The Oodnadatta Track – Part Two

The Oodnadatta Track – Part Two

Du 3 au 4 février 2015

On s’occupe comme on peut… dans le désert

Dans l’Outback australien, la route peut parfois sembler longue lorsque vous suivez une piste totalement rectiligne pendant des centaines de kilomètres et que le relief est inlassablement plat. Alors, pour nous divertir, certains ont eu l’idée de créer un musée d’œuvres d’art en plein désert.

A Alberrie Creek, quelqu’un a du trouver le temps un peu long alors il s’est amusé à créer des sculptures métalliques avec des pièces de récupération en acier. Lorsque l’on approche du site, on aperçoit deux anciens avions de l’armée plantés debout dans le sol. On pense d’abord à un aérodrome – il y en a pas mal dans le désert – puis, on cherche un hangar et là, rien. Nous nous sommes arrêtés sur le bord de la piste pour admirer cette œuvre d’art un peu particulière et nous sommes aperçus qu’il y en avait plusieurs autres : un moulin à vent un peu design, un carillon en pots d’échappement, des bonshommes, un chien géant, ainsi que des œuvres plus abstraites ; surprenant et divertissant.

Une oasis dans le désert

Après ce petit intermède, nous avons repris la route et longé pendant des kilomètres d’immenses plaines brûlées. A l’heure du déjeuner, nous sommes arrivés à Coward Springs, un endroit que nous avait recommandé le patron du camping de Marree. Il s’agit d’une propriété privée sur laquelle les patrons ont aménagé un camp pour les voyageurs. La particularité du site est d’abriter une source chaude dont les propriétaires se sont servis pour faire un spa. L’endroit est tout simplement merveilleux, ils ont aménagé un petit coin tout en bois, à l’abri des regards au milieu des herbes hautes, on se croirait presque en Suède, la chaleur en plus…

Comme partout en Australie, il faut s’auto-enregistrer et déposer son droit d’entrée dans une boîte aux lettres avant de pénétrer sur le site, pas sûrs que tout le monde soit très honnête.

Nous étions seuls et sommes allés nous détendre dans ce petit bain histoire de nous rafraîchir, la température extérieure devait frôler les 40°C à l’ombre. Nous avons profité de ce havre de paix avant de reprendre la route en direction de William Creek.

Le Far West, c’est ici !

Peu avant d’arriver à William Creek, on peut bifurquer vers le Lake Eyre North où il est possible de camper mais la route était fermée. Heureusement, le matin, nous avions pu découvrir le Lake Eyre South, beaucoup plus petit que son grand frère, et donc quasiment tout le temps asséché. L’espace d’un instant, nous étions revenus 3 mois en arrière, au Salar d’Uyuni, en Bolivie. Nous étions face à une immense étendue de sel, un blanc éblouissant à perte de vue.

Entre Marree et William Creek, un lac de sel

Entre Marree et William Creek, un lac de sel

En reprenant la route de William Creek, nous sommes tombés sur un Dingo qui marchait tranquillement dans le bush. Il nous a regardés puis a continué son chemin, assez indifférent à notre présence.

A la rencontre... des dingos

A la rencontre… des dingos

William Creek est encore plus petit que Marree, ici, il n’y a vraiment qu’un roadhouse qui propose des hébergements et emplacements de camping. Il gère la station-service et propose également des tours en avions pour aller découvrir la région, et notamment, notre fameux et spectaculaire Lake Eyre North.

Bienvenue au Far West

Bienvenue au Far West

Sur les conseils de notre ami Doug, d’Arkaroola, nous avons demandé à parler à Thalia, une jeune – et jolie – pilote installée là. Pour aller découvrir le lac, elle nous demandait 250$/pers. pour un vol d’une heure. Le budget étant un peu serré, nous avons demandé s’il était possible de faire un vol plus court mais elle nous a expliqué qu’il fallait déjà 15 min pour rejoindre la zone et que si nous voulions survoler le lac sur ses parties inondées, il fallait bien une heure. Nous nous sommes dit que les tarifs étaient très élevés à cause du prix de l‘essence ici – c’est la plus chère que nous ayons vu à 2,25$ le litre – puisque nous avions vu des prix un peu moins élevés à Wilpena. Nous étions un peu déçus mais avons renoncé à survoler le lac…

Le soir, nous avons mangé au roadhouse car Moum, qui était venu là il y a environ 3 ans, nous avait conseillés cette bonne table. Nous n’avons effectivement pas été déçus, pas de grande cuisine mais de bons plats, bien servis, savoureux et pas excessifs, le tout dans une ambiance chaleureuse.

Après notre petit « resto », nous avons retrouvé notre van pour nous endormir tranquillement… Pas facile quand même avec 30°C à 21h mais bon, toujours mieux que les 43°C de la journée.

Brigitteeeeeeeeeeeee !!!

J’en connais une qui ne serait pas ravie de rendre visite à nos amis de William Creek. En allant dîner au roadhouse, nous nous sommes arrêtés devant un véhicule – un petit porteur – équipé d’une cuve en plastique sur lequel il était écrit « William Creek Fire Truck », nous ne pouvions pas le manquer !

Le fire truck de William Creek

Le fire truck de William Creek

En faisant un petit tour d’horizon, notre regard s’est arrêté sur un arbre qui semblait mort et sur lequel étaient pendus 6 chats morts. Certains étaient complètement séchés mais l’un d’entre eux devait avoir été mis là peu de temps avant. Ils étaient pendus par des chaînes et avaient un crochet dans la patte. Nous avons été choqués et horrifiés par tant de cruauté, nous avions déjà vu des affiches dans certains endroits demandant aux visiteurs de ne pas nourrir les chats sauvages mais ici, ils avaient opté pour une solution plus radicale.