Palm Valley par la Mereenie Loop

Palm Valley par la Mereenie Loop

Du 12 au 13 février 2015

On ne se quitte plus !

Après notre balade dans Kings Canyon, nous avons retrouvé Nathalie, Stéphane et les enfants au resort, excellent. Comme d’habitude, nous avons passé l’après-midi à refaire le monde à la piscine.

Le matin suivant, nous sommes retournés à Kings Canyon pour admirer, cette fois-ci, le canyon depuis le bas. Notre petite famille était, elle, partie de très bonne heure pour faire la longue marche avant que le sentier ne ferme. Pour nous, c’était court, environ 1h aller-retour et nous ne pensions donc pas revoir nos joyeux lurons avant de poursuivre sur la Mereenie Loop. Eh bien c’était sans compter sur leur forme olympique, avec les petits bouts, ils ont terminé la marche en 3h, ça a dropé !

Du coup, nous sommes tous retournés au resort et avons profité de la piscine avant de reprendre la route, eux en direction d’Alice Springs, et nous, de Palm Valley. Nous avions prévu de partir juste après notre balade du matin et puis tous ces imprévus ont bousculé notre programme. Chuchu a fini par craquer pour un plouf – un peu bougon – et nous avons même fini par un déjeuner sur le pouce dans le camping-car de nos amis, en résumé, nous n’avons dû prendre la route que vers 13h30…

C’est aussi ça un tour du monde !

A la découverte de la Mereenie Loop

La Mereenie Loop est une piste qui traverse les territoires aborigènes entre Kings Canyon et Hermannsburg, il est donc nécessaire d’acheter un permis – 2,20$ – pour pouvoir l’emprunter. A partir de là, les paysages du bush commence à changer, la piste de terre rouge traverse des zones plus boisées et surtout au relief plus marqué. Quelques petits escarpements apparaissent çà et là autour de la route, puis on finit par suivre comme une colonne vertébrale.

Bienvenue sur la Mereenie Loop...

Bienvenue sur la Mereenie Loop…

On vous annonce la rencontre possible de chameaux sur cette route mais, pour notre part, nous n’avons croisé que des chevaux sauvages… On se console comme on peut !

Nathalie et Stéphane étaient tentés par la Mereenie Loop car cela leur aurait évité un détour de 125 km pour rejoindre Alice Springs, mais comme ils n’étaient pas assurés pour cette piste, ils ont renoncé… Et ils ont bien fait – surtout avec leur camping-car, on lit couramment dans les guides et sur les forums que la piste est praticable avec un véhicule classique, à 30 km/h sur certaines portions – qui peuvent être longues, oui mais sinon, un 4*4 s’avère vraiment utile. La piste est belle, c’est vrai, pas de grosses pierres ni d’ornières mais des zones de tôle ondulée assez régulières, et ça, c’est vraiment compliqué…

En résumé, nous étions contents d’avoir notre 4*4 pour parcourir cette superbe piste qui a permis de découvrir de très beaux paysages.

Les paysages sont sublimes

Les paysages sont sublimes

Palm Valley, c’est l’aventure…

Palm Valley n’était pas au programme mais comme nous avions pris de l’avance sur notre calendrier, nous nous sommes offert un petit détour pour aller découvrir ce coin superbe. Cette vallée assez peu connue est située dans le Finke Gorge National Park, à une vingtaine de kilomètres d’Hermannsburg.

Comme nous étions partis tard de Kings Canyon, nous n’avons dû arriver à l’entrée de la piste pour accéder à Palm Valley que vers 15h, nous étions confiants puisqu’il ne nous restait qu’une vingtaine de kilomètres à parcourir.

Pour le moment, Easy Palm Valley

Pour le moment, Easy Palm Valley

Oui, eh bien nous avons été refroidis par les panneaux situés à l’entrée de la piste. Ceux-ci annonçaient 18 km jusqu’au camp et 22 km jusqu’à la vallée mais recommandaient aux visiteurs de prévoir 3h de trajet, en précisant que la piste était réservée aux 4*4, ça calme !

Nous n’étions donc pas très fiers et surtout, pas très sereins quant à ce qui nous attendait. Les sept premiers kilomètres étaient très corrects, une piste relativement bonne avec simplement un lis de rivière – asséchée – à traverser plusieurs fois. En chemin, nous avons été dépassés par un véhicule dans lequel se trouvait un panneau « police », nous apprendrons plus tard qu’il s’agissait des rangers du parc.

La situation a commencé à se corser lorsque nous avons passé le panneau d’entrée dans le parc, nous avons franchi plusieurs zones très sableuses dans lesquelles nous avons un peu patiné mais sans toutefois rester bloquer. Plus loin, nous sommes tombés sur plusieurs véhicules arrêtés, il y avait les rangers et, à une trentaine de mètres devant, un 4*4 enlisé dans le sable. Tout le monde était affairé à pelleter pour tenter de dégager le véhicule. En fait, c’était des gens que nous avions croisés à Uluru ; ils nous ont dit ensuite avoir parcouru 4 000 km en Australie sans aucun souci avant ce jour… Voilà quand même 4h qu’ils étaient bloqués là.

