Tupiza et le Sud Lipez

Tupiza et le Sud Lipez

Tupiza et le Sud Lipez

Tupiza, le Far West en Bolivie

Tupiza, c’est une petite ville tranquille, perdue en plein désert et entourée de petites montagnes rouges. Nous avons eu la surprise de découvrir ce décor de Far West lorsque le jour a pointé, après notre nuit dans le bus.

Après avoir posé nos sacs dans un hostal sympa, nous avons fait le tour des agences de la ville en quête d’une excursion pour partir à la découverte du Sud Lipez et du Salar de Uyuni. Ces contrées désolées et désertiques ne sont quasiment accessibles qu’en 4*4, nous avons donc fait une entorse à la règle, rangé nos grosses (chaussures), et signé pour un circuit organisé de 5 jours. Enfin, vous nous connaissez, nous n’avons quand même pas pu renoncer à gravir une belle montagne !

Le plus compliqué a été de trouver des compagnons de route, qui plus est, des compagnons qui comme nous soient passionnées de montagne et de marche. Evidemment, il est toujours possible de partir à deux avec un chauffeur et une cuisinière mais ça coûte beaucoup plus cher…

C’est finalement dans une agence qui nous avait été recommandée – et que nous avons eu grand mal à trouver – El Grano de Oro, que nous avons trouvé notre bonheur. Seul hic, il fallait partir le lendemain de notre arrivée ! Un peu rapide.

Au départ, nous avions prévu de randonner pendant deux jours autour de Tupiza. L’endroit semble vraiment beau et unique et il est parcouru par de nombreux sentiers.

Lorsque nous avons rencontré Sylvia, la patronne de l’agence, elle nous a indiqué que deux français souhaitaient eux aussi effectuer un circuit de 5 jours (au lieu des 4j habituels) en incluant l’ascension d’un volcan. Seule contrainte, ils attendaient déjà depuis 2 jours de pouvoir former un groupe et ne pouvaient plus se permettre de reculer leur départ. Toutes les agences que nous avions rencontrées nous avaient fait comprendre que nous entrions maintenant dans la basse saison et qu’il allait être difficile de trouver deux personnes candidates à une ascension. Nous avons donc sauté sur l’occasion car nous voulions vraiment gravir un volcan et, au final, grand bien nous en a pris puisque nous avons passé 5 jours magnifiques en compagnie d’Isabelle et Matthieu.

Isabelle et Matthieu, ce sont une normande et un ventre à choux qui se sont perdus à Annecy ! Résultat, ils passent aujourd’hui leurs week-ends à arpenter les Alpes, été comme hiver.

Notre choix a donc vite été fait, tant pis pour Tupiza et à nous le désert bolivien avec au programme, l’ascension du Volcan Tunupa (5 370 m). De notre côté, nous aurions aimé gravir le Volcan Licancabur (5 960 m) mais les agences semblaient toutes freiner des quatre fers et nos savoyards préféraient y aller mollo pour leur première ascension.

La veille du départ, nous avons quand même eu le temps de profiter un peu de la ville. Nous sommes montés sur une petite colline qui la domine et avons pu admirer le paysage environnant. Le marché, plutôt sale et malodorant, ne nous a pas retenus longtemps. Nous avons préféré aller déguster une petite glace sur la traditionnelle Plaza de Armas.

Tous au régime local !

Tous au régime local !

Le Sud Lipez… voyage dans un autre monde

Le jour du départ, nous avions rendez-vous à 7h à l’agence familiale pour un petit déjeuner convivial. Les sacs ont été chargés sur le toit du 4*4, soigneusement emballés dans une bâche, ainsi que des jerricanes d’essence, une bouteille de gaz et du matériel divers.

A 7h15, tout le monde a grimpé dans le 4*4, Sylvia a fait de rapides présentations – Irvin, notre guide et Concepción, notre cuisinière – et nous sommes partis pour une journée de piste (320 km) à travers des paysages superbes dignes d’un western.

