Sucre

Sucre

Sucre

Sucre, c’est pas salé (dixit Chuchu !)

 

Sucre est considérée comme la plus belle ville de Bolivie. Etant donné que nous n’en avons visité que cinq, il serait un peu précipité de l’affirmer mais nous pouvons tout de même dire que l’endroit est charmant !

De plus, même si La Paz est désormais le siège du gouvernement et des finances, Sucre demeure la capitale constitutionnelle du pays. C’est en effet à Sucre que fut signée la déclaration d’indépendance de la Bolivie le 6 août 1825.

A Sucre, nous nous sommes reposés… Oui on vous entend déjà : «  ah bon, ça fatigue un tour du monde ?? », eh bien oui, il faut savoir se poser pour mieux profiter de l’instant et repartir !

Au départ, nous avions prévu de partir deux jours en trek dans les alentours mais le temps en a décidé autrement. Fort de notre expérience pluvieuse sur les pavés incas d’El Choro, nous avons préféré éviter la pirouette sur ceux de Sucre.

Petite bain de soleil, sur les bancs réservés aux prêtres

Petite bain de soleil, sur les bancs réservés aux prêtres

Nous avons donc passé quelques jours à arpenter la ville. Nous avons fait quelques visites, histoire d’élargir notre culture, bu beaucoup de délicieux jus de fruits frais – ce sont nos mamans qui vont être contentes, 5 fruits et légumes par jour -, mangé de gigantesques et savoureuses salades de fruits – enfin je ne veux pas balancer mais il n’y a que moi qui ai mangé des fruits, j’avoue avec un peu de chantilly dessus !

Bref, nous avons coulé des jours heureux…

L’instant culture…

La Casa de la Libertad, située sur la Plaza 25 de Mayo, est le lieu où fut signée la déclaration d’indépendance de la Bolivie le 6 août 1825. Le premier Congrès bolivien se tint dans le Salon de la Independencia, une ancienne chapelle jésuite.

Simon Bolivar – dit El Libertador –, le plus grand des libérateurs d’Amérique du Sud, a donné son nom à la Bolivie.

Simon Bolivar

Simon Bolivar

Né en 1783 à Caracas de parents basques, il fut envoyé en Espagne et en France à l’âge de 15 ans pour parfaire son éducation. Les œuvres de Rousseau et de Voltaire inspirèrent au jeune homme des idées progressistes qui jouèrent un rôle déterminant dans sa vie et dans le destin du continent sud-américain.

Après la mort de sa femme en 1802 à Caracas, il retourna en France où il rencontra des meneurs de la Révolution Française. Il partit ensuite aux Etats-Unis pour étudier le nouveau régime mis en place après la Révolution Américaine. En 1807, il rentre à Caracas, la tête plein de théories et d’expériences révolutionnaires provenant de ces deux modèles. Peu de temps après, il rejoignit les cercles clandestins militant en faveur de l’indépendance.

La carrière militaire de Bolivar commença avec le mouvement indépendantiste vénézuélien, dont il prit bientôt la tête. Les batailles, menées par Bolivar en personne, se succédèrent à un rythme effréné jusqu’en 1824. Les forces indépendantistes remportèrent 35 victoires, dont la bataille de Boyaca (7 août 1819), qui apporta l’indépendance à la Colombie, la bataille de Carabobo (24 juin 1821), qui libéra le Venezuela et la bataille de Pichincha (24 mai 1822), qui consacra la libération de l’Equateur.

La même année, Bolivar se lança à l’assaut du Pérou. Le 6 août 1824, son armée remporta la bataille de Junin. Le 9 décembre 1824, le Maréchal Antonio José de Sucre infligea la défaite finale lors de la bataille d’Ayacucho. Le Pérou, dont faisait partie l’Alto Péru, était libéré et la guerre terminée. Le 6 août 1825, premier anniversaire de la bataille de Junnin, la Bolivie déclara son indépendance à l’égard du Pérou à Chuquisaca (Sucre) ; la nouvelle République fut appelée Bolivia, du nom de son libérateur.

Après toutes ces libérations, Bolivar voulut créer un état unifié dans le nord de l’Amérique du Sud mais il savait que la tâche serait difficile. « Je redoute la paix plus que la guerre » écrivait-il.

