Kings Canyon

Kings Canyon & le Watarrka National Park

Du 10 au 12 février 2015

On a craqué !

Jusque-là, nous avions fait de la résistance mais depuis notre passage à Ayers Rock, nous avons craqué, la climatisation s’est mise à tourner quelques heures chaque soir pour nous permettre de nous reposer. Depuis notre départ d’Adélaïde, les températures sont montées de manière assez progressive mais surtout, les nuits restaient relativement fraîches, ce qui autorisait un sommeil réparateur.

A Ayers Rock, nous avions couramment encore 40°C à 18h et nous avons même relevé 51°C dans l’habitacle du 4*4 à l’heure du coucher de soleil ! Même après 2h de nuit, la température dans le van frôlait les 36°C au moment de nous endormir. Alors oui, nous sommes anti-climatisation mais là, nous étions assommés par cette chaleur suffocante et nous servions de la climatisation pour tenter de rafraîchir la cellule avant d’aller nous coucher. Ça vous fait rêver non ?!

L'Australie, c'est génial !!

L’Australie, c’est génial !!

Sur la piste… des tours operator…

Généralement, lorsque les gens visitent le Centre Rouge, soit ils arrivent par avion directement à l’aéroport de Yulara et se contentent de visiter le Parc National d’Uluru-Kata Tjuta, soit ils louent un véhicule à Alice Springs et se rendent sur les deux sites majeurs de la région, Uluru – Ayers Rock et Kings Canyon.

Vous l’aurez compris, nous étions donc en plein sentiers battus, entourés par des hordes de touristes fraîchement débarqués des bus. Nous étions en basse saison mais malgré cela, de nombreux bus de transfert et de tours operator sillonnaient la région.

Fort heureusement, les tours proposés sont souvent de courte durée et ne prévoient pas d’arrêt de longue durée sur les sites, encore moins de longues randonnées. Nous avons donc profité de nos marches avec sérénité, loin des foules.

Un désert de sel, entre Uluru et Kings Canyon

Un désert de sel, entre Uluru et Kings Canyon

Le business des resort

Qu’il s’agisse de visiter Uluru ou Kings Canyon, le problème est le même, chaque site ne comprenant qu’un unique resort. A Uluru, nous avions trouvé que les tarifs étaient un peu excessifs – 42$ la nuit en camping – mais nous avions eu l’heureuse surprise de nous voir proposer une 3e nuit offerte, basse saison oblige. A Kings Canyon, le business c’est le business donc ici, pas de nuit offerte et un prix plus élevé, 45$ la nuit.

Pour ce prix-là, vous avez quand même l’électricité, l’eau potable et la piscine. Côté sanitaires, c’est bien à Yulara, correct à King Canyon, mais il faut quand même accepter de cohabiter dès la nuit tombée avec des cafards énormes – environ 4 cm – et des insectes en tous genres totalement démesurés, araignées, sauterelles, mantes religieuses, scarabées volants, bref, on se croirait dans un vivarium…

Une petite marche, ça vous tente ?

Bien rodés depuis notre passage à Uluru, nous avons continué sur notre lancée et nous sommes levés de bonne heure pour admirer le lever de soleil sur Kings Canyon. Nous n’avons malheureusement pas été éblouis par un instant magique mais nous sommes consolés en étant au départ de notre randonnée avant les grosses chaleurs. Ici aussi, les sentiers ferment lorsque le thermomètre s’emballe et, prendre le risque d’enfreindre la règle peut vous coûter cher, certains y ont laissé la vie et pour les autres, l’amende peut s’élever à 5 000$, ça pique !

Merveilleux ciel du couchant

Merveilleux ciel du couchant

La Rim Walk vous conduit d’abord sur le haut du canyon avant de vous inviter à en faire le tour. La roche est rouge et, au sommet du canyon, de spectaculaires formations rocheuses s’égrainent tout au long du chemin. On voit comme des dômes s’aligner en rang, par endroits, formés de « galettes » de roche superposées.

A mi-chemin, le sentier atteint un endroit appelé « The Garden of Eden », une véritable oasis dans le désert. Au fond du canyon se trouve une petite rivière qui débouche sur un immense trou d’eau, un paradis pour les oiseaux, les serpents et les wallabies qui disposent là d’un réservoir quasi permanent. Les arbres et les plantes qui recouvrent les parois et le fond du canyon forment là un véritable jardin botanique. Cet écosystème, évidemment très fragile, est aussi un endroit sacré pour les aborigènes, il faut donc en prendre soin.

Après cette halte bucolique, nous avons rejoint le haut du plateau et avons découvert « The Lost City ». Ici, la roche semble avoir été striée de manière régulière, puis l’eau et le vent ont entamé leur long travail d’érosion. Aujourd’hui, on se croirait au beau milieu d’une succession de temples hindous.

The Lost City

The Lost City

Après le haut plateau, place aux falaises abruptes qui forment le canyon. Le sentier longe le précipice et offre une vue imprenable sur ces parois, par endroit absolument lisses et verticales. L’une d’elles présentait toute une palette de couleurs, du jaune à l’ocre en passant par le rouge, le blanc et le noir.

Après quasiment 4h de marche dans un autre monde, nous étions heureux de poser les sacs et pressés de rejoindre la piscine pour aller rafraîchir nos corps en surchauffe.