Gili Air, un petit coin de paradis

Gili Air, un petit coin de paradis

Du 28 février au 6 mars 2015

Notre petit paradis…

Les Gili, ce sont trois petits îlots situés au nord-ouest de Lombok. Il y a Gili Trawangan – surnommée communément Gili T – la festive, Gili Meno, la tranquille, et Gili Air, un savant mélange de ses deux sœurs. C’est là que nous avons posé nos sacs, pour une petite semaine de détente.

Après 1h30 de navigation depuis Bali, nous avons posé les yeux sur ces petits joyaux de l’Océan Indien. A Gili, pas de débarcadère, alors pour éviter le grand saut, les locaux ont conçu des petits escabeaux qu’ils disposent à l’avant des bateaux, c’est folklo ! Il n’y pas non plus de voiture – on peut faire le tour de l’île à pied en moins de 2h – seulement de petites carrioles tirées par des chevaux, que du bonheur.

Comme à l’accoutumée, notre première préoccupation a été de trouver un toit. Nous nous sommes vite rendu compte que l’endroit était très touristique et que les prix flambaient. Nous avons été conduits vers le centre de l’île par le rabatteur d’un établissement et avons été effarés par le prix demandé pour un bungalow plus que rudimentaire, sans parler de la salle de bain carrément insalubre. Après deux visites un peu douteuses, David s’est posé avec les gros sacs au bord du chemin qui fait le tour de l’île et je suis partie en quête d’une chambre digne de ce nom. Non loin de là, je suis tombée sur devinez quoi, un backpack, il y avait longtemps ! En fait, il fait partie d’un resort assez important qui comprend également des bungalows et un club de plongée.

Un tarif correct, un lit double en mezzanine d’une chambre de 4, des sanitaires propres, une piscine, que demander de mieux, nous sommes donc repartis comme au bon vieux temps, dans un backpack.

Sea, Snorkelling, and Sun…

Gili, ça a été une semaine sans se poser de question :

  • tenue de rigueur : maillot de bain, paréo et tongs,
  • équipement aquatique : masques, tubas et GoPro,

sans oublier Nemo, l’appareil photo, la serviette de plage, la crème solaire et une bouteille d’eau, besoin de rien de plus pour être heureux.

Farniente, snorkelling et petites balades sur l’île ont occupé nos journées. Plongées dans une eau turquoise à 31°C, nous avons fait le plein d’images et nous sommes régalés à nager au milieu de bancs de poissons incroyables, les coraux n’étant bien sûr pas en reste. Le soleil brillait quasiment tous les matins et le ciel se voilait dans l’après-midi.

Du côté des fonds, nous avons rencontré des murènes, une écrevisse verte et rouge et des tas de poissons, des longs, des courts, des gros, des petits, rayés, colorés, un joli spectacle que nous ne nous lassions pas de voir et de revoir. Quel plaisir aussi de nager dans une mer propre, sans déchet, et de savoir que les poissons et les coraux sont préservés.

D’amour et d’eau fraîche – quoique – mais pas que…

Lieu touristique oblige, à Gili, les warung – petits restaurants de cuisine locale – ne courent pas les rues. Malgré tout, notre persévérance a fini par payer et nous avons dégoté un petit endroit près du port où nous achetions notre petit déjeuner et prenions nos repas du midi.

Les indonésiens ne sont pas des férus de sucre donc, sortis du beignet à la banane, il est difficile de trouver de petites douceurs. Nous avons alterné entre salé et sucré, y compris au petit déjeuner mais nous sommes régalés des beignets préparés par la petite jeune de notre bouiboui.

Il y en avait pour tous les goûts, à la banane bien sûr mais aussi une sorte de boule de pain sucré frite. Côté salé, il y avait le choix entre des beignets de légumes – divins, un mélange de tofu avec des noodle ou bien des beignets aux grains de maïs – moins fameux.

Une petite faim, c'est par ici !

Une petite faim, c’est par ici !

Lorsque le patron était décidé, il pouvait également cuisiner du bakso, des mie goreng ou nasi goreng – rendez-vous au Tour du Monde des Assiettes – mais ça n’était pas régulier, nous nous adaptions donc au bon vouloir des locaux….

Le soir venu, les bouibouis étant fermés, nous avions fait du Paradisio notre cantine. Le restaurant était sympa, situé en bord de mer, les plats bons, copieux et relativement économiques, en résumé, une bonne adresse.

A nous les profondeurs !

Les îles Gili sont un paradis pour la plongée, tortues, raies, requins et beaucoup d’autres espèces peuplent les profondeurs et offrent aux plongeurs un magnifique spectacle. Les îles pullulent de clubs, il y a donc l’embarras du choix mais attention au sérieux des moniteurs et à l’entretien du matériel, tous n’étant pas aussi consciencieux.

