Sydney, l’enivrante

Sydney, l’enivrante

Sydney, l’enivrante

Du 18 au 28 décembre 2014

1 km à pied, ça use, ça use…

Oui, nous habitons Argenteuil, mais ceux qui nous connaissent bien savent que nous sommes des amoureux de la nature. Alors, visiter des villes, c’est sympa, mais l’appel des grands espaces se fait généralement sentir au bout de quelques jours.

Eh bien, une fois n’est pas coutume, nous avons passé 10 jours à Sydney sans jamais ressentir cette irrépressible envie de fuir. A défaut de marcher dans nos montagnes, nous avons foulé les trottoirs de la ville à raison d’environ 10 km par jour, nos tongs s’en souviennent encore. Pour ceux qui prendraient peur, je vous rassure tout de suite, il y a des transports en commun à Sydney – bus, métro, train, ferry -, simplement, il faisait beau et chaud et puis, quel meilleur moyen de découvrir une ville que de sillonner ses rues à pieds ?

Sydney, une ville charmante, enivrante, bouillonnante…

Sydney, c’est un mélange d’ancien et de moderne, de calme et d’agitation, de business et de détente, de béton et de nature… C’est également une ville très cosmopolite, nous nous sommes même demandés si nous n’étions pas déjà arrivés en Asie !

Sydney depuis Darling Harbour

Sydney depuis Darling Harbour

Sydney est un peu comme Paris, une énorme mégapole divisée en quartier. A notre arrivée, nous étions logés à Glebe, un endroit sympa et animé où l’on trouve des bars et restaurants. A priori, de nombreux étudiants vivent ici, et pour cause, c’est proche de l’université. Nous étions à environ 20 min à pied de Darling Harbour, un quartier phare de Sydney.

Pour la fin de notre séjour, nous avons logé à Paddington, un quartier un peu plus éloigné du centre-ville. Paddington est plus tranquille, c’est un quartier pavillonnaire où s’installent de jeunes couples relativement aisés. Les maisons sont assez petites mais charmantes, tous les garde-fous sont en fer forgé qui leur donnent un cachet particulier.

Côté centre-ville, la vie s’organise plutôt côté mer avec le quartier touristique de Darling Harbour où l’on trouve quantité de restaurants et d’animations – un zoo, un dôme Imax, un aquarium et de nombreux ferries qui desservent les quartiers et communes de North Sydney. En continuant sur le front de mer, on découvre d’anciens bâtiments – initialement à usage portuaire – convertis en loft ou en restaurants, vraiment très réussis.

Plus loin, la fierté des habitants de Sydney, le Sydney Harbour Bridge, le pont qui relie les quartiers nord et sud de la ville, en voiture, en train ou à pied. Il est possible de gravir sa superbe architecture métallique jusqu’au sommet moyennant la modique somme de 240$, quand même. Nous avons donc abandonné l’idée et l’avons simplement traversé jusqu’au nord. Il offre une vue magnifique sur les grandes tours de verre et de béton du quartier d’affaires mais aussi sur son fameux voisin, le Sydney Opera House dont les images ont fait le tour du monde.

A Circular Quay, au pied du pont de Sydney, on peut également embarquer sur un ferry ou alors simplement admirer les gigantesques bateaux de croisières qui déversent leurs milliers de touristes directement dans George Street, l’une des avenues les plus commerçantes. Pour un peu plus de calme, passez l’opéra et rendez-vous au jardin botanique, perché sur une petite colline avec vue sur la baie.

Les environs de Circular Quay

Les environs de Circular Quay

Pour prendre un peu de hauteur, on peut aussi visiter la Skytower, une tour de 309 mètres – posée sur le toit d’un centre commercial, qui offre un panorama à couper le souffle sur la cité et ses environs. A la sortie, une petite sieste dans Hyde Park vous remettra de vos émotions et, si le temps ne s’y prête pas, vous pourrez toujours aller enrichir votre culture au Sydney Museum, de la culture aborigène à la faune d’Australie, vous ne vous ennuierez pas.

10 jours à Sydney, c’est un bon début mais il faudra revenir…

 

Noël en péril…

Forts de nos expériences précédentes, nous nous sommes dit qu’il serait opportun de réserver notre logement à Sydney, notamment en cette période de fêtes.

Le couchsurfing, c’est sympa et économique mais encore faut-il que les gens répondent… Première carte jouée, et perdue.

Seconde carte : les backpackers. Outre le fait d’être encore plus chers qu’ailleurs, Ils étaient évidemment tous pleins pour la période, ça commençait à sentir le roussi…

La carte du camping étant exclue sans véhicule, nous avons joué notre dernière carte avec un site de location de chambres chez des particuliers. Pas nécessairement plus chère que les backpackers, cette solution a l’avantage d’offrir un vrai lit dans une vraie chambre – beaucoup mieux qu’un dortoir, un cadre reposant et chaleureux, et parfois de belles rencontres si on a la chance que les hôtes partagent le même logement et qu’ils soient présents.

Par chance, notre première demande a été acceptée, nous avions donc un toit pour 10 jours à un prix tout à fait raisonnable pour Sydney, avec une hôte qui semblait charmante.

Lorsque nous sommes arrivés à Glebe, nous avons été accueillis par trois jeunes étudiants chinois et notamment par Chris. Celui-ci savait que des personnes devaient arriver, mais pas quand exactement. Nous avons été un peu surpris de ne pas rencontrer Maggy – notre hôte – partie en Chine pour les vacances. Nous nous sommes aperçus plus tard que c’était écrit sur son profil – pas dans l’annonce – mais comme elle ne nous a jamais parlé de ses colocataires, nous pensions qu’elle vivait seule et qu’elle serait présente.

