Huaraz

Huaraz

Huaraz

Huaraz ou le Chamonix du Pérou…

Huaraz est au Pérou ce que Chamonix est à la France, la Mecque du trek et de l’alpinisme.

Situé au cœur des Cordillera Blanca y Negra, Huaraz est le point de départ de nombreuses excursions. C’est une ville sympa et pleine de vie, on y trouve des agences de trek à tous les coins de rue, des boutiques de vente et de location de matériel et les petits vendeurs de rue habituels.

Nous y avons rencontré deux jeunes français, Delphine et Jérémy, eux aussi en voyage pour plusieurs mois mais uniquement en Amérique du Sud. Nous avons passé un moment ensemble, notamment une après-midi crêpe dégustées sur le toit-terrasse de notre hostal, c’était bien sympa et surtout délicieux ! Merci Chuchu, le roi d’la crêpe et merci à Delphine et Jérémy pour le Nutella !

A la découverte de la Cordillera Blanca

Evidemment, nous ne pouvions pas venir à Huaraz sans faire de trek. Entourés de magnifiques sommets enneigés, les cimes nous appelaient. Le trek de Santa Cruz, le plus connu du coin, permet d’admirer bon nombre de montagnes. Nous avons donc décidé de partir sur ce circuit de 4 jours.

C’est là que les choses se compliquent. Nous sommes allés nous renseigner à la maison des guides ainsi qu’au bureau du Parc National Huascaran afin d’avoir un itinéraire et quelques informations précieuses comme le ravitaillement en nourriture et surtout en eau. Nous sommes ressortis un peu dépités puisqu’on nous a indiqué qu’il était obligatoire de prendre un guide.

Forcément prendre un guide signifie soit en avoir pour une fortune, soit partir avec un groupe de 15 personnes… Le budget étant un peu serré et n’étant pas très fans des colonies de vacances, nous étions un peu butés. Nous sommes quand même allés voir deux agences pour en savoir plus et heureusement, nous sommes tombés dans la seconde sur des gens intelligents qui ont compris qu’ayant tout notre matériel ainsi qu’une bonne expérience du trek, il était inutile de prendre un guide.

Ils nous ont donc donné quelques tuyaux pour déjouer l’administration du parc, selon leurs termes, assez inefficace, et faire notre trek tranquille.

C’est donc pour notre plus grand bonheur que nous avons fait nos courses et préparé nos sacs pour partir finalement 5 jours arpenter le Parc National Huascaran.

Départ de Hungay pour la Laguna 69

Départ de Hungay pour la Laguna 69

L’accès a été un peu compliqué car le départ du trek est finalement assez loin de Huaraz (environ 3-4h de bus) mais nous y sommes parvenus ! Nous avons dû payer le droit d’entrée au parc de 65 soles qui, nous nous en apercevrons plus tard, ne se justifie par aucun service ou aménagement mais ceci n’est qu’un début… Vive le Pérou !

Nous avons commencé notre périple par une randonnée d’une journée à la Laguna 69, un lac de toute beauté – bleu canard WC pour vous imaginer – situé au pied de la face drapée du Chacraraju (6 112 m).

Après un nouveau trajet en minibus à travers de magnifiques paysages entre Cebolla Pampa et Vaqueria, nous avons attaqué le trek de Santa Cruz. Pendant 4 jours, nous avons marché dans des paysages grandioses, entre 2 800 et 4 700 m d’altitude et, le must, quasiment seuls.

Nous avons commencé notre marche dans une vallée clairsemée de petits villages avant de rejoindre des zones plus désertes. Après quelques heures, nous étions seuls au milieu des montagnes. Après une nuit un peu fraîche au Camp Tuctu à 4 250 m d’altitude, nous avons poursuivi notre ascension jusqu’au col de Punta Union à 4 700 m, le point le plus haut de notre périple. Une nouvelle vallée s’est ouverte sous nos yeux, laissant apparaître deux lagunes d’un bleu profond.

Le lendemain, nous sommes allés passer la nuit au camp de base de l’Alpamayo à 4 250 m. Pour les non-initiés, l’Alpamayo (5 947 m) est la montagne déclarée la plus belle du monde par les photographes. Malheureusement, le camp de base se situe au pied de la face sud alors que c’est la face nord qui dévoile un drapé de toute beauté.

Nous avons discuté avec un guide, Maximo, qui devait gravir l’Alpamayo avec son client le lendemain. Dans la soirée, tous les sommets se sont couverts et nous avons même eu du grésille toute la nuit. Le lendemain matin, Maximo et son client ont fait le pari de monter au second camp d’altitude pour tenter l’ascension le surlendemain. Nous leur avons souhaités bonne chance.

 Nous avons poursuivi notre route pendant encore deux jours avant de rejoindre Cashapampa, le point final de notre périple.

Le temps a été mitigé mais globalement suffisamment clément pour que nous puissions admirer tous les sommets. Par contre, il a fait froid ! Surtout la nuit… nous avons eu jusqu’à 0°C- dans la tente un matin, cela nous a permis de tester nos duvets et de connaître leur limite. Comme nous sommes bien équipés nous n’avons eu froid qu’une nuit puisque nous nous sommes ensuite couverts davantage.

Le trek était vraiment superbe, nous avons été coupés du monde pendant 5 jours, rien de tel pour nous combler !