La campagne du Sud Viêtnam à Chau Doc

Bienvenue au Viêtnam ! La campagne du Sud, à Chau Doc

Du 22 au 24 avril 2015

Passage de la frontière, en bateau

Une première durant notre tour du monde, nous avons franchi la frontière entre le Cambodge et le Viêtnam en bateau. Depuis Phnom Penh, c’était le moyen le plus court pour rallier Chau Doc, à environ 1h de la frontière.

Nous n’avions pas spécialement planifié notre passage au Viêtnam et c’est sur les conseils d’Aurélie et Damien que nous avons fait escale à Chau Doc.

On met son gilet hein !

On met son gilet hein !

Durant 6h, nous avons descendu le Mékong à bord d’un petit bateau – nous devions être une vingtaine à bord, et avons pu découvrir la vie qui s’y organise. Le fleuve est vraiment énorme – peut-être 1 km de large, et encore, ce n’est pas sur la portion que nous avons emprunté qu’il est le plus grand puisqu’il atteint par endroit 5 km de large.

Tout le long du fleuve, on trouve des champs, des habitations mais aussi des entreprises. Nous avons croisé de petites barques de pêcheurs, des bateaux de transport de matériaux mais également d’énormes barges – parfois quatre attachées ensemble – chargées de sable. Sur le Mékong, d’immenses pelleteuses sont embarquées sur des barges et draguent le lis du fleuve pour en extraire du sable, les quantités sont astronomiques et l’on peut se demander si cette extraction massive n’a pas des conséquences sur l’environnement.

Après le Québec, l’ouest canadien

Sur le bateau qui nous emmenait au Vietnam, nous avons fait la connaissance de Rod et Jude, deux canadiens venus passer quelques semaines de vacances en Asie. Ils habitent Calgary et dirigent une entreprise familiale, dans le domaine pétrolier.

Rod et Jude, nos canadiens de Calgary

Rod et Jude, nos canadiens de Calgary

Nous avons parlé voyage évidemment et de la chance que nous avions de pouvoir partir durant une année tout en conservant notre travail. Eux étaient partis pour cinq semaines et c’est seulement parce qu’ils sont leurs propres patrons qu’ils ont pu le faire car, au Canada, les gens ne disposent pas d’autant de congés que nous et encore moins d’avantage sur les absences long terme.

Chau Doc étant une petite bourgade, nous nous sommes aperçu que nous avions réservé dans le même hôtel. Après nous être rafraîchis, nous nous sommes retrouvés pour aller dîner en ville. Rod et Jude sont vraiment des gens charmants, nous avons passé une soirée très agréable en leur compagnie. Ils nous ont invités à venir leur rendre visite à Calgary et, pourquoi pas aussi, dans le Montana, aux Etats-Unis, où ils possèdent une résidence secondaire. Ils nous ont fait rêver en nous parlant de superbes coins qui les entourent comme le Banff National Park.

Une rencontre bien agréable

Une rencontre bien agréable

Le lendemain, ils ont pris la route pour Can Tho car il ne leur restait plus beaucoup de temps avant de rentrer.

Ça pompe, à Chau Doc !

Ça pompe… pas vraiment en fait, ça pédale plutôt. Notre hôtel – en plus d’être charmant – nous mettant des vélos à disposition, nous sommes partis battre la campagne pendant deux jours, à la découverte des environs.

Les rizières alentours

Les rizières alentours

Nous avons dû nous mettre à la conduite vietnamienne, un peu dangereuse mais bon. Après nous être éloignés de la ville, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des rizières et des champs. La campagne était vraiment superbe, des nuances de vert et de jaune à perte de vue, le tout sous un soleil de plomb. De petits canaux ponctuent ces grandes étendues et la vie s’installe sur leurs rives. Les locaux se détendant dans les hamacs, au bord des routes, face à leur maison et à l’ombre des arbres. Le drapeau vietnamien flotte devant chaque habitation, ici, tout le monde affiche fièrement son patriotisme.

La beauté des paysages nous a ravis mais, plus encore, l’ambiance paisible qui y règne, la vie s’écoule tranquillement, au rythme de la nature.

Depuis le sommet de Sam Mountain, à 230 m d’altitude – la plus haute colline de la région, nous avons pu admirer les environs, des champs à perte de vue et, bien sûr, quelques colonnes de fumée car, comme en Thaïlande, les brûlis sont encore pratiqués au Viêtnam.

Le lendemain de notre escapade, nous avons visité le marché de Chau Doc avant de prendre le ferry pour nous rendre sur la rive opposée du Mékong. Le réceptionniste de l’hôtel nous avait recommandé cette balade qui nous a conduits jusqu’à son village. Nous n’en avons eu qu’un court aperçu mais la vie sur le delta du Mékong nous a passionnés.

Les maisons sur pilotis sont accrochées aux rives, les petites barques traditionnelles sillonnent les bras du fleuve, la vie s’organise entre pêche et culture…

Des sourires, des sourires et encore des sourires…

Cette première étape au Viêtnam a été un pur bonheur, pendant 3 jours, nous avons été comblés de sourires et de gentillesse. Du personnel de notre hôtel – sans oublier les patrons – aux paysans croisés dans les champs en passant par les commerçants, nous n’avons pu que constater à quel point les vietnamiens étaient charmants.

A notre hôtel, tout le monde s’est mis en quatre pour que notre séjour soit le plus agréable possible. Chaque matin, au petit déjeuner, les patrons s’assuraient auprès de leurs clients que tout se passait bien.

Au milieu des champs, devant les maisons, partout les gens nous ont salués ou sont venus nous parler, heureux de nous voir visiter leur région. Un jour, une dame nous a interpellés pour que nous achetions de petites gaufres préparées par une dame assise au bord de la route. Elle était là, devant sa maison, avec sa famille, à cuisiner sur un minuscule réchaud. Nous nous sommes installés avec eux et avons échangé quelques mots – ils ne parlaient quasiment pas anglais – mais surtout, beaucoup de sourires. Nous avons pris les enfants en photo et tout le monde a été ravi de regarder ces images, reflets d’un échange rempli de simplicité et d’authenticité. Au bout d’une bonne demi-heure, nous sommes remontés sur nos vélos et sommes rentrés à l’hôtel, le cœur léger, comblés par cet instant de vie.