Equateur

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Synthèse de l’Equateur

L’Equateur… en quelques mots

Nous avons aimé :

–          les habitants, un peu fermés au premier abord mais finalement avenants, souriants et gentils,

–          les paysages vallonnés et boisés,

–          les baleines Jorobada,

–          l’attachement des habitants aux traditions, notamment vestimentaires,

–          la facilité de se déplacer,

–          le respect des personnes prioritaires dans les transports,

–          la tranquillité laissée aux touristes,

–          la vente de médicaments à l’unité.

 

Nous n’avons pas aimé :

–          le bruit : klaxons incessants, gadgets sonores sur les voitures, téléviseurs qui brayent,

–          la pollution : véhicules hors d’âge, dépôts sauvages d’ordures (malgré un effort certain du gouvernement pour éduquer et sensibiliser la population : panneaux systématiques au bord des routes),

–          l’isolation des bâtiments en montagne : courants d’air autour des ouvrants,

–          la totale ignorance des piétons par les automobilistes : il faut se jeter sous les voitures pour traverser une rue,

–          le manque de variété alimentaire.

 

Nous avons été surpris par :

–          le nombre de repas quotidiens : 5 quand même,

–          l’addiction des équatoriens aux glaces,

–          le fait que les habitants fument et boivent très peu voire pas du tout,

–          l’accoutrement des chiens,

–          la non signalisation des arrêts de bus, chacun pouvant descendre où il le souhaite (un bus peut s’arrêter 3 fois en 100 m),

–          l’heure de coucher du soleil, vers 18h toute l’année…

 

 

Grand jeu : Némo et son sac à dos voyage en bus !

Combien d’heures Némo a-t-il passé en bus durant son voyage en Equateur ?

Nous ne considérons ici que les grands trajets entre les villes que nous avons visitées.

Nemo sur le bus !

Nemo sur le bus !

Un superbe lot à gagner !

Puerto Lopez

Vamos a la playa !!!

Après le froid et l’humidité des montagnes du Parc Cajas, place à la chaleur et au soleil de Puerto Lopez.

Nous avons quitté la Sierra du Sud pour rejoindre, après 9h de bus, la côté équatorienne. Nous avons troqué la doudoune et les chaussures de trek pour le short et les tongs ! Quel bonheur.

La baie de Puerto Lopez

La baie de Puerto Lopez

Puerto Lopez n’était pas inscrit au programme mais à force d’entendre les gens nous dire qu’ils y avaient vu des baleines, nous avons craqué, peut-être la seule occasion de notre vie ! Et puis, si tout est déjà écrit, l’aventure perd de son charme.

Sur la route, nous avons vu les paysages changer, tout comme les habitants. Les « costeños », ou habitants de la côte sont vraiment très différents des « serranos », les habitants des montagnes. Chacun cultive cette différence et revendique sa supériorité. Les « serranos » sont des gens plus durs, plus attachés aux traditions que les « costeños » qui semblent plus dilettantes.

Nous étions venus pour les baleines mais aussi pour le soleil… nous avons failli être déçus. Pas une fenêtre de ciel bleu à l’horizon pendant 2 jours et puis miracle, le soleil a pointé le bout de son nez pour une journée magnifique à la plage en compagnie de nos amis savoyards, Fanny, Damien et Thaïs.

Nous avons aussi profité de ces quelques jours de calme pour déambuler dans Puerto Lopez. C’est un petit village de pêcheurs, animés par les klaxons des chouchoucs, rythmé par son marché aux poissons quotidien et ses excursions à la découverte des baleines.

Le marché aux poissons est vraiment superbe. Tout le monde décharge ses prises à même le sable, négocie, vend, achète… professionnels ou indépendants, locaux ou touristes, chacun peut trouver son bonheur. Et pour les impatients ou les gourmands, il est même possible de déguster sur place, dans les petits bouisbouis également installés sur la plage. Vous faites vos courses, on vous les cuisine en direct !

Côté océan, les baleines Jorobada nous ont offerts un spectacle de toute beauté. Partis sur une embarcation pouvant accueillir une vingtaine de personnes, nous avons navigué durant une petite heure avant d’apercevoir nos premiers cétacés.

Partons à la découverte des baleines !

Partons à la découverte des baleines !

