Nelson & Abel Tasman

Nelson & Abel Tasman

Nelson & Abel Tasman

A la découverte de l’île du Sud !

Nous avons quitté Wellington avec un petit pincement mais bon, comme nous allons déménager !

C’est en ferry que nous avons rallié l’île du Sud, à Picton exactement. Les deux îles sont assez proches mais il faut quand même compter 3h de traversée, la dernière heure de navigation se faisant dans de magnifiques fjords. Nous avons poursuivi le trajet en bus jusqu’à Nelson, l’une des villes où il fait le mieux vivre en Nouvelle-Zélande.

Sur la route, nous avons eu le temps d’apprécier les paysages de l’île du Sud. Plus montagneuse que sa petite sœur du Nord, l’île marie les panoramas enneigés aux bords de mer paradisiaques. Elle semble un peu plus sauvage même si tout reste ici aussi taillé au carré !

A Nelson, au bout du troisième backpacker complet, nous avons effectivement compris que la ville retenait les foules. Qui plus est, nous sommes arrivé pendant le festival de l’art qui lui aussi attirent de nombreux amateurs. Au final, nous avons atterri dans un endroit charmant appelé Le Palace. Il s’agit d’une vieille demeure en étages à la déco un peu rétro et à l’ambiance chaleureuse. Remplie de jeunes – beaucoup de français – munis de leur visa Work & Holiday, la maison s’anime durant les repas ou à l’heure du goûter où sont offertes viennoiseries et fougasses, royal !

Nelson est une ville tranquille, nichée au fond d’une baie et dominée par quelques collines. Chaque jour, la mer se retire très loin, laissant apparaître d’immenses bancs de sable et de vase. Le temps y est beau quasiment toute l’année et les températures clémentes.

Nous n’avons passé que 2 ou 3 jours à Nelson qui a constitué notre camp de base pour partir à la découverte du Parc National Abel Tasman.

La ville vue depuis les hauteurs

La ville vue depuis les hauteurs

En route pour le paradis…

Le trek d’Abel Tasman National Park est lui aussi classé par le DOC parmi les « Great Walks ». Lors de la préparation de notre voyage, la seule vue des quelques photos présentées par le Lonely a suffi à me convaincre, ce trek était immanquable !

Bienvenue à Abel Tasman National Park

Bienvenue à Abel Tasman National Park

Nous avons donc chargé nos sacs de nourriture pour 4 jours, sorti les maillots de bain – on ne sait jamais – sans oublier l’indispensable répulsif à petites bêtes qui piquent – ici, ce ne sont pas des moustiques mais des mouches de sable… et ça gratte beaucoup plus.

Pendant 4 jours, nous avons donc suivi la côte nord de l’île du Sud entre Marahau et Wainui. Sur 51 km, la côte offre des paysages splendides : végétation de bush endémique, plages de sable blanc, baies très ouvertes ou encaissées au milieu des falaises et surtout une mer turquoise digne de Polynésie. Pour couronner le tout, nous avons été accompagnées quasiment tout le long par un soleil étincelant.

Il ne manque que le Pastis !

Il ne manque que le Pastis !

Tonga Bay

Tonga Bay

Ces paysages de cartes postales constituaient évidemment un pousse au crime, nous n’avions qu’une envie, plonger dans ces eaux limpides et paradisiaques… Oui, eh bien c’est justement là que le bât blesse ! Même les orteils ont du mal à supporter la piqûre causée par le froid glacial de l’eau… Nous en avons d’ailleurs fait l’expérience lors de la traversée de la baie d’Awaroa.

A cet endroit, impossible de poursuivre par les terres, il faut attendre marée basse pour rejoindre l’autre rive et continuer son chemin. Evidemment, les heures de marée ne se commandent pas… C’est donc de bon matin, vers 7h, que nous avons troqué nos chaussures de trek pour nos petites tongs et sommes partis à la pêche aux coques… euh non pardon, traverser la baie. Au départ, nous pensions seulement arriver sur l’autre rive les pieds souillés de vase, eh bien c’était sans compter sur mère nature. La traversée de la baie implique en fait, même à marée basse, de franchir plusieurs chenaux d’eau qui ne se vident pas. Vous me direz « oh, mettre les pieds dans l’eau un quart d’heure jusqu’au mollet, ça n’a jamais tué personne »… J’en conviens, mais là, la température extérieure était de 6°C et celle de l’eau à 9°C ! Alors, je vous confirme, nos orteils ont mis un certain temps à s’en remettre… Une bonne demi-heure après avoir ôté la vase collante qui avait recouvert nos pieds, nos petits petons commençaient à peine à recouvrer des sensations normales et un peu de sensibilité.

Nous n’en sommes pas morts, bien évidemment, mais tout ça pour vous dire qu’il faut être fou pour se jeter dans cette mer glacée de Nouvelle-Zélande au printemps ! Eh bien des fous, enfin des folles, nous en avons croisé… Encore une fois, par une belle matinée ensoleillée, nous arrivions sur une superbe plage lorsque nous avons vu cinq mamies se mettre à poils et courir se jeter à l’eau ! Là, respect ! Vous l’aurez sûrement deviné, nos mamies de chocs étaient évidemment néo-zélandaises.

Nous avons fait connaissance, un peu plus tard dans la journée, alors qu’une fois de plus attirés par ces eaux sublimes, nous tentions une acclimatation des pieds. Nous avons félicité nos mamies pour leur courage et leur pêche, elles étaient vraiment drôles.

Pour notre dernière nuit dans le parc, nous avons été gâtés. Nous avons planté notre tente à Mutton Cove, le dernier camp de la côté, et avons eu le bonheur de passer la soirée absolument seuls. Une magnifique baie rien que pour nous, ça claque non ! Nous étions comme des Robinson – un peu modernes quand même – assis sur un tronc à admirer le coucher de soleil sur la mer en écoutant du Johnny – oui les baroudeurs modernes promènent leur MP3. Nous avons même donné un concert privé aux quelques lions de mer nichés dans la baie – pas sûrs qu’ils aient apprécié mais nous oui !

Arrivée sur Wainui Bay

Arrivée sur Wainui Bay