La Casa de la Libertad à Sucre

LE COIN DES ENFANTS – La Casa de la Libertad à Sucre

La Casa de la Libertad, située sur la Plaza 25 de Mayo, est le lieu où fut signée la déclaration d’indépendance de la Bolivie le 6 août 1825. Le premier Congrès bolivien se tint dans le Salon de la Independencia, une ancienne chapelle jésuite.

La Casa de la Libertad à Sucre

La Casa de la Libertad à Sucre

La Casa de la Libertad est un très joli bâtiment de style colonial. Le musée renferme de nombreux tableaux, des costumes d’époque, des armes ainsi que des écrits, tous ces objets et documents ayant trait à l’histoire de l’indépendance du pays. Il y a également une salle où sont conservés les portraits des très nombreux présidents qui ont gouverné le pays depuis cette date. Malheureusement, les photos étaient interdites dans plusieurs pièces du musée, nous n’avons donc pas beaucoup d’images.

Simon Bolivar – dit El Libertador – le plus grand des libérateurs d’Amérique du Sud, a donné son nom à la Bolivie.

Né en 1783 à Caracas de parents basques, il fut envoyé en Espagne et en France à l’âge de 15 ans pour parfaire son éducation. Les œuvres de Rousseau et de Voltaire inspirèrent au jeune homme des idées progressistes qui jouèrent un rôle déterminant dans sa vie et dans le destin du continent sud-américain.

Portrait de Simon BOLIVAR

Portrait de Simon BOLIVAR

Après la mort de sa femme en 1802 à Caracas, il retourna en France où il rencontra des meneurs de la Révolution française. Il partit ensuite aux Etats-Unis pour étudier le nouveau régime mis en place après la Révolution américaine. En 1807, il rentre à Caracas, la tête plein de théories et d’expériences révolutionnaires provenant de ces deux modèles. Peu de temps après, il rejoignit les cercles clandestins militant en faveur de l’indépendance.

La carrière militaire de Bolivar commença avec le mouvement indépendantiste vénézuélien, dont il prit bientôt la tête. Les batailles, menées par Bolivar en personne, se succédèrent à un rythme effréné jusqu’en 1824. Les forces indépendantistes remportèrent 35 victoires, dont la bataille de Boyaca (7 août 1819), qui apporta l’indépendance à la Colombie, la bataille de Carabobo (24 juin 1821), qui libéra le Venezuela et la bataille de Pichincha (24 mai 1822), qui consacra la libération de l’Equateur.

La même année, Bolivar se lança à l’assaut du Pérou. Le 6 août 1824, son armée remporta la bataille de Junin. Le 9 décembre 1824, le Maréchal Antonio José de Sucre infligea la défaite finale lors de la bataille d’Ayacucho. Le Pérou, dont faisait partie l’Alto Péru, était libéré et la guerre terminée. Le 6 août 1825, premier anniversaire de la bataille de Junnin, la Bolivie déclara son indépendance à l’égard du Pérou à Chuquisaca (Sucre) ; la nouvelle République fut appelée Bolivia, du nom de son libérateur.

Après toutes ces libérations, Bolivar voulut créer un état unifié dans le nord de l’Amérique du Sud mais il savait que la tâche serait difficile. « Je redoute la paix plus que la guerre » écrivait-il.

Fonder la Gran Colombia (actuels Venezuela, Colombie, Panama et Equateur) était facile mais maintenir l’union en tant que président fut impossible pour Bolivar. Ne voulant pas renoncer à son rêve d’union alors même que l’état se désagrégeait, il perdit son influence et son charisme s’estompa. Il tenta alors d’instaurer une dictature, affirmant : « Notre Amérique ne peut être dirigée que par un despote éclairé ». Il se considérait alors, sans doute à juste titre, comme le meilleur dirigeant de ces jeunes nations. Après avoir survécu à une tentative d’assassinat à Bogota, Bolivar démissionna en 1830, désenchanté et souffrant. Sa Grande Colombe se désagrégea immédiatement.

Le Venezuela fit sécession en 1830, élut un nouveau congrès et bannit Bolivar de son pays natal. Un mois plus tard, Antonio José de Sucre, son ami le plus proche, fut assassiné en Colombie. Bolivar apprit ces deux nouvelles alors qu’il embarquait pour la France.

Bolivar mourut le 17 décembre 1830 de la tuberculose, sans ami à son chevet. Ainsi disparut l’un des personnages les plus importants de l’histoire du continent sud-américain. « L’histoire a connu trois grands fous : Jésus, Don Quichotte et moi. » Ainsi Simon Bolivar résumait-il sa vie peu de temps avant de mourir.