Pendant plus d’une heure, nous sommes restés les yeux rivés sur l’océan pour tenter d’apercevoir un dos, une queue, une tête (beaucoup plus rare) ou encore un saut (exceptionnel). Eh bien nous avons tout vu ! C’était magique, nous étions comme des enfants, émerveillés par chaque apparition, aussi furtive soit-elle.

Nous avons suivi un groupe de trois ou quatre baleines. A priori, elles se déplacent toujours en groupe, une femelle et plusieurs mâles et/ou un petit. On les voit pendant quelques minutes et puis, elles disparaissent pendant un temps qui semble interminable… tout le monde scrute la surface de l’eau, dans tous les sens, et puis la magie opère… on reste ébahis devant la puissance de ce mammifère de plusieurs tonnes capable de se projeter en l’air avant de retomber dans des gerbes d’eau. Magnifique !

Lorsque nous avons regardé nos photos, nous n’avions qu’une envie, repartir à la rencontre de ces animaux si fascinants…

Parque Nacional Cajas

Petit coin d’Irlande… ou d’Ecosse en Equateur

Le Parque Nacional Cajas, c’est un ensemble de montagnes situé à 1h30 de Cuenca. S’élevant jusqu’à environ 4 000 m d’altitude, elles constituent une importante réserve pour la faune et la flore.

Ses principales caractéristiques : une humidité très importante entretenue par la présence quasi permanente de brume et le froid, ça fait rêver non !

Eh bien nous, nous avons décidé d’aller y passer 2 jours en camping… David porte la tente depuis un mois alors il fallait bien qu’on se décide à aller barouder un peu.

En arrivant, nous avons découvert de magnifiques paysages de montagnes, un peu gris mais bon. Une lagune entourée de landes, on se serait vraiment cru en Ecosse ou en Irlande, il y a juste l’accent qui change ici.

La première difficulté a été de trouver un emplacement au sec pour notre petite maison. Oui parce qu’en plus du temps, il faut savoir qu’il y a de nombreuses lagunes dans le parc et donc de zones marécageuses.

Après avoir fait un point avec les gardes du parc, nous avons fait notre programme de marche. Même si le temps n’était pas formidable, nous avons fait le tour de la lagune principale et avons terminé sous les gouttes. Au retour, nous avons rencontré deux français et avons décidé de faire notre marche du lendemain ensemble, en espérant avoir un temps plus clément.

Au réveil, le temps était finalement pire que le veille, on ne voyait plus le sommet que nous avions prévu de gravir pour avoir une vue à 360° sur le parc. Nous nous sommes donc rabattus sur la seconde partie de notre programme, un circuit de 4h au pied des montagnes.

La pluie n’a quasiment pas cessé, nous avons donc pataugé dans la boue durant quelques heures pour le plus grand bonheur de Chuchu (ben oui, ça lui rappelle le rugby).

De retour pour le déjeuner, nous sommes allés nous mettre à l’abri dans la maison du parc. Un peu désespéré par le temps, nous nous sommes ensuite refugiés dans le bureau des gardes où un feu avait été allumé et l’avons entretenu pour le reste de la journée. Ne rien faire au coin d’un feu, c’est pas mal non plus !

Rien de mieux qu'un bon feu....

Rien de mieux qu’un bon feu….

En résumé, on vous recommande l’endroit, c’est vraiment joli mais n’oubliez surtout pas les bottes, le ciré et un bon gros pull.

Le Parc National Cajas from Nemo Nemo on Vimeo.

Cuenca

Cuenca ou la douceur de vivre…

Cuenca, on s’y sent bien dès qu’on y met les pieds ! C’est pourtant une ville aussi importante que Quito mais l’ambiance y est totalement différente. Moins polluée, moins bruyante, plus jolie aussi, on ne peut que tomber sous son charme.

Des églises et des cathédrales à chaque coin de rue, des marchés, de belles demeures coloniales, des jardins et le Rio Tomebamba, voilà ce qu’offre une balade dans les rues de Cuenca.

Comme partout ailleurs en Equateur, nous avons pu constater à quel point les gens sont croyants et pratiquants. Nous avons même assisté au début d’une messe, joyeuse et gaie… On comprend que les églises soient pleines.

