Le Mount Cook

Le Mount Cook

Le Mount Cook

L’immensité du Sud…

L’île du sud recèle des merveilles en termes de montagnes, de glaciers et de lacs. Evidemment, nous aurions aimé explorer toutes les Alpes du Sud mais le temps nous manquait. Sur les conseils des agents du DOC, nous avons choisi d’aller découvrir la Vallée Hooker, au pied du Mount Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande avec ses 3 757 m.

Sur la route entre Christchurch et le village d’Aoraki Mount Cook, nous avons traversé de magnifiques paysages dont deux immenses lacs : le Lac Tekapo et le Lac Pukaki, d’un bleu turquoise intense sur fond de sommets enneigés, un régal… Nous aurions pu rester là des heures à les contempler.

Aoraki Mount Cook est un minuscule village qui donne accès aux principaux sommets de Nouvelle-Zélande. De manière assez surprenante, il ne dispose d’aucune commodité si ce n’est des hôtels et des backpackers, à se demander comment vivent les locaux pour qui le premier commerce se trouve à plus de 50 km. Heureusement que nous avions fait nos provisions !

Le temps n’était pas très dégagé lorsque nous sommes arrivés mais cela n’a fait qu’empirer à mesure que les jours passaient. Malgré un petit début de lumbago pour moi, nous avons quand même réussi à faire deux belles randonnées dans la vallée mais tout cela sans jamais voir le sommet du Mount Cook. Celui-ci est réputé pour avoir souvent la tête dans les nuages, nous confirmons. Le Mount Cook est un sommet mythique convoité par de nombreux alpinistes. Cependant, la difficulté de son ascension et le temps très changeant le classent parmi les sommets les plus durs au monde.

Rien qu’en restant au pied de son glacier, nous avons pu en avoir un aperçu. Arrivés au fond de la vallée Hooker, nous avons essuyé des mini-tempêtes sur le lac glaciaire. Les immenses icebergs qui le ponctuent étaient poussés par des rafales de vent violent qui soulevait d’importantes gerbes d’eau. Heureusement que nous étions bien équipés et qu’il y avait de gros rochers pour nous protéger.

Notre dernière matinée a été consacrée à la visite de l’Edmund Hillary Alpine Center, un musée dédié à ce grand alpiniste dont la réalisation la plus connue reste la première ascension de l’Everest en 1953. Nous avons assisté à la projection de deux films très intéressant, l’un sur le secours en montagne dans le massif du Mount Cook, l’autre sur la vie d’Edmund Hillary. Nous étions bien heureux d’avoir trouvé refuge dans ce musée car le temps était encore pire que le veille, une pluie battante était venue s’ajouter au vent violent et 5 min de marche avait suffi à nous tremper jusqu’aux os.

En résumé, nous devrons revenir si nous souhaitons pouvoir admirer la beauté du Mount Cook.

Le lac glaciaire du Mount Cook, ses icebergs...

Le lac glaciaire du Mount Cook, ses icebergs…

Fuyez les « chinois verts »…

Bien sûr les paysages du massif resteront gravés dans nos mémoires mais notre nuit au backpacker d’Aoraki Mout Cook aussi… Nous pensions passer une nuit paisible, loin des backpackers de grandes villes, eh bien c’était sans compter sur notre colocataire.

Au premier abord, il semblait inoffensif mais nous avons vite déchanté. Nous avons commencé notre nuit avec la lumière car monsieur était sur son PC. En pleine nuit, je suis allée éteindre l’écran du PC car notre chinois s’était endormi dessus, nous pensions enfin avoir la paix. Eh bien non, le chinois vert ronfle… Vous me direz, un peu comme tout le monde, eh bien non. Jamais nous n’avons entendu un ronfleur pareil, certains se reconnaîtront sûrement, ce sont des enfants de cœur à côté. Il a réussi à nous sortir du sommeil et à faire descendre Chuchu de son lit superposé pour secouer le sien. Notre chinois a failli avoir une attaque mais cela ne l’a pas empêché de reprendre de bon cœur. En résumé, certainement la pire nuit de notre tour du monde !

Un conseil, méfiance…