Nous avons croisé un canyon assez large, tapissé de roches déchiquetées, avant de prendre de l’altitude pour rejoindre de hauts plateaux ressemblant à la pampa. Nous avons également vu des lagunes, croisé quelques minuscules villages – deux ou trois maisons – avant de nous arrêter pour manger à San Pedro de Lipez, le chef-lieu de la région qui comprend quand même un petit hôpital, une caserne militaire, une école et une mairie !

Concepción nous a rapidement préparé notre déjeuner à l’arrière du 4*4 : crudités, milanaise de poulet et riz et un fruit pour terminer, pas mal pour un pique-nique en plein désert.

L’après-midi, nous avons beaucoup roulé afin de nous enfoncer davantage dans cette région inhospitalière mais tellement surprenante et splendide. Nous sommes arrivés en fin de journée à Quetena Chico où nous devions passer la nuit. Nous nous sommes promenés dans le petit village avant de rentrer à notre hostal, un peu spartiate mais très correct, pour déguster un bon goûter… Eh oui, circuit grand luxe, nous avons été chouchoutés par Concepción.

Rassasiés et à défaut de prendre une petite douche – l’eau est très très froide dans ces contrées – nous sommes ressortis admirer un fantastique coucher de soleil. Du rouge, au mauve, le ciel s’est enflammé pour nous régaler… David, Némo et moi sommes revenus 4 ans en arrière, à Ushuaia, où nous avions certainement admiré notre plus beau coucher de soleil !

Après une bonne nuit emmitouflés dans nos duvets et quelques couvertures, nous avons repris la route en direction de Villa Mar.

Sublime coucher de soleil....

Sublime coucher de soleil….

Et ce n'est que le début

Et ce n’est que le début

Les paysages ont radicalement changé, nous sommes entrés dans le cœur du Lipez : désert de sable, lagunes colorées, salar et geysers nous ont émerveillés toute la journée ; sans compter sur les nombreux animaux que nous avons pu voir : wullatas, visache, vigognes, autruches, flamants roses ; ainsi qu’une petite baignade dans des bains chauds à 38°C !!

La Kollpa Laguna

La Kollpa Laguna

Côté lagunes, il y en a pour tous les goûts :

  • La Kollpa Laguna forme un grand champ tout blanc sur lequel nous avons pu marcher, nous avions l’impression de piétiner de la lessive. Il s’agit en réalité de carbonate de sodium qui est extrait puis utilisé dans la fabrication de détergents.
  • La Lagune Verde, perchée à 4 400 m d’altitude, se niche à la pointe sud-ouest de la Bolivie, au pied du Volcan Licancabur. Son extraordinaire couleur verte est due à l’importante concentration en carbonates de plomb, de soufre, d’arsenic, et de calcium. Un vent glacé fouette en permanence la surface du lac, le couvrant d’une brillante écume vert et blanc. L’agitation de la surface alliée à la forte concentration en minéraux de l’eau l’empêche de geler à des températures très basses (-21°C).
  • La Laguna Colorada est certainement la plus surprenante avec ses eaux de couleur rouge peuplées de flamants roses. Située à 4 278 m d’altitude, au milieu des montagnes, elle couvre une surface de 6 000 hectares et sa profondeur n’excède pas 80 cm. Son intense coloration provient des algues et du plancton qui prospèrent dans une eau riche en minéraux. De brillants dépôts blancs de sodium, de magnésium, de borax et de gypse ourlent la rive. Les sédiments du lac abondent en diatomées, des microfossiles utilisés dans la fabrication d’engrais, de peintures, de dentifrice et de plastique, et qui servent également d’agents filtrants pour l’huile, les produits pharmaceutiques, la kérosène, la bière et le vin.

Plus visibles, les 3 espèces de flamands d’Amérique du Sud nichent ici. L’air est pur, le froid vif et, en hiver, les températures nocturnes peuvent descendre sous les -20°C.

Toutes ces lagunes sont perdues au milieu de la chaîne de volcans qui forme la frontière avec le Chili. Lorsqu’on se trouve au pied du Licancabur, celle-ci n’est plus qu’à 14 km.

