Turangi et le Tongariro

Turangi et le Tongariro

Turangi et le Tongariro

Turangi, la Mecque de la pêche à la truite

Sur les conseils avisés de la spécialiste des parcs nationaux du I-Site de Rotorua, nous avons quitté précipitamment la ville pour profiter d’un créneau météo favorable. Nous avons rejoint la petite ville de Turangi, au sud du lac Taupo, point de départ pour notre trek dans le Tongariro National Park.

Turangi et la Tongariro River

Turangi et la Tongariro River

Turangi est une petite ville paisible nichée au bord de la Tongariro River. Autoproclamée « capitale mondiale de la pêche à la truite », Turangi vit au rythme des pêcheurs mais également des trekkeurs venus à la découverte des magnifiques volcans tous proches.

En Nouvelle-Zélande, lorsque l’on arrive dans un nouvel endroit, la première chose à faire est de se rendre au I-Site – nos offices du tourisme, en mieux – ce que nous avons évidemment fait.

Nous sommes tombés sur une dame charmante qui a organisé l’intégralité de notre séjour dans la région en moins d’un quart d’heure ! Elle nous a trouvé un backpacker et y a réservé deux places, elle a ensuite réservé le shuttle pour nous rendre au départ du trek le lendemain et enfin nous a trouvé et réservé une autre chambre pour la fin de notre trek. Et tout cela, avec le sourire et sans rien demander, enfin juste quelques renseignements.

C’est donc l’esprit léger que nous sommes allés nous installer dans notre nouveau backpacker. Ici, rien à voir avec l’immeuble un peu glauque d’Auckland. Les jeunes en caleçon ont été remplacés par une charmante dame, l’établissement est lui aussi charmant. Les pièces de vie et les chambres sont disposées autour d’un petit patio, tout est propre et rangé, accueillant, on s’y sent comme chez soi.

Seul hic, comme d’habitude, l’accès à Internet est payant alors en bons backpackers que nous sommes, c’est système D ! Connexions gratuites dans les bibliothèques et les fast-food… Eh oui, même McDo et Burger King ça dépanne.

Nous n’avons passé que deux jours à Turangi mais nous avons aimé le calme de cette petite bourgade qui semble vivre au ralenti. Nous sommes allés nous balader sur les rives de la Tongariro River et avons pu observer la ville depuis les hauteurs. Là encore, la ville est entourée de verdure, c’est tellement agréable de pouvoir se balader dans la nature à proximité de chez soi.

Le jour de notre départ de Turangi, nous sommes passés par le centre-ville où se tenait un petit marché. Deux mamies tenaient un stand de gâteaux faits maison. Nous avons papoté un moment avec elles et leurs avons acheté de merveilleux cookies. Nous sommes allés faire une autre course et lorsque nous sommes repassés devant le stand, nous avons voulu acheter un cake au chocolat que nous avions repéré. Malheureusement, il avait été vendu, nous étions un peu déçus et avons demandé s’il y en avait d’autres. La petite dame nous a sorti un modèle réduit de son gâteau au chocolat et nous l’a donné. Nous avons voulu payer notre gâteau mais cette gentille dame n’a jamais accepté. Elle nous a dit de nous régaler en buvant un bon café, excellent !

Après les sources chaudes et les geysers, les volcans !

Le Tongariro National Park est l’un des endroits incontournable de Nouvelle-Zélande, surtout pour les amoureux de montagnes que nous sommes. Le trek fait partie des « Great Walk », une liste des plus beaux treks de Nouvelle-Zélande établie par le Department Of Conservation.

L'Alpine Crossing - entrée en matière

L’Alpine Crossing – entrée en matière

Plus de 37 km parcourus en deux jours, ça pique ! Le premier jour, nous avons emprunté un trek appelé « l’Alpine Crossing ». Ce chemin traverse un paysage à couper le souffle, au pied des volcans Ngauruhoe (2 287 m) puis Tongariro (1 968 m), il évolue au beau milieu de champs de lave, tantôt sur des sentiers aménagés, tantôt les pieds dans la neige, il faut dire que nous ne sommes qu’au printemps.

