Tam Coc la baie d’Ha Long terrestre

Tam Coc, la baie d’Ha Long terrestre

Du 8 au 10 mai 2015

Une petite piqûre de rappel

Tout se passait trop bien alors, il fallait bien que nous ayons une petite piqûre nous rappelant qu’en Asie, rien n’est jamais facile. Cette fois-ci, nous avons changé de registre, après notre crevaison entre Nha Trang et Hoi An, nous sommes arrivés le lendemain de la date prévue à notre destination, Tam Coc.

Au revoir Hoi An !

Au revoir Hoi An !

L’affluence dans les bus, dûe notamment aux vacances locales, nous ayant déjà fait perdre un jour à Hô Chi Minh, nous avions pris nos précautions et réservé deux trajets, le premier entre Nha Trang et Hoi An, puis, le second, entre Hoi An et Ninh Binh (Tam Coc).

Pour ce dernier trajet, nous devions prendre un premier bus entre Hoi An et Hue – départ 7h, arrivée 12h – puis, un second entre Hue et Ninh Binh – départ 17h, arrivée 22h. Après une courte escapade dans la Cité Impériale de Hue, nous sommes montés dans notre bus.

Comme nous étions partis avec une petite heure de retard – la ponctualité n’est pas leur fort – nous n’avons commencé à nous inquiéter de notre arrivée que peu avant 23h. David est allé voir le chauffeur en lui demandant si nous étions bientôt rendus à Ninh Binh. Ne parlant quasiment pas un mot d’anglais, il lui a juste montré 5 de la main. David s’est réinstallé dans sa couchette et nous avons commencé à préparer nos affaires, pensant arriver dans 5 min. Après environ 30 min, je suis à mon tour allée voir le chauffeur et ai fini par comprendre que nous n’arriverions à destination que le lendemain matin, vers 5h.

Nous étions dépités, comment le personnel de l’agence qui nous avait vendu les billets avait-il pu se tromper de 7h, incroyable. Désireux de ne pas errer dans les rues à 22h pour trouver un hôtel, nous avions pris soin de réserver une chambre à Tam Coc, un petit coin de campagne dans les environs de Ninh Binh.

Vers minuit, nous nous sommes résignés à dormir un peu en attendant d’être débarqués. Débarqués, c’est effectivement le terme qui convient. A 5h, le bus s’est arrêté au bord de la nationale et nous a laissé plantés là, sous une pluie battante, en nous indiquant que notre hôtel devait se trouver à environ 1 km de là. Nous avons tenté de récupérer notre ticket pour porter réclamation auprès de la compagnie mais en vain, le chauffeur ne comprenant pas un traitre mot de notre problème.

Pas de temps mort

A l’origine, nous avions programmé de faire une halte à Hue, la capitale des empereurs Nguyen, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, mais notre remontée précipitée vers Hanoï – pour cause de visas – nous a contraints à faire quelques impasses.

Au final, le hasard de nos voyages nous y a conduits pour quelques heures, juste le temps pour une escapade en tuk tuk. Nous avons traversé l’immense Rivière des Parfums pour nous rendre à la citadelle. Nous nous promenions tranquillement quand nous avons évidemment été accostés par des chauffeurs de « tuk tuk vélo ». Le temps était très chaud, nous n’avions pas beaucoup de temps devant nous et puis, l’idée nous faire promener dans cette « poussette pour adulte » nous plaisait bien. Nous avons grimpé sur notre poussette et sommes partis à la découverte de la vieille ville.

On n'est pas mal là !

On n’est pas mal là !

Celle-ci est entourée d’un épais mur d’enceinte qui coure sur 10 km et mesure près de 2 mètres d’épaisseur, cette protection étant renforcée par la présence d’immenses douves de 30 mètres de large. Une grande partie de la population vit à l’intérieur de cette citadelle où est également édifiée la Cité Impériale, protégée, elle, par une enceinte de 2,5 km s’élevant à 6 mètres de hauteur.

Le monsieur nous a conduits dans la maison où Hô Chi Minh a vécu quand il était jeune, une petite demeure transformée en musée. Nous avons trouvé là un intérieur très simple et quelques objets ayant appartenu à l’homme politique.