Les montagnes et le désert environnants offrent des palettes de couleurs surprenantes, du jaune, de l’ocre, du rouge, du blanc, du gris, du vert, tout se découpe sur un ciel bleu azur éclatant.

Lorsque l’on quitte le Licancabur en direction des Termas de Polques, au pied du Cerro Polques, la route monte vers un col à 5 000 m d’altitude. Elle continue ensuite sur un versant dénudé où se parsèment les énormes Rocas de Dali, qui semblent avoir été soigneusement disposés par le maître du surréalisme en personne.

Les thermes de Polques

Les thermes de Polques

Sortis de ce paysage lunaire, on atteint l’endroit rêvé après les nuits fraîches du désert, les bains thermaux de Polques, un petit bassin où l’eau jaillit à 38°C, eau riche en minéraux, réputée soulager les rhumatismes et l’arthrite. Il est conseillé de ne pas y rester plus de 30 minutes mais nous vous assurons que nous n’avons pas laissé notre place avant la fin ! La baignade était juste merveilleuse, le cadre irréel, un pur bonheur.

Ne vous en faites pas pour nous !

Ne vous en faites pas pour nous !

Des images plein la tête, nous avons repris la route en direction du centre géothermique de Sol de Mañana. Il s’agit d’un champ de geysers perché à 4 850 m d’altitude. Nous avons déambulé avec prudence entre ses marres de boue bouillonnante et ses fumerolles bruyantes et chaudes, à l’odeur nauséabonde des vapeurs sulfureuses.

Isabelle, subjuguée par la beauté des lieux, a bien failli rester marquée par l’endroit. Elle a dû mettre le pied sur une parcelle de terre humide ou craquelée qui s’est effondrée. Elle a tout de suite ressentie une brûlure intense au niveau de sa cheville et a été éclaboussée de boue bouillonnante.

Nous étions un peu éloignés avec David, Isabelle était masquée par les fumerolles mais nous l’avons aperçue en train de retirer son pantalon. Nous n’avons pas bien saisi ce qu’il se passait puis en voyant Matthieu courir vers le 4*4, nous avons compris qu’il y avait un problème. Nous nous sommes précipités vers elle.

Au final, plus de peur que de mal, son pied a été bien protégé par sa chaussure et seules quelques petites cloques se sont formées sur son tibia mais ça aurait pu être beaucoup plus grave.

Irvin nous a dit que des personnes avaient déjà été évacuées en urgence sur le Chili ! Nous l’avons échappé belle.

La fin d’après-midi a été plus calme. Nous avons rejoint Villa Mar sans pouvoir décrocher nos yeux des paysages que nous avons traversés, tous plus beaux les uns que les autres.

Notre troisième journée a été consacrée aux rochers ! A mesure que nous avancions dans la pampa – nous avions quitté les déserts de sable de la veille – nous avons découvert plusieurs sites de formations rocheuses. Et comme on dit, la nature fait bien les choses. Notre première rencontre : la coupe du monde de football version géante. Ensuite, nous sommes passés au chameau, chevauché par Matthieu et David puis la Ciudad Italia Perdida. Nous avons déambulé dans un site de roches rouges hautes comme de petits immeubles où j’ai eu la chance de croisé un beau visache, superbe, il posait presque pour moi sur un rocher ensoleillé !

Nous nous sommes amusés comme des gamins sur les rochers, à jouer avec nos ombres, nous pendre à une corniche ou monter sur de gros blocs…

La Laguna Negra

La Laguna Negra

Nous avons ensuite rejoint la Laguna Negra après avoir traversé la Vallée de las Rocas, une route entourée de gigantesques pierres issues d’éruptions volcaniques. En haut de la vallée, nous avons découvert une lagune noire, cette couleur étant due à la présence de sédiments posés au fond de l’eau. Un petit groupe de lamas longeait la lagune, le temps était toujours splendide, le ciel d’un bleu profond. La lagune était dominée par des rochers aux formes insolites, des empilements de plaques de plus en plus larges qui formaient des champignons.