Lorsque l’on parle de sentier aménagé en Nouvelle-Zélande, il faut s’imaginer qu’on pourrait presque parcourir certaines parties en tongs ! Chemins et marches en bois, dalles ajourées pour stabiliser le sentier, tout y est, on se croirait à Disneyland par endroits. Heureusement, le parcours n’est pas aseptisé sur toute sa longueur… Nous reconnaissons bien là nos amis néo-zélandais qui ne laissent rien au hasard. Dans un tel environnement, il manque ce petit côté sauvage que nous venons chercher, c’est un peu « too much ».

Splendide

Splendide

Un peu frustrés par ce manque d’aventure – et non contents des 13 km que nous avions déjà à parcourir – nous avons décidé de gravir le Mont Tongariro. Dans la neige parfois jusqu’à mi- mollets, nous avons parcouru la crête sur environ 1,5 km avant d’atteindre le sommet. Le ciel était d’un bleu azur et le vent glacial nous cinglait le visage. La vue était dégagée à 360° et nous avons pu admirer à loisir le Mont Ruapehu (2 797 m) tout proche, le plus haut et le plus actif des volcans du parc. Son nom signifie « fosse des bruits », en référence à ses éruptions régulières.

Nous y sommes ! Le sommet du Tongariro

Nous y sommes ! Le sommet du Tongariro

De retour de notre courte ascension, nous avons repris le sentier en direction du refuge – appelé « hut » ici – dans lequel nous devions passer la nuit. En chemin, nous avons découvert de merveilleuses lagunes, tantôt d’un bleu profond, tantôt vertes, bordées de cratères colorés et parfois voilées par des fumerolles, témoins de l’intense activité qui règne dans la zone.

C’est à cet endroit que se séparent l’Alpine Crossing et le Northern Circuit que nous allions continuer à parcourir. Bien heureux de quitter les foules de cette randonnée à la journée – qu’est-ce que ça doit être en haute saison ! – nous avons pu profiter de la beauté et de la quiétude des lieux. Nous sommes descendus à travers un champ de lave, dominés par les fumerolles aux odeurs de soufre, et avons ensuite rejoint une plaine désertique.

Un champ de lave

Un champ de lave

Après presque 8h de marche, nous avons posé nos sacs à Oturere Hut. Une fois notre camp installé, nous sommes juste restés là, assis, à admirer cet environnement de toute beauté.

Après une bonne nuit mais les muscles toujours un peu douloureux, nous nous sommes remis en route. Au programme, 22 km dans la pampa, au pied des volcans. Nous avons contourné le Mont Ngauruhoe, volcan conique à la symétrie parfaite qui forme un cratère unique, et nous sommes petit à petit rapprochés du Mont Ruapehu. Le temps s’est couvert dans l’après-midi mais nous avons été épargnés par la pluie.

On se sent tellement bien au milieu de rien...

On se sent tellement bien au milieu de rien…

A notre réveil le lendemain matin, le temps était brumeux et pluvieux, complètement bouché sur les sommets. Nous étions heureux d’avoir écouté les conseils de Janie, notre conseillère du I-Site !

A Whakapapa Village, l’endroit où nous avons dormi après le trek, nous avons rencontré Elizabeth, une dame charmante venue d’Auckland pour skier ; la saison se termine seulement ici. Nous avons papoté un moment, Elizabeth nous a parlé de son pays et de la région d’Auckland que nous n’avons pas eu le temps de beaucoup visiter. Avant de quitter la Nouvelle-Zélande, nous devons y repasser deux jours et Elizabeth nous a gentiment proposé de nous emmener voir les plages de la côte ouest, au nord de la ville. Nous avons échangé nos coordonnées en espérant nous revoir dans quelques temps…