Wellington

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Wellington

19 au 22 octobre 2014

On déménage !

Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande, est située au sud de l’île du Nord. Nichée au fond d’une superbe baie aux eaux limpides, la ville s’étire sur les hauteurs au-delà de la Town Belt, un havre de paix boisé qui ceinture l’agglomération.

Du centre-ville – un ensemble de tours modernes – on rejoint très vite le front de mer sur le Lambton Harbour qui se sépare entre un port industriel d’un côté et un port de plaisance de l’autre. Au beau milieu, vous pouvez aussi vous détendre sur le pont de Civic Square en encourageant les sportifs en partance pour un entraînement d’aviron.

A 10 min à peine, de superbes maisons et résidences bordent la côté et ses petites plages. Tout comme dans le port, la mer est turquoise mais attention, avant de vous jeter à l’eau, prenez soin d’y tremper quelques orteils… au printemps, elle est glaciale !

Pour l’instant culture – enfin, un instant de plusieurs heures à plusieurs jours – rendez-vous au musée Te Papa. C’est une pure merveille, installé sur le front de mer, il offre 6 étages de découverte… et pour couronner le tout, venez-y aussi souvent que vous le souhaitez, il est gratuit !

Nature et culture Maori, voilà notre programme au musée Te Papa. Côté nature, Nouvelle-Zélande oblige, nous avons commencé par une étude poussée de la Terre et de ses secrets, notamment son activité géothermique. Ensuite, nous nous sommes intéressés à la faune. Le musée Te Papa possède l’unique spécimen au monde de calamar colossal. L’animal est monstrueux, il a été pêché un peu par hasard et rapporté au musée Te Papa pour être étudié par des experts. La bête fait près de 450 kg et mesure plus de 4,5 m, impressionnante. Ses tentacules possèdent des dents acérées qui pivotent sur elles-mêmes afin de mieux retenir leur proie. Son œil est aussi gros qu’un ballon de football, certainement le plus gros connu dans l’espèce animale. Nous avons également pu découvrir le squelette d’une Pygmy Blue Whale de 20,6 m de long et 60 tonnes… et encore elle n‘avait pas atteint sa taille adulte. Le mammifère le plus grand recensé à ce jour mesurait 34 m de long pour 190 tonnes, mieux vaut ne pas se trouver sur son chemin ! L’exposition présentait beaucoup d’autres mammifères et poissons ainsi que des oiseaux.

Après une petite pause destinée à reposer nos neurones surchauffés – trop d’info tue l’info – nous sommes allés explorer le 4e étage consacré à la culture Maori. Un magnifique temple – grandeur nature – ainsi qu’une autre structure destinée à stocker de la nourriture étaient présentées. Il y avait également de nombreux instruments de musique et des objets d’art divers. La seconde partie, toujours très interactive, évoquait la migration de polynésiens vers la Nouvelle-Zélande, leur intégration, pas toujours facile, à la société mais également leur participation active aux deux grandes guerres. De nombreux polynésiens ont en effet combattu sous le drapeau néo-zélandais et beaucoup y ont perdu la vie. L’exposition présentait ensuite l’évolution de la société néo-zélandaise et la participation très active des maoris. Peu avant la fermeture, nous avons assisté à une superbe projection appelée « the Golden Day ». Cela se passait dans une petite maison remplie d’objet d’époque joliment disposés. Le film évoquait la Nouvelle-Zélande d’hier et d’aujourd’hui à travers des thèmes aussi divers que le sport, la guerre, les mœurs, la politique, etc. et à chaque image était associée la mise en scène, au moyen d’éclairages ou de mouvements, d’objets qui se trouvaient dans la pièce, c’était vraiment chouette.

Enfin, pour revenir à Wellington, pour une vue de toute beauté sur la cité, grimpez dans le Cable-Car, un funiculaire mis en service au tout début des années 1900, qui vous conduit en 5 min de Lambton Quay à Kelburn, un quartier situé sur les hauteurs. Pour terminer la balade, redescendez en ville en arpentant le magnifique jardin botanique qui recèle des centaines d’espèces d’arbres, de plantes et de fleurs. Autre option pour une jolie vue sur la ville, l’ascension du Mount Victoria qui offre un autre panorama, tout aussi plaisant. Ici, pas de funiculaire, il faut chausser les baskets. L’ascension permet de découvrir un autre quartier de la ville où de petites maisons au style anglais alternent avec des constructions plus modernes. La montée se termine au cœur de la Town Belt, où vous pouvez vous arrêter faire un peu de balançoire avant de rejoindre le point de vue.