Avant de partir autour du monde, nous avions entamé la formation PADI pour l’Open Water, un diplôme reconnu dans le monde entier et nous permettant de plonger jusqu’à 15 mètres. Chuchu, parfaitement à l’aise dans les profondeurs, n’avait plus que deux plongées à réaliser en milieu naturel pour valider son diplôme. Moins à l’aise au moment de notre stage, il me restait davantage de points à valider et je n’étais même pas sûre d’avoir envie de la faire, me sentant un peu « enfermée » sous l’eau.

Plein de petits minous

Plein de petits minous

Nous sommes allés nous renseigner au club de plongée de notre backpack et avons trouvé une monitrice francophone – Mila, d’origine russe, quand même beaucoup plus confortable pour prendre des cours. C’était donc parti pour Chuchu, après un dernier baptême réalisé sur la Grande Barrière de Corail à Cairns, il allait retrouver cette sensation de liberté qu’il aime tant.

Je l’ai accompagné au club, il fallait bien un reporter pour suivre cet évènement ! Nous avons discuté avec Mila, je lui ai expliqué les problèmes que j’avais rencontrés durant notre premier stage, ma difficulté à nager sans masque et cette sensation de claustrophobie qui m’habite lorsque je m’éloigne trop de la surface. Elle était assez confiante et m’a encouragée à essayer de nouveau. Mon envie de partager cette expérience avec David a été plus forte que mon appréhension et j’ai donc accepté.

Nous avons passé notre première matinée en piscine – face à l’océan tout de même – pour refaire quelques exercices de sécurité : retrait de masque, de détendeur, déplacement dans l’eau, etc. Tout s’est bien passé et cet entraînement nous a fait du bien, la dernière fois que nous avions porté une bouteille de plongée remontait à 3 mois pour David et à 8 mois pour moi. Mes sensations n’étaient pas très agréables mais je voulais réussir à dépasser mes peurs.

L’après-midi, nous sommes montés à bord d’un bateau traditionnel et partis en direction de Meno Wall, un mur sous-marin situé à l’ouest de Gili Meno. L’eau était belle et claire mais un peu agitée, nous nous sommes équipés et avons basculé en arrière, entre le bateau et le bambou du balancier, impressionnant pour une première.

Nous avons entamé notre descente en nous tenant à l’amarrage du bateau, cela n’a pas été évident car il y avait un peu de courant et ces vagues à la surface qui nous secouaient dans tous les sens. Arrivés à environ 5 m de profondeur, le calme est revenu gentiment et nous avons commencé à palmer en direction du mur. Je n’étais vraiment pas à l’aise, contrairement à David qui se sentait comme un poisson dans l’eau, et j’ai pris la main de Mila pour poursuivre. Petit à petit, je suis parvenue à trouver mon calme et, sans que je m’en rende compte, nous sommes descendus à plus de 14 m. Nous avons évidemment croisé de nombreux poissons mais aussi un nudibranche, petit organisme coloré caché dans un rocher, et une écrevisse de couleurs mauve et rouge. Une jolie expérience même si je ne suis pas sûre d’en avoir profité pleinement mais bon, sûrement une bonne thérapie. David, de son côté, était ravi de ses rencontres et surtout de cette sensation de liberté que procure la plongée en bouteille.

Le lendemain, David devait effectuer sa deuxième plongée pour valider son PADI. J’étais évidemment la bienvenue sur le bateau pour les accompagner si je ne plongeais pas mais le site sur lequel nous allions a eu raison de moi, je suis donc repartie moi aussi pour une seconde plongée. Secret Garden est une zone située à l’est de Gili Meno, un paradis pour les tortues, vous comprenez pourquoi j’ai craqué…

Le matin, la mer est généralement beaucoup plus calme et la visibilité meilleure, les conditions devaient donc être plus favorables. Lorsque nous sommes arrivés sur site, nous avons découvert une mer turquoise absolument magnifique. La descente a été plus aisée que la veille, d’autant que nous arrivions sur un fond de sable où nous pouvions nous poser. Un peu plus en confiance que la veille, nous sommes descendus en pleine eau et sommes partis à la découverte de ce merveilleux jardin. Le site est encore plus beau que celui de la veille, les coraux étaient splendides et, peu après avoir commencé, nous avons trouvé une énorme tortue endormie sur le fond, extraordinaire. En poursuivant, nous en avons rencontré beaucoup d’autres, la plupart tranquillement assoupies. Nous avons également vu une petite pieuvre, quasiment indétectable sans la présence des moniteurs, elle était posée sur un rocher de la même couleur que son corps. Enfin, écrevisses, rascasses et autres poissons ont fait le bonheur de notre plongée.

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Décidément, Gili aura vraiment été un petit paradis pour nous, David est désormais diplômé PADI et je ne dis pas que je me laisserais pas à nouveau tenter par une petite plongée ! La suite en Thaïlande…

Un PADI en poche, ça se fête !

Un PADI en poche, ça se fête !