Fonder la Gran Colombia (actuels Venezuela, Colombie, Panama et Equateur) était facile mais maintenir l’union en tant que président fut impossible pour Bolivar. Ne voulant pas renoncer à son rêve d’union alors même que l’état se désagrégeait, il perdit son influence et son charisme s’estompa. Il tenta alors d’instaurer une dictature, affirmant : « Notre Amérique ne peut être dirigée que par un despote éclairé ». Il se considérait alors, sans doute à juste titre, comme le meilleur dirigeant de ces jeunes nations. Après avoir survécu à une tentative d’assassinat à Bogota, Bolivar démissionna en 1830, désenchanté et souffrant. Sa Grande Colombe se désagrégea immédiatement.

Le Venezuela fit sécession en 1830, élut un nouveau congrès et bannit Bolivar de son pays natal. Un mois plus tard, Antonio José de Sucre, son ami le plus proche, fut assassiné en Colombie. Bolivar apprit ces deux nouvelles alors qu’il embarquait pour la France.

Bolivar mourut le 17 décembre 1830 de la tuberculose, sans ami à son chevet. Ainsi disparut l’un des personnages les plus importants de l’histoire du continent sud-américain. « L’histoire a connu trois grands fous : Jésus, Don Quichotte et moi. » Ainsi Simon Bolivar résumait-il sa vie peu de temps avant de mourir.

Il faut montrer patte blanche !

A Sucre, nous avons voulu rencontrer les pompiers de Bolivie. Il faut savoir qu’en Bolivie, les pompiers sont également souvent policiers. Nous nous sommes donc renseignés dans la caserne de Police toute proche pour savoir où se trouvaient les Bomberos. Un agent nous a gentiment renseignés.

Le centre de secours étant un peu excentré, nous avons marché une petite 1/2h avant de le trouver. En fait, nous avons à nouveau trouvé une caserne de police. Nous nous sommes donc présentés à l’entrée et avons enfin aperçu quelques engins.

Nous avons été gentiment accueillis par un civil boiteux qui est allé chercher un pompier. Nous étions en train d’attendre dans la cour en prenant quelques photos des engins et du blason lorsque nous avons été quelque peu agressés par un civil. Celui-ci nous a demandé si nous avions une autorisation pour prendre des photos. Je lui ai expliqué que nous attendions le retour du monsieur de l’accueil, que nous étions pompiers et souhaitions juste rencontrer des collègues. Il nous a demandé si nous pouvions justifier du fait que nous étions pompiers. N’ayant pas avec nous nos cartes de service, nous n’avons pu lui présenter que les écussons du SDIS que nous avons emporté ; cela a cependant eu l’air de lui suffire.

Quelques instants plus tard, notre gentil monsieur est revenu en compagnie d’un pompier. Nous avons une nouvelle fois expliqué que nous étions pompiers, que nous visitions les casernes des pays que nous traversions et que notre but était d’échanger sur le métier, d’en apprendre un peu plus sur leur manière de fonctionner, le matériel, etc.

L’agent nous a répondu qu’il fallait qu’il contacte sa hiérarchie car il ne pouvait pas nous donner de telles informations, ni même nous faire visiter les locaux. Il est reparti passer un coup de fil, à son retour, nous pensions que le problème était réglé mais il n’en était rien.

Une ambulance est arrivée dans la cour et un officier en est descendu. Nous avons à nouveau expliqué notre démarche. Ce dernier commençant à nous parler de reportage officiel, nous l’avons tout de suite rassuré en lui expliquant que c’était une démarche personnelle et qu’aucune information ne ferait l’objet d’une publication officielle.

Malgré tout, l’officier nous a indiqué que nous devions disposer d’une autorisation du commandant de la compagnie pour pouvoir accéder aux locaux et obtenir des informations telles que le nombre d’interventions, d’engins, ou toute autre donnée opérationnelle. Nous pensions que cela pouvait se faire par téléphone mais non, il nous fallait retourner d’où nous venions et obtenir un rendez-vous avec le commandant qui se trouvait à la caserne de Police du centre.

Nous sommes repartis un peu dépités, sans avoir obtenu aucune information. Malgré tout, nous avons conservé nos photos ! Sommes-nous devenus des hors la loi en Bolivie ?…

Une petite vidéo et quelques photos pour illustrer notre récit !