Magasins, musées, restaurants, bars, jardins, le tout en bord de mer ; Wellington est le savant mariage des commodités et de la qualité de vie… Nous avons vraiment adoré nous y promener, les habitants semblent tellement détendus, cette ville semble vraiment offrir un cadre idéal.

 

Une vraie qualité de vie

D’une manière générale, ce que nous ressentons depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, c’est que la qualité de vie est un point essentiel de leur philosophie.

En termes d’environnement, ils sont champions. Toutes les villes sont d’une propreté irréprochable, le mobilier urbain est pensé avec goût – il y a toujours un dessin, une gravure qui rappelle la culture Maori, y compris sur les plaques d’égouts – les rues sont fleuries et arborées, il y a des espaces verts dans les centres villes, des pistes cyclables, bref on se sent bien partout. Tout est étudié pour que les gens profitent de l’extérieur, de la nature.

Côté travail, les horaires « classiques » sont de 8h à 17h, ce qui laisse le temps de pratiquer des activités et de profiter de sa famille. A 17h, mis à part les grandes surfaces et les restaurants, toutes les boutiques sont fermées. Durant les jours fériés ou les vacances scolaires, les personnes qui travaillent terminent plus tôt. Enfin, les néo-zélandais disposent de 6 semaines de congés payés augmentés d’environ une vingtaine de jours supplémentaires (fêtes locales, jours de congés spéciaux, etc.).

Tous ces éléments semblent contribuer à la bonne « santé » des néo-zélandais et à l’absence de stress que nous constatons. Les gens ne courent pas, ils sont souriants, aimables, avenants, ils paraissent tout simplement heureux.

La côte sauvage…

Après 3 mois sans conduire, nous avons fait fort ! Nous avons loué notre première voiture, boîte automatique – nous conduisons en France sur des boîtes à vitesses – dans un pays où l’on conduit à gauche… Ça fait beaucoup pour une reprise, enfin rassurez-vous, tout s’est bien passé. Nous n’avons pas emprunté l’autoroute à contre sens, nous n’avons pas écrasé de chat et nous avons rendu la voiture sans une égratignure. Nous étions assez fiers de nous !

Et tout ça pour quoi ? Pour sortir des sentiers battus, pour aller là où les bus ne nous emmènent pas, pour aller découvrir la côte sud de l’île du Nord et le Cap Palliser. A 200 km à l’est de Wellington se trouve une côté sauvage de toute beauté… on se croirait en Irlande. De petites montagnes verdoyantes dominent le bord de mer, l’eau turquoise vient lécher de grandes plages de sable noir, les vaches et les moutons broutent tranquillement dans les plaines. Les quelques néo-zélandais venus habiter là profitent sereinement de ce petit coin de bout du monde qui recèle quelques merveilles.

En chemin, nous nous sommes arrêtés pour visiter la Putangirua Scenic Reserve où l’on peut admirer les Putangirua Pinnacles, des cimes rocheuses sculptées par la pluie et le vent qui ont drainé la boue et le sable, découvrant les roches sous-jacentes – on appelle également cela des cheminées de fées.

Quasiment arrivés au cap, nous avons traversé une petite bourgade de pêcheurs battus par les vents, Ngawi. Ici, il n’y a pas de port alors les pêcheurs utilisent de vieux bulldozers rouillés pour sortir les bateaux de l’eau, surprenant.

Côté faune, nous avons également été gâtés. La côté abrite une importante colonie de phoques, il y en a des dizaines, des bébés, des adultes, dans l’eau en train de jouer et de sauter, sur les rochers, un vrai bonheur. Nous sommes restés un moment à les admirer, tout comme cette mer turquoise, sublime.

Enfin, nous sommes arrivés au Cap Palliser. Gardé par un superbe phare perché sur une falaise, à quelques centaines de mètres de la côte, le cap a des airs de bout du monde.

En fin d’après-midi, nous avons repris la route en direction de Wellington… le soleil commençait à baisser et produisait une lumière incroyable sur la mer. Nous sommes rentrés apaisés, le sentiment d’avoir quitté le monde durant quelques heures.

Au revoir le Cap Palliser !

Au revoir le Cap Palliser !