de luxe qui doit prochainement ouvrir sur les hauteurs de Santa Cruz. Nous avons eu droit à une visite guidée de l’établissement… ça fait rêver mais bon à 1 200$ la nuit, ça calme.
De retour au CS, Elsa nous a proposé de nous emmener à l’aéroport le lendemain car elle devait aussi prendre un avion pour Quito. Au lieu de nous lever à 6h pour prendre le bus, nous avons pu dormir un peu plus, économiser quelques dollars et arriver fiers comme des paons en 4*4 rouge à l’embarcadère de Baltra ! Ils ont vraiment été supers avec nous.

Enfin si certains pompiers envisagent de visiter les Galápagos et notamment Santa Cruz, vous saurez où dormir car vous êtes attendus, alors tous à vos valises !

Retour au bateau

Retour au bateau

 

 

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