Nous avons également eu la chance d’être à Cuenca au moment de la fête de la culture : au programme concert, feu d’artifice, le tout en compagnie de Fanny, Thaïs et Damien que nous avions rencontrés à Baños !

Et puis, nous avons craqué… pour une glace, notre première depuis notre départ alors que les équatoriens passent leurs journées à en manger, et puis David a rencontré un vieux pote !

La tournée des marchés !

Le dimanche, c’est jour de marché dans les villages situés aux alentours de Cuenca, nous sommes donc partis à la découverte de cette vie locale bouillonnante.

Après une heure de bus, nous sommes arrivés à Gualaceo. Nous avons rencontré un premier petit marché couvert. Ceux-ci sont souvent organisés de la même manière :

  • le rez-de-chaussée est dédié à la vente denrées (fruits & légumes, viandes, céréales),
  • alors que le 1er étage est consacré à la restauration.

Nous avons trouvé là une vingtaine de stands où acheter du cochon grillé. Nous avons papoté avec une marchande qui nous a expliqué que le cochon est cuit entier dans un grand four pendant 12h… et pour cause, il père quand même 150 kg !

Le résultat est juste succulent… on vous laisse découvrir dans le coin des assiettes.

Après notre petite halle, nous sommes partis à la recherche du grand marché dominical et nous l’avons trouvé… en suivant les locaux !

Les 3 Fontaines à Cergy, vous connaissez ? Eh bien voilà, nous sommes tombés sur un immense bâtiment avec parking au rez-de-chaussée et étales dans les étages. C’était drôle de retrouver une telle configuration dans un village un peu reculé.

Après avoir déambulé dans cet endroit plein de vie, nous sommes allés reprendre un bus pour nous rendre à Chordeleg, le second village. Celui-ci est beaucoup plus petit que le premier et son activité est très axée sur la joaillerie. La place du village est entourée de bijouterie et apparemment les locaux e déplacent jusqu’ici lorsqu’ils souhaitent acheter un présent.

Côté marché aux denrées, nous n’avons trouvé qu’une petite halle. Peu importe, nous avons fait quelques emplettes et avons dégusté une assiette de porc grillé avant de rentrer à Cuenca. Une journée sympathique, loin des sentiers touristiques habituels.

La Nariz del Diablo

Bienvenus à bord du Petit Train des Andes !

El Tren del Ecuador a été construit au XIXème siècle, à la demande du Président de l’époque, pour permettre de relier Quito à Guayaquil (sur la côte) et Cuenca (dans la Sierra Centrale) de manière plus rapide et plus sûre que par la route.

Aujourd’hui, seul le tronçon touristique de la Nariz del Diablo, entre Alausi et Sibambe, continue à fonctionner. Il n’est donc plus possible de découvrir paisiblement la Avenida de los Volcanes, comme on l’appelle ici, entre Riobamba et Alausi. Le trajet se fait en bus à un rythme effréné, les équatoriens sont de vrais pilotes !

Alausi est une bourgade paisible qui semble vivre au rythme de son petit train. Le parcours démarre en centre-ville, au milieu des maisons puis s’enfonce progressivement dans la vallée, à flancs de montagnes, avant d’atteindre la Nariz del Diablo.

Cet ouvrage constitue une prouesse technique pour l’époque puisqu’il est certainement le train le plus haut du monde. Le parcours entre Alausi et Sibambe n’est pas très long en distance mais la différence d’altitude l’est beaucoup plus. Pour résoudre ce problème, les équatoriens ont utilisé une technique déjà connue au Pérou, le zigzag.

 Au-dessus de la gare de SIbambe, le train effectue deux changements de direction. Deux aiguillages situés avant le bout de la voie lui permettent de descendre des paliers. Arrivé à l’extrémité de la voie, le train part en marche arrière, passe un aiguillage, répète la manœuvre sur cette nouvelle voie et repart dans le bon sens quelques dizaines de mètres plus bas.

La vallée est vraiment très belle et nous avons été gâtés par le temps. A l’arrivée à Sibambe où une visite était prévue, nous avons fait la connaissance de Mario, le conducteur du train, un personnage !

Mario nous a parlé de son métier et nous a dit qu’il était très content de conduire sa belle motrice, une puissante machine de marque Alstom ! et oui, même loin de chez nous, nous retrouvons des petits bouts de France.