Le Musée du Rugby de Palmerston North

Le Musée du Rugby de Palmerston North

Le Musée du Rugby de Palmerston North

18 octobre 2014

La Nouvelle-Zélande, terre de rugby

En Nouvelle-Zélande, le rugby n’est pas simplement un sport, c’est une philosophie, un mode de vie. En tant que passionnés, nous ne pouvions pas manquer la visite du musée qui lui est consacré. Nous avons donc fait un stop d’une journée à Palmerston North pour découvrir ce lieu rempli d’histoire.

The Rugby Museum, in Palmerston North

The Rugby Museum, in Palmerston North

A notre arrivée, nous avons été accueillis par un grand gaillard pas tout jeune, évidemment ancien joueur.

Le musée est superbe, il retrace l’histoire du rugby en Nouvelle-Zélande au travers de vitrines évoluant par décade de la fin du XIXème siècle à nos jours. De nombreux objets et photos ont été collectés, des maillots, les pins de centaines d’équipes à travers le monde, la collection est vraiment passionnante.

Un espace test a même été installé au beau milieu du musée. Vous pouvez vous entraînez à pousser en mêlée et même connaître votre force, apprendre à plaquer ou encore tester votre coup de pied. Chuchu, 186 kg de poussée, pas mal pour un poids plume de 68 kg… Oui, il a perdu quelques kilos.

Les quelques heures passés dans le musée n’ont pas été suffisantes pour tout étudier mais nous avons déjà appris beaucoup de choses.

Le rugby aurait été importé en terre néo-zélandaise par les équipages des navires anglais venus étendre l’Empire de la Couronne vers la fin du XIXème siècle. Charles MONRO, résident de Palmerston North, serait le fondateur du rugby en Nouvelle-Zélande. C’est au Christ’s College de Londres où il étudiait que le jeune homme aurait été initié au rugby. En 1870, lors de son retour en Nouvelle-Zélande, il aurait organisé le premier match officiel entre le Nelson Football Club et le Nelson College. Produisant l’effet d’une traînée de poudre, l’engouement pour ce nouveau sport aurait été immédiat. En 1870, il y avait seulement un club à Nelson et un à Wellington. Neuf ans plus tard, le pays comptait déjà plus de 80 clubs. En 1884, le pays voit grandir les prémisses d’une équipe nationale jouant sous les couleurs de la Silver Fern (la fougère argentée), emblème national et élément essentiel de la culture Maori. En 1888, la première équipe néo-zélandaise quitte l’île pour entamer la plus longue tournée de l’histoire du rugby – 14 mois de voyage et 108 matchs disputés – sous les couleurs actuelles : maillot noir et Sylver fern. Enfin, il a fallu attendre 1910 pour que la première équipe néo-zélandaise entièrement Maori soit formée.

Alors avis aux amateurs ! La Nouvelle-Zélande est un peu loin de la France mais elle recèle d’innombrables autres trésors à découvrir.

Une soirée plus qu’improbable !

Mis à part pour la visite de son superbe musée, Palmerston North ne fait pas partie des villes immanquables de Nouvelle-Zélande, raison pour laquelle nous ne nous y sommes arrêtés qu’une journée. Eh bien,  au final, c’est à Palmerston que nous avons fait nos premières rencontres !

Après notre visite du musée, nous sommes partis à la recherche d’un backpacker. Attirés par le son d’un orchestre festif, nous avons atterri dans une ruelle animée où de bons vivants trinquaient avec enthousiasme à l’Oktoberfest – une fête allemande – ou fête de la bière. Certains avaient revêtis des costumes tyroliens, tout le monde riait et dansait, bref il régnait une ambiance de folie. Amusés d’apercevoir deux voyageurs perdus là, des gars nous ont fait signe de nous joindre à eux. Soucieux de ne pas passer notre nuit dans la rue, nous avons préféré trouver un toit avant de trinquer et avons promis de revenir plus tard.

Une fois les sacs posés, nous sommes allés au McDo pour vérifier que nous pouvions nous connecter à Internet et avons décidé de revenir plus tard. Oui, contrairement à nos hôtes, Ronald ne nous fait pas payer la connexion.

En sortant du McDo, nous avons été accostés par une fille qui nous a demandé si nous avions trouvé notre backpacker – elle nous avait sûrement vus dans la ruelle. Nous avons papoté 5 min et lui avons dit que nous allions retourner au pub boire un verre. Elle nous a proposé de nous y conduire en voiture ! Vraiment surprenants ces néo-zélandais …

Nous avons retrouvé les gars qui nous avaient invités. Mark, un néo-zélandais assez imposant, nous a payé une bière et nous avons trinqué avec lui. Nous avons commencé à discuter, de notre voyage, de la raison de notre venue en NZ – nous avons dit à Mark que son pays semblait être l’endroit parfait où habiter – de nos vies respectives. Nous avons ensuite voulu payer notre coup mais Mark a littéralement refusé et c’est lui qui a à nouveau payé sa tournée. Les néo-zélandais sont vraiment incroyables d’hospitalité. Après quelques heures à refaire le monde, nous avons quitté Mark en échangeant nos adresses mails. Nous espérons que nous resterons en contact.