En fin de journée, nous avons atteint Choqueza, le village situé au pied du Volcan Tunupa. Cette fin d’étape a également marqué notre entrée sur le Salar de Uyuni… à nous la découverte de cette immensité blanche.

Une pastelle... bien réelle

Une pastelle… bien réelle

On se bouge !

Un peu d’exercice, ça ne fait pas de mal, surtout après 3 jours passés les fesses dans le 4*4 à manger toute la journée ! Et puis, un p’tit 5 000, ça ne se refuse pas.

Nous sommes passés chercher notre guide vers 4h30 et sommes montés jusqu’au départ de la course en 4*4. Eosebio, notre guide recruté la veille a commencé d’un bon pas, il n’est pourtant pas tout jeune.

Nous avons progressé à la frontale pendant presque 2h avant que le jour ne se lève. Nous avions déjà gagné presque 300 m, la vue sur le Salar était imprenable.

Le sentier, bordé de murs de pierres, monte d’abord entre les champs de quinoa. On atteint ensuite un plateau recouvert de hautes herbes puis le chemin monte jusqu’à arriver à un pierrier rouge. En chemin, nous avons croisé de nombreux visache cachés dans les rochers, nous en avons pris plein les mirettes.

Les choses sérieuses démarrent au niveau du pierrier. La pente se redresse sérieusement, le terrain alterne entre éboulis, pente sableuse et pierres instables, tout comme les couleurs qui passent du rouge au jaune puis à l’ocre. A 4 900 m d’altitude, on découvre soudainement la pente du cratère qui descend d’un trait jusque dans la vallée

La pente finale nous a conduits à 5 220 m d’altitude, sur un épaulement du volcan. Sans matériel spécifique, il est difficile d’atteindre le sommet à 5 370 m, nous nous sommes donc arrêtés là, satisfaits de notre ascension. De là, nous avions une vue à 360°. Nous dominions le Salar de Uyuni, mais aussi celui de Coipasa, qui s’étend sur 221 800 hectares à 3 786 m d’altitude. Il provient du même réseau de lacs préhistoriques que le Salar de Uyuni qui couvrait la région voici 10 000 ans. Enfin, le temps était suffisamment dégagé pour que nous puissions voir le magnifique sommet enneigé du Sajama (6 542 m), le plus haut de Bolivie.

Nous y sommes !! 5 220 m !

Nous y sommes !! 5 220 m !

Après une 1/2h passée au sommet, nous sommes tranquillement redescendus à Choqueza. Je n’ai pas échappé à mon traditionnel mal de tête… comme dit David, pour une fille qui est fan de montagne…

Au retour, nous avons fait un petit détour à travers les champs de quinoa pour aller voir des momies. Voilà quelques décennies, les habitants de la région conservaient les corps momifiés de leurs défunts dans des grottes. Ils mouillaient les corps d’une substance empêchant la peau de sécher et les enveloppaient ensuite dans un linge, en position fœtale. Ils mettaient également de nombreux objets qui avaient appartenu aux défunts ainsi que de la nourriture.

Une belle moisson sur le Salar de Uyuni

Une belle moisson sur le Salar de Uyuni

Lorsque le ciel s'enflamme...

Lorsque le ciel s’enflamme…

Salar d’être bien !

Le Salar de Uyuni est un immense désert de sel perché à 3 653 m d’altitude qui couvre une surface de 1 210 600 km².

Selon la légende, Atahualpa lacéra la poitrine d’une femme appelée Tunupa sur les pentes du volcan et le lait qui en coula forma le Salar. Selon une autre légende, en ces temps anciens, les montagnes étaient des hommes et des femmes. Juste après avoir donné naissance à leur enfant, Tunupa aurait appris que son compagnon vivait avec une autre. Anéantie, elle pleura longuement, versant ses larmes salées sur son lait, et créant ainsi cette vaste étendue triste et belle qu’est le Salar.

