La région tropicale de Cairns

La région tropicale de Cairns

Du 8 au 17 décembre 2014

Bienvenus sous les tropiques !

Voyager en tenue de trek – pantalon, t-shirt, chaussures de trek – pour alléger le sac à dos c’est bien mais dans certains pays, c’est tout juste insupportable. Lorsque nous avons posé le pied sur le tarmac de l’aéroport de Cairns, nous avons tout de suite compris que la tenue de rigueur serait ici le maillot de bain.

Durant notre séjour dans la région, le thermomètre n’a pas dû descendre en dessous de 27°C la nuit, je vous laisse donc imaginer la journée. Nous adorons le soleil, mais il est ici plus « mordant » qu’ailleurs, et la chaleur, sauf quand il s’agit de dormir dans notre petite tente par 30°C sans un brin d’air…

Bienvenus au nord du Queensland en ce début d’été dans l’hémisphère sud !

Cairns est une ville tranquille, posée en bord de mer et entourée, un peu plus loin dans les terres, de petites montagnes. Le sommet le plus haut du coin, le Mont Bartle Frere, culmine à 1 622 m.

Le climat tropical de la région invite chacun à la baignade mais ici plus qu’ailleurs, l’environnement ne s’y prête guère. L’eau marron de la baie retient les candidats, tout comme la présence de méduses et de crocodiles. Fort heureusement, la commune a installé sur le front de mer une magnifique piscine bordée de plages de sable, de pelouses et autres barbecues. Le Lagon constitue donc l’endroit prisé de Cairns, le matin pour quelques longueurs ou la journée pour un moment de farniente, c’est toujours un régal de se plonger dans ses eaux à 29°C.

Le Lagon...

Le Lagon…

La plus ancienne forêt tropicale du monde

A environ 2h30 au nord de Cairns se trouve la plus ancienne forêt tropicale humide du monde, la Daintree Rainforest, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Elle ne couvre que 0,01% du territoire australien mais abrite 26% des espèces de mammifères, près de 430 espèces d’oiseaux différentes dont 13 qui n’existent nulle part ailleurs, 60% des variétés de papillons et 65% des fougères.

Nous sommes remontés jusqu’à Cape Tribulation et avons découvert une superbe côte, mariant la forêt tropicale à une mer claire et chaude. Néanmoins, la consigne est toujours la même, baignade fortement déconseillée. Les courageux – ou les fous – qui voudraient s’y aventurer pourront toujours s’asperger de vinaigre, le calmant mis à disposition sur chaque plage pour soulager les piqûres de méduses, si celles-ci ne leurs ont toutefois pas été fatales.

Dans ces eaux splendides et dangereuses, nous avons à nouveau aperçu des tortues, à croire qu’elles ne nous quittent plus depuis la Nouvelle-Calédonie.

La Grande Barrière de Corail, un business florissant…

Après la chaleur étouffante de la Daintree Rainforest, nous sommes allés prendre l’air plus au large et découvrir la Grande Barrière de Corail. Depuis Port Douglas, une cité balnéaire un peu chic, il est possible de monter à bord de gros catamarans pour aller plonger ou simplement faire du snorkelling sur la Grande Barrière.

L’excursion classique d’une journée vous conduit sur trois sites différents du reef pour explorer les coraux et poissons en PMT (palme – masque – tuba), et ce, pour la modique somme de 220$. Si vous souhaitez faire une plongée, la facture grimpe tout de suite très rapidement. David souhaitait valider le PADI que nous avions entamé avant notre départ en effectuant deux plongées mais là, la douloureuse devenait absolument indécente, plus de 700$ la journée, rien que pour lui. Etant donné que nous étions sur un site exceptionnel, David a quand même effectué une plongée mais il s’est agît d’un baptême et non d’une validation d’acquis.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la Grande Barrière de Corail est très éloignée de la côte, à environ 1h30 de navigation au niveau de Port Douglas. Longue de 2 300 km, elle s’étend de la pointe nord-est de l’Australie jusqu’au large du Queensland. Cet environnement préservé a été classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1981.

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Lorsque l’on approche du site en bateau, on devine au loin le récif grâce à la couleur plus claire de l’eau mais le meilleur moyen de l’admirer reste de le survoler. Nous nous sommes contentés de nous laisser flotter en surface afin d’apprécier la richesse de la faune et des coraux. Les merveilles que nous avons découvertes sont comparables à celles que nous avons pu voir en Nouvelle-Calédonie mais les variétés de coraux sont ici plus nombreuses, tous comme les poissons qui sont aussi plus gros. Nous étions comme dans un aquarium, nul besoin d’aller plus profond, tout ce petit monde s’agite tout prêt de la surface. Comme chaque fois, nous sommes revenus avec des images plein la tête et plein la GoPro !

 

L’Artherton Tableland

L’Australie est réputée pour ses magnifiques côtes et son désert mais on parle moins de son arrière-pays. Au sud de Cairns se trouve le magnifique plateau de l’Atherton Tableland que nous avons exploré durant deux jours avant de remonter le long de la côte depuis Innisfail.

L'Atherton Tableland

L’Atherton Tableland

Cette zone de terre volcanique, perchée à 1 000 m au-dessus du niveau de la mer, constitue l’un des sites les plus verdoyants du Queensland. La journée, le soleil vous brûle la peau et les températures dépassent allègrement les 38°C à l’ombre.

Notre périple dans l’Atherton a commencé à Kuranda, un village charmant perdu au milieu des forêts. Après avoir flâné dans ses petits marchés artisanaux, nous nous sommes consacrés à la séquence « souvenirs » dans une boutique d’art aborigène et avons craqué pour un didgeridoo, un instrument de musique à vent, joué à l’origine par les aborigènes du nord de l’Australie. Il est fabriqué à partir d’un tronc d’eucalyptus creusé naturellement par les termites. Nous avons essayé de souffler dedans mais c’est vraiment difficile, bref, nous aurons maintenant de quoi occuper nos longues soirées d’hiver !

Notre exploration de l’arrière-pays s’est poursuivie à Mareeba où nous sommes partis à la rencontre des petits wallabies des rochers, à Granit Gorge. Un peu trop habitués aux visiteurs, ils viennent quémander des confiseries et se laissent facilement caresser.

A Millaa Millaa, plus au sud, nous avons pu nous rafraîchir au pied des nombreuses cascades des environs – Millaa Millaa Falls, Zillie Falls, Ellinjaa Falls – avant de rejoindre Innisfail, une ville du bord de mer à environ 90 km de Cairns.

Le lendemain, nous sommes remontés à Cairns par le chemin des écoliers. Nous avons commencé par un petit bain matinal aux Josephine Falls, un endroit magnifique et ludique, nous nous sommes amusés comme des petits fous sur un toboggan naturel ! Ensuite, nous sommes allés déjeuner aux Babinda Boulders, une rivière en pleine forêt où nous avons également barboté. Vous l’aurez compris, étant en cette région persona non grata en mer, il nous a fallu trouver d’autres alternatives pour pouvoir supporter la chaleur ambiante !