... Mais pas pour tout le monde !

… Mais pas pour tout le monde !

En fait, la piste traverse une rivière à un endroit où le niveau d’eau est encore assez élevé. En allant vers le camp, généralement tout va bien car la piste à suivre est bonne, mais en sens inverse, c’est une autre histoire. Les véhicules perdent de la vitesse en traversant le lis de la rivière et doivent ensuite remonter sur la piste qui est très ensablée. Le 4*4 est donc resté posé là, sa garde au sol n’ayant pas été suffisante.

Nous étions prêts à rebrousser chemin car le passage paraissait vraiment compliqué mais les rangers nous ont dit qu’ils allaient nous faire emprunter un petit détour et que tout irait bien. De toute manière, ils sont logés dans le parc, plus loin sur la piste et passent tous les jours par cet endroit donc si nous avions un problème au retour, nous ne serions pas seuls.

Au bout d’une demi-heure, les rangers sont parvenus à sortir le 4*4 de ce mauvais pas, en le tractant avec le leur. Diane, l’une des rangers, a dégonflé nos pneus – une pression basse donne une meilleure accroche sur le sable, il fallait le savoir – et nous les avons suivis en traversant la rivière un peu plus loin, à un endroit où le niveau d’eau était beaucoup plus bas. Ils nous ont conduits jusqu’au camp et nous avons discuté un peu. Diane est une Française expatriée en Australie depuis plusieurs années, nous avons parlé un peu de Palm Valley et elle nous a recommandé une randonnée pour le lendemain.

Nous y sommes, au camp !

Nous y sommes, au camp !

Ce soir-là, nous pensions être seuls au bushcamp mais certains sont arrivés encore plus tard, il y a des aventuriers… ou des inconscients.

Coucher de soleil, au bout du monde

Coucher de soleil, au bout du monde

Des airs de Monument Valley…

Après une nuit un peu chaude, nous avions 33°C dans le van au coucher – pas de branchement électrique au bushcamp – nous nous sommes préparés pour notre randonnée. Ici aussi, nous avons dû cohabiter avec la faune locale, des insectes divers et variés dans les douches, et de jolies petites grenouilles, dans la cuvette des toilettes

En route pour Mpaara Track

En route pour Mpaara Track

Diane est repassée nous voir avant notre départ et nous a remis une petite brochure sur les animaux d’Australie Centrale, sympa. A 7h15, nous nous sommes mis en route sur le Mpaara Track et son Kalaranga Lookout, qui offre une vue superbe sur un groupe de petites montagnes.

La Finke River, quasiment asséchée

La Finke River, quasiment asséchée

Le temps était magnifique, comme chaque jour ici, et nous avons commencé notre marche à l’ombre d’une montagne que nous avons contournée. Nous sommes arrivés à l’ancien bureau des rangers qui a été endommagé en 1988 par une crue centennale. Un témoin du niveau d’eau a été installé dans la plaine, c’est impressionnant, elle a du dépasser le lis de plusieurs mètres.

Les palmiers, de Palm Valley !

Les palmiers, de Palm Valley !

Le paysage était vraiment splendide, une belle végétation au pied de petites montagnes de roche rouge, quelques palmiers au bord de la rivière, superbe. Nous avons ensuite quitté la plaine pour monter dans une jolie gorge et atteindre un col, le Kalaranga Lookout. Là, nous avons découvert un paysage de carte postale, plusieurs énormes rochers isolés étaient dressés dans une grande plaine aride, cela nous a fait penser aux images que nous connaissons de Monument Valley, aux Etats-Unis.

Nous sommes restés un bon moment à profiter du spectacle, toujours seuls au monde, avant de regagner la plaine. Palm Valley est vraiment un petit coin de paradis, à ne pas rater.

Vous ne trouvez pas un air de Monument Valley ?

Vous ne trouvez pas un air de Monument Valley ?

Pas facile le métier de ranger

C’est avec un peu de nostalgie que nous avons quitté ce coin perdu, de beaux paysages, une belle rencontre, un moment qui nous restera.

Sur la piste qui nous conduisait à la route d’Hermannsburg, nous sommes retombés sur Diane. Cette fois-ci, ce n’était pas une pelle qu’elle avait dans les mains mais une croix. Elle était occupée à changer la roue d’une semi-remorque venue là pour faire la livraison annuelle de fuel et d’eau pour les rangers.

Alors déjà que la piste n’est pas simple, surtout pour un poids lourd avec remorque, mais si en plus on crève, le trajet devient beaucoup, beaucoup plus long.

Nous avons papoté un petit moment puis avons quitté Diane, nous promettant de rester en contact.