On s’attend à trouver une immense étendue blanche, aveuglante, sur un fond de ciel bleu azur. Les premiers kilomètres que nous avons parcourus sur le Salar étaient un peu différents. Le Salar n’est pas d’un blanc immaculé, enfin pas sur toute sa surface. Le sel est plutôt brun très clair et le ciel n’est pas toujours bleu. Dans ces cas-là, les deux surfaces se confondent à l’horizon et il est difficile de distinguer le ciel et la terre.

Les îles, comme on les appelle, qu’on aperçoit sur le Salar sont de petites montagnes ou collines qui émergent de la surface du désert. Par moment, en fonction de l’éloignement et de la luminosité, celles-ci semblent littéralement flotter au-dessus du sol, c’est magique.

Après avoir assisté à de magnifiques couchers de soleil sur le Salar, nous sommes allés admirer le lever de soleil sur l’Isla Incahuasi – également connue sous le nom d’Isla de los Pescados – Ne nous demandez pas pourquoi on l’appelle ainsi puisqu’elle n’est pas recouverte de poissons mais de cactus !

Lever de soleil sur l'Isla de los Pescados

Lever de soleil sur l’Isla de los Pescados

Il y en a pour tous les goûts, des grands (jusqu’à près de 10 m), des petits, des gros, des fins, des tordus, bref amateurs de cactus, rendez-vous ici.

Lorsque l’on se trouve au sommet de l’île, on peut observer le Salar à perte de vue sur 360°. Les pistes formées par le passage des 4*4 arrivent en étoile jusqu’à ce point de passage obligé des touristes. Nous étions les premiers à fouler l’île ce matin-là mais nous nous sommes vite aperçus que nous n’allions pas rester seuls longtemps.

Après les séances photos indispensables, nous avons rejoint Irvin et Concepcion au 4*4 pour déguster un gargantuesque petit déjeuner. C’est quand même la classe de prendre son petit déjeuner sur le plus grand Salar du monde ! En tous cas, il y en a que ça rend zinzin… Je vous laisse découvrir en images !

Et ça continue !

Et ça continue !

Après l’île, nous avons repris la route pour nous retrouver enfin sur une partie du Salar d’un blanc immaculé.

Le spectacle était féérique, les hexagones formés au sol par l’évacuation de l’eau étaient parfaits, le ciel quasi bleu azur, bref les conditions idéales pour nous amuser. Nous sommes restés un moment à nous amuser comme des gamins pour prendre des photos originales.

La découverte du Salar s’est terminée par la visite du premier hôtel construit entièrement en sel. Celui-ci a aujourd’hui été converti en musée, et ce afin d’éviter les impacts négatifs sur cet écosystème. Au même endroit a été érigé un monument dédié au Paris-Dakar, l’épreuve est en effet venue pour la première fois en Bolivie en 2014. Les locaux parlent de cet évènement comme d’un miracle, ils ont été des milliers à se déplacer pour venir encourager les coureurs et chacun ici espère que le pays restera un passage incontournable de la course.

Enfin, nous avons fait un stop à Colchani, le village où s’effectue l‘exploitation du sel. Le Salar est actuellement un centre d’extraction et de traitement du sel. La production annuelle est estimée à près de 20 000 tonnes, dont 18 000 tonnes destinées à la consommation humaine et le reste au bétail.

Le village est aussi le point d’entrée ou de sortie des touristes, de nombreux locaux ont donc installés de petites échoppes pour vendre de l’artisanat.

C’est le cœur serré que nous avons rejoint Uyuni, à environ 20 min de route. C’est là que s’est achevé ce magnifique voyage, hors du monde.

Notre arrêt à Uyuni a été très rapide. Nous avons passé quelques heures en terrasse avec Isabelle et Matthieu, eux repartaient pour La Paz et nous pour le Chili. Comme nous avons pris un 4*4 pour rejoindre San Pedro de Atacama, nous avons eu le bonheur de revoir certains des paysages visités durant notre excursion… impossible de s’en lasser !