Chris nous a montré notre chambre, celle de Maggy en réalité, située au 3e étage d’une jolie maison moderne. L’endroit aurait pu être parfait s’il avait été entretenu… L’aspirateur n’avait pas dû être passé depuis quelques temps et il y avait des traces de moisissures dans la salle de bain. Le pire se trouvait au niveau de la pièce à vivre et de la cuisine.

Le rez-de-chaussée, où se trouvaient ces deux pièces, était également occupé par Chris qui y avait son lit et son bureau. Un autre colocataire vivait, lui, au second étage de la maison. Ces étudiants en vacances passaient leurs journées enfermés au rez-de-chaussée, à jouer en réseaux sur leur PC, du matin au soir et du soir au matin. L’un d’entre eux ne levait le nez que pour se faire à manger dans une cuisine absolument immonde. Les plaques de cuisson étaient recouvertes d’aliments et de crasse, l’évier était noir de crasse, tout comme le plan de travail. Le réfrigérateur n’avait jamais dû voir une éponge, bref c’était sordide…

En découvrant ce tableau, nous n’avons pas réfléchi deux heures avant d’arriver aux conclusions :

  • que nous ne pouvions pas imaginer passer notre réveillon de Noël dans un endroit pareil,
  • qu’il était inacceptable de payer pour loger dans ce taudis.

Le soir de notre arrivée, j’ai pris « ma plume » pour écrire à Maggy et lui expliquer la situation. J’ai également déclenché un incident sur le site de réservation – avec photos – pour demander un remboursement et dénoncer cette location. Seul problème, le site n’intervient que 72h après le signalement, le temps pour l’hôte et les locataires de trouver un éventuel accord.

Nous souhaitions vraiment partir mais il fallait :

  • que nous trouvions autre chose, compatible avec notre budget,
  • que nous soyons sûrs d’être remboursés, au moins partiellement.

Maggy nous a répondu de manière positive par mail mais pas via le site, ce qui ne nous assurait pas un remboursement.

Finalement, nous avons trouvé in extremis un autre logement et nous sommes sauvés après trois nuits passées là. Le site est intervenu et, compte tenu des circonstances, nous avons été intégralement remboursés malgré le temps passé.

Notre réveillon était sauvé, de toute manière, la situation ne semblait pas pouvoir être pire. Nous avons donc traversé la ville chargés comme des mules de nos gros sacs à dos et de nos courses et sommes arrivés chez Charlotte, à Paddington.

Là encore, Charlotte était en vacances mais elle nous avait prévenus. Nous avons été accueillis par Ingrid et Alex, un couple charmant qui vit en colocation avec Charlotte. Ils habitent une petite maison en étages vraiment très mignonne. Nous disposions d’une superbe chambre joliment arrangée et avions la jouissance d’un petit salon, de la salle à manger et d’une cuisine ouverte. Tout était propre et bien tenu et nos hôtes étaient vraiment très gentils, ils n’ont d’ailleurs pas hésité à nous convier à partager leur brunch de Noël, en compagnie des frères d’Ingrid. Nous avons passé une excellente semaine à leurs côtés !

New South Wales Fire Brigades – N°1 Station – City of Sydney

Les pompiers, il y avait longtemps que nous ne leur avions pas rendu visite. Le lendemain de Noël, nous sommes allés vérifier que tout le monde était bien opérationnel ! Le 26 décembre est un jour férié en Australie, c’est le Boxing Day, mais nous savons bien que dans la profession, un jour férié est un jour… presque comme les autres.

Nous avons été très gentiment accueillis par un sous-officier, certainement responsable de la garde. Il nous a expliqué, un peu gêné, que ses équipes avaient entamé cette belle journée par un test de lances… dans la remise. Tout le monde était donc trempé et le sol un peu glissant, nous connaissons bien cela. L’annonce de notre arrivée a coupé court aux récréations et nous avons commencé la visite du centre avec une jeune recrue, Alyson.

Elle a intégré le centre de secours il y a un an, après 13 semaines de formation. Durant leurs deux premières années d’activité, les jeunes embauchés sont évalués sur une série de modules qu’ils doivent valider pour être titularisés, un bon moyen de confirmer la motivation des nouveaux arrivants.

Rencontre avec Alyson

Rencontre avec Alyson

Les anglo-saxons ne semblant pas être très intéressés par les chiffres, nous n’en avons pas obtenu beaucoup. Nous savons simplement que le centre-ville de Sydney, rive sud, compte cinq centres de secours. La caserne N°1, celle que nous avons visitée, est dotée de 5 engins : 2 FPT (fourgon pompe tonne), un engin d’appui avec du matériel de désincarcération, un engin sauvetage-déblaiement, et un bras élévateur de 45 mètres. L’effectif total est d’environ 100 agents, chaque jour 25 agents sont de garde dont 5 officiers chefs d’agrès et les gardes fonctionnent par équipe. Le rythme de travail est de deux gardes en jour (7h-17h), un jour de repos puis deux gardes en nuit (17h-7h) pour terminer par 4j de repos.

Comme en Nouvelle-Zélande, les pompiers ne sont pas engagés sur les secours à victime, hormis les urgences vitales telles que les ACR (arrêt cardio-respiratoire).

La journée de travail est assez similaire à la nôtre, mis à part le fait que les agents ne sont pas impliqués dans les services administratifs du centre de secours, ils doivent simplement gérer le matériel et les éventuelles demandes de réparation. Le point que nous avons trouvé intéressant est le fait que les manœuvres s’effectuent quasi systématiquement sur le terrain et très peu en caserne.

L'écusson du New South Wales

L’écusson du New South Wales