A TABLE ! L’Indonésie dans votre assiette !

A TABLE ! L’Indonésie dans votre assiette !

Nasi ou mie ?

En Indonésie, le choix est assez simple, les ingrédients de base qui constituent la quasi-totalité des plats sont le riz et les noodle – respectivement nasi et mie. Au petit déjeuner, au déjeuner ou en dîner, les indonésiens ne se lassent pas de ces mets qu’ils agrémentent généralement avec des légumes ainsi que des œufs ou du poulet, le tout, plus ou moins épicé. Les petites brochettes grillées sont également monnaie courante, souvent servies avec une sauce à base de cacahuète.

Le riz produit par l’Indonésie est uniquement destiné à nourrir la population, et il est même nécessaire d’en importer. Alors, si vous n’êtes pas fan de riz, choisissez une autre destination, ou bien, limitez-vous à visiter les villes touristiques où vous trouverez des restaurants en tous genres, nous ne garantissons pas la qualité du steak ou de la pizza mais cela existe. Côté prix, il faudra évidemment compter le triple ou plus par rapport à la cuisine locale.

Anom et Ati, nos hôtes balinais de Keliki Village, ont régalé nos papilles durant une semaine. Telor dadar isi sayur, nasi, saus kacang (omelettes aux légumes et riz sauce tomate), mie goreng ayam (nouilles aux légumes & poulet), martabak (crêpe indienne aux œufs avec choux), kentang digoreng pakai minyal kelapa, telor dikocok (frites grillée à l’huile de coco avec omelette), voici quelques exemples des mets que nous avons dégustés.

Pendant la suite de notre voyage, nous avons retrouvé des plats similaires dans les warung – petits restaurants très simples, parfois installés dans la rue : quelques tables en bois et des bancs disposées sous des bâches – mais aussi des beignets divers vendus par des marchands ambulants Ceux-ci étaient souvent salés – tofu parfois accompagné de noodle, beignets de légumes, galettes de maïs – et parfois sucrés, le plus souvent garnis de bananes ou une simple pâte à pain sucrée.

Soupe de légumes et riz

Soupe de légumes et riz

Après un mois sur ces bases, nous étions heureux de partir à la découverte d’un autre pays, en espérant y trouver un peu plus de variété.

Et les desserts dans tout ça ?

Malgré les stratagèmes de Chuchu pour essayer de vous faire croire que je passe mon temps à régaler mes papilles de saveurs sucrées, je peux vous assurer que ce tour du monde n’aura pas été celui des desserts… à mon grand regret, évidemment…

Ah qu’elle est loin la France avec ses dames blanches, ses éclairs au chocolat, ses Paris-Brest, sa chantilly, ses tartes aux framboises et autres saveurs lactées… Alors oui, dès que je croise un glacier, je craque, moi qui aime terminer mes repas sur une touche sucrée, pas nécessairement un gros dessert, un simple yaourt faisant l’affaire, eh bien je suis malheureuse.

Pain perdu au petit déjeuner, chez Anom. Sans riz !

Pain perdu au petit déjeuner, chez Anom. Sans riz !

Alors en Indonésie, c’est un peu comme tous les pays que nous avons fait, ils ne sont pas très « sucré », à croire que nous sommes les seuls au monde à apprécier ces saveurs qui vous rendent la vie si douce… Oui je suis gourmande, et je l’assume !

Sortis des pancakes à la banane – un peu comme le riz, ils en mettent partout – et à la noix de coco, on ne peut pas dire que les indonésiens soient très créatifs. Nous nous sommes donc rattrapés avec les fruits car, dans ce domaine, le pays dispose de saveurs étonnantes.

Notre fuit préféré restera sans conteste la mangoustine, extraordinaire ! Enfermés dans une coque ronde assez dure dont l’intérieur est violine, le fruit ressemble à des gousses d’ail. Les plus grosses contiennent un noyau, la chair est juteuse et délicieusement sucrée, c’est un régal pour les papilles… Dommage que le fruit soit si petit comparé à la coque qui le protège.

La mangoustine

La mangoustine

Nous avons également beaucoup aimé le salak, un fruit à la peau de serpent un peu piquante. Lui aussi est composé de plusieurs gousses, une très grande et deux ou trois autres plus petites. La chair blanche est ferme et peu juteuse, un peu comme la pomme.

Le salak

Le salak

Enfin, le plus exotique, en termes d’aspect, le ramboutan ou « chevelu ». Sa coque verte et rouge flamboyant est couverte de petites aiguilles molles qui font penser à des cheveux. Très proche du litchi, sa chair est cependant moins juteuse.

Le ramboutan

Le ramboutan

Nous avons aussi mangé de l’ananas mais avons été déçu par son manque de saveur, malgré une production locale. Les amateurs de bananes pourront bien sûr s’en faire un festin puisqu’elles sont également produites dans le pays, tout comme la noix de coco que les indonésiens dégustent fraîches.