La croisière s’amuse !

La croisière s’amuse !

Lombok – Satonda Island – Sai – Komodo

Du 7 au 9 mars 2015

A la découverte de Lombok

Après notre semaine de farniente à Gili Air, nous sommes partis en croisière sur un bateau traditionnel, à destination de Flores. Avant de monter à bord, nous avons dû traverser l’île de Lombok en bus, entre Senggigi et Labuhan Lombok. Nous avons profité de ce trajet pour visiter un peu l’intérieur des terres et en apprendre un peu plus sur cette île à dominante musulmane.

Allemands, Suisses, Anglais, Canadiens, Belges, et nous, petits Français, constituions un groupe assez cosmopolite de 16 personnes. Nous sommes montés à bord d’un petit bus et avons pris la direction de Mataram, la capitale de Lombok, où nous avons fait une courte halte au bureau de la compagnie.

Lombok compte environ 3 millions d’habitants, 90% sont des Sasak, musulmans originaires de l’île, et 10% sont d’origine balinaise.

Notre première visite a été consacrée à Narmada, un temple balinais construit en 1727. L’endroit était vraiment très joli, situé juste en face du Gunung Rinjani (3 726 m), le second volcan d’Indonésie. Plusieurs temples se dressent au milieu de jardins et de bassins où l’aristocratie balinaise venait se détendre. Une piscine fait également partie du site et est encore utilisée dans le cadre de compétitions, un peu surprenant.

A l’heure du déjeuner, nous avons fait halte au village de Lendang Nangka et avons été accueillis dans un charmant petit lodge. Un buffet de spécialités indonésiennes nous attendait dans un cadre bucolique, à côté d’un petit bassin. A l’issue du déjeuner, nous avons pu observer quelques artisans à l’œuvre, l’un tressait des paniers, une dame faisait de la poterie et la dernière confectionnait une écharpe sur un métier à tisser. L’artisanat ne permet pas à ces gens de subvenir à leurs besoins mais leur attachement aux traditions les pousse à continuer. Confectionner une écharpe sur un métier à tisser demande à cette dame trois semaines de travail et ne lui rapporte que 100 000 Rp, à peine 7€…

Durant l’après-midi, nous avons surtout roulé pour rejoindre le port mais avons tout de même fait une halte à Lemor, une zone forestière protégée dans laquelle nous avons fait une courte randonnée.

Notre voyage s’est achevé à Labuhan Lombok où nous avons découvert notre embarcation pour les deux jours suivants. Nous avons dîné au village avant d’entamer notre navigation nocturne à destination de Satonda Island.

Une croisière… typique.

En réservant notre croisière, nous avions le choix entre dormir en cabine ou sur le pont, en mode dortoir. Nous ne savions pas trop comment cela allait se présenter mais, pour des raisons économiques, nous avons opté pour cette solution. Nous avons été un peu surpris en montant à bord mais finalement pas déçus par notre choix. De petits matelas sont installés sur des nattes, à même le sol, sur le pont supérieur du bateau couvert par un toit. La nuit, les côtés sont fermés par des bâches mais l’avant et l’arrière restent ouverts à tous les vents, il faut donc être un peu équipé. Il s’est néanmoins avéré être beaucoup plus confortable de dormir là que dans les cabines, celles-ci étant proches des moteurs et donc bruyantes et parfois polluées par les odeurs d’essence.