Nous avons poursuivi notre visite qui nous a conduits dans un jardin de bonzaïs, la plupart étaient très anciens et donc très grands, l’endroit était vraiment paisible.

Pour terminer, nous sommes montés sur le mur d’enceinte de la citadelle d’où nous avons pu admirer l’ancienne et la nouvelle ville.

A la découverte de la baie d’Ha Long, terrestre…

La Baie d'Ha Long terrestre

La Baie d’Ha Long terrestre

Tam Coc, c’est un petit coin de campagne où s‘élèvent d’énormes pics de calcaire. Des rizières à perte de vue et soudain, votre regard s’arrête sur une montagne couverte de végétation, au pied de laquelle s’écoule une rivière, voici ce qu’offrent les environs.

Durant deux jours, nous nous sommes perdus sur les petits chemins, au milieu des rizières et avons profité de la sérénité des lieux. Cet endroit est somptueux, les nuances de vert contrastent avec le bleu du ciel, de petites habitations sont disséminées dans la campagne et des barques voguent sur les canaux. Par endroits, elles sont le seul moyen de rejoindre les maisons isolées, nichées sur la rive opposée.

Pour une vue imprenable sur ces formations calcaires, prenez de la hauteur. La pagode de Bich Dong est formée par un ensemble de temples troglodytes. Après le premier temple, il faut gravir une centaine de marches pour atteindre le second puis traverser une grotte et continuer l’ascension jusqu’au dernier. Le panorama récompense l’effort et, pour les plus courageux, une escalade facile conduit au sommet de la montagne d’où l’on découvre un paysage splendide de rizières nuancées.

A quelques kilomètres de là, vous découvrirez la Grotte de Mua où des ouvriers passent leur journée à extraire une sorte d’argile, un travail exténuant dans des conditions difficiles, il y fait une chaleur étouffante et le taux d’humidité est extrêmement élevé. Nous avons compris que la grotte s’enfonce sur plus de 5 km et avons aperçu une salle remplie d’eau. Après la grotte, nous avons monté les 500 marches qui conduisent jusqu’à un autel dédié à Quan Am, la déesse de la miséricorde. De là, nous avons pu admirer la rivière Ngo Dong qui serpente entre les montagnes, un spectacle grandiose.

Une vue époustouflante

Une vue époustouflante

En traversant cette jolie campagne, nous sommes parfois aussi tombés sur de véritables décharges, non loin des villages. Dans ces coins reculés, il ne semble y avoir de ramassage des ordures alors les paysans laissent tout au bord du chemin, parfois partiellement brûlées.

A la queue leu leu

Une autre façon d’appréhender la beauté de ces sites est de monter à bord d’une petite barque et de voguer sur la rivière en direction des grottes. Dans la région de Ninh Binh, plusieurs sites sont accessibles pour découvrir des grottes, Tam Coc et Trang An. Les propriétaires de notre hôtel nous avaient recommandé le second car la balade était plus longue, les tarifs moins élevés, tout comme le nombre de touristes.

L’idée de nous enfoncer dans ces lieux mystérieux à bord d’une petite embarcation nous réjouissait mais nous avons été quelque peu refroidis par les commentaires du guide et ceux de nos amis. Entre ceux qui veulent vous vendre des boissons une fois arrivé sur site, le batelier qui pousse à l’achat de souvenirs ou vous fait du chantage pour obtenir un tip, parfois à la limite de l’agressivité, nous étions plutôt réticents. De plus, les photos de bateaux évoluant à la queue leu leu sur la rivière ne nous faisaient aucunement rêver.

Nous avons donc suivi les conseils de nos hôtes et avons traversé la campagne à bicyclettes pour nous rendre à Trang An. Quelle ne fut pas notre surprise en trouvant là une armée de cars déversant leurs touristes au bord de la rivière. La colonne de barques en partance pour les grottes était interminable et a fini de nous achever. Découvrir un site magnifique, oui, mais pas à ce prix. Nos excursions à bicyclette nous ont ravis et nous avons préféré rester sur cette bonne note plutôt que de gâcher notre plaisir. Il nous faudra trouver d’autres merveilles mais nous ne sommes pas inquiets, le monde en regorge pour qui se donne la peine de chercher…