Les animaux des Galápagos

Les animaux des Galápagos

LE COIN DES ENFANTS – Les animaux des Galápagos

Les Galápagos sont des îles réputées pour leur faune abondante.

Côté terre, nous avons pu découvrir :

  • les tortues géantes,
  • les iguanes terrestres,
  • les lézards,
  • de très nombreux oiseaux.

Côté mer, les espèces sont encore plus nombreuses :

  • les lions de mer,
  • les iguanes marins,
  • les crabes (rouges et noirs),
  • les pingouins,
  • les fous à pattes bleues,
  • les frégates,
  • les pélicans,
  • les tortues marines,
  • les requins à pointe blanche,
  • les raies,
  • et de nombreux autres poissons.

A/ Les tortues terrestres

Les tortues géantes sont les animaux emblématiques des Galápagos. Elles sont protégées et certaines îles comme Santa Cruz et Isabela possèdent des centres de reproduction (Centro de Crianza) pour permettre de maintenir les populations menacées.

Les tortues sont en effet des espèces fragiles menacées par des animaux qui ont été introduits par les hommes. Les rats, les chats, les chiens et même les fourmis mangent les œufs de tortues ou les bébés tortues qui ont une carapace très tendre. Les chèvres détruisent la flore qui pourrait servir de nourriture aux jeunes individus. Il est donc compliqué pour les nouveau-nés de survivre dans un tel environnement. Dans ces conditions, les autorités ont décidé d’ouvrir ces centres pour permettre le développement de toutes les espèces et leur réintroduction dans leur milieu naturel.

Après leur naissance, les tortues restent 4 ans au centre avant d’être reconduites sur leur île d’origine. C’est le temps nécessaire pour qu’elles soient suffisamment grandes et que leur carapace soit consolidée. Lorsque l’on rencontre une tortue géante, celle-ci peut avoir aux alentours de 150 ans, le temps nécessaire à ce qu’elle soit aussi grosse.

B/ Les tortues marines

Lors d’une excursion à Tintoreras, sur l’île d’Isabela, nous avons eu la chance de croiser des tortues marines. Il est très difficile d’en voir car elles sortent rarement de l’eau, seulement pour venir déposer leurs œufs dans les dunes la nuit.

D’abord, nous en avons aperçu une depuis le bateau. Elles nagent très rapidement donc on a plus l’impression de voir un gros rocher se déplacer que de voir distinctement un animal marin. Nous avons ensuite plongé dans une baie avec masques et tubas et là, nous en avons vu une nouvelle nager en dessous de nous ce qui nous a permis de mieux en distinguer les contours.

Il existe 4 variétés de tortues marines aux Galápagos mais seules les vertes restent pondre dans l’archipel. Lorsque les œufs sont déposés dans le sable, c’est la température de celui-ci qui va déterminer le sexe de l’individu à naître. Si le sable est chaud, le bébé tortue sera une femelle, si le sable est froid, il s’agira d’un mâle. Le climat a donc une forte influence sur la régulation de la population des tortues. De même, toutes les tortues n’ont pas besoin de la même température pour se développer. C’est la raison pour laquelle les 3 autres espèces partent jusqu’au Costa Rica pour déposer leurs œufs.

C/ Les iguanes

Il existe deux espèces d’iguanes aux Galápagos : les iguanes marins et les iguanes terrestres.

Les premiers se rencontrent très facilement dans les villes situées en bord de mer. Ils se prélassent souvent au soleil afin de se réchauffer au sortir de l’eau. Ils sont de couleur sombre, ce qui leur permet d’absorber plus d’énergie solaire.

Ces animaux ne sont pas du tout farouches ni même agressifs et se laissent facilement approcher.

Les iguanes terrestres sont plus difficilement visibles. Espèce également menacée, ils sont conservés au centre de Darwin sur l’île de Santa Cruz. Là, on procède aussi à leur reproduction afin d’en réintroduire dans le milieu naturel. Le corps des iguanes est jaunâtre et tacheté de brun sur les côtés et les pattes. Ils dorment dans des terriers pour conserver la chaleur accumulée durant la journée et se nourrissent de cactus.

Nous avons pu en rencontrer trois en pleine nature, le premier sur le volcan El Chico sur l’île de Santa Cruz et les deux autres sur l’île de Seymour Norte, au nord de l’île de Baltra.

D/ Les lions de mer

Les lions de mer sont des animaux étonnants, ils sont peu farouches et très joueurs. Ils passent leur temps à dormir au soleil sur le sable ou bien sur des bateaux à l’ancre.

Nous en avons vu partout, dans les rues près des ports, dans les eaux peu profondes à proximité des plages, sur les rochers, et nous avons même nagé avec eux.

Durant une séance de snorkelling dans la baie de Puerto Villamil à Isabela, je me suis retrouvée nez à nez avec un lion de mer qui a plongé en dessous de moi, surpris lui aussi par cette rencontre. Au retour, nous avons été suivis par deux jeunes lions de mer qui s’amusaient derrière nous et au sortir de l’eau, ils sont restés à proximité, se frottant aux rochers certainement pour se gratter. On voit dans leur attitude, surtout les jeunes, qu’ils aiment s’amuser et qu’ils sont assez curieux.

Lors de notre excursion à Seymour Norte, nous avons vu plusieurs jeunes lions de mer, notamment un qui tétait sa mère et notre guide Jaima nous a appris à mieux les connaître. Les jeunes lions de mer sont nourris par leur mère jusqu’à l’âge de 3 ans. La première chose qui leur est enseignée est de ne pas aller à la mer. Au lieu de cela, ils se baignent pendant 3 ans dans des piscines naturelles qui se forment dans les rochers. S’ils tentaient d’aller à la mer, ils ne pourraient pas survivre car ils seraient attaqués par les requins. De même, si leur mère s’absente plus de 6 jours pour aller chercher des aliments, les petits ne survivent généralement pas.

E/ Les pingouins

Notre première rencontre avec les pingouins s’est faite à Isabela. Dans la baie de Puerto Villamil, ils sont assez nombreux et on peut en apercevoir facilement dans l’eau ou sur les rochers. Lors d’une promenade matinale, nous sommes allés marcher sur un banc de sable situé dans la baie et avons été rejoints par des lions de mer et des pingouins. A notre grande surprise, ceux-ci se sont approchés à près d’un mètre de nous, ils se sont montrés curieux et peu farouches, nous aurions presque pu les toucher.

Lors d’une baignade dans la baie, je me suis à nouveau retrouvée nez à nez avec un pingouin. Celui-ci a plongé plus profond pour ne pas me percuter, ces animaux nagent très vite, à près de 40 km/h.

A titre de comparaison, les lions de mer se déplacent eux à une vitesse de 20 à 30 km/h.

F/ Les oiseaux

Les pélicans sont les oiseaux que l’on croise le plus facilement, ils ne sont pas du tout farouches. En ville, on les trouve au marché aux poissons, en train de quémander auprès des pêcheurs affairés à débiter leurs prises du jour. Au repos, ils sont perchés dans les arbres en bord de mer.

Lorsqu’ils pêchent en pleine mer, ils plongent presque entièrement dans l’eau dès qu’ils voient une proie. Ils sont immédiatement rejoints par un autre oiseau qui vient se poser sur leur tête pour profiter de leur prise. S’ils redécollent aussitôt, leur gorge est remplie d’eau ; ils ont d’ailleurs donné leur nom aux avions bombardiers d’eau utilisés par les pompiers : les pélicans.

Durant notre séjour aux Galápagos, nous avons également eu la chance de voir des frégates. Ce sont deux grands oiseaux noirs avec la gorge blanche pour les femelles et rouge pour les mâles. Dans la nature, ce sont souvent les mâles qui portent les couleurs les plus vives et les plus belles pour attirer leur promise.

Les frégates mâles attendent qu’une femelle les choisisse pour fonder une famille. Ces dernières font leur choix en fonction de deux éléments :

  • la qualité du nid préparé par le mâle,
  • la beauté de sa gorge rouge, gonflée pour l’occasion.

Enfin, les fous à pattes bleues sont des oiseaux de taille moyenne gris et blanc et qui, comme leur nom l’indique, ont les pattes bleues.

Les femelles sont plus grandes que les mâles, ce qui est très rare chez les animaux. En revanche, les mâles ont les pattes d’un bleu plus foncé que les femelles.

Sur l’île de Seymour, nous avons vu quasiment toutes les espèces d’oiseaux soit en train de couver des œufs soit en train de protéger les oisillons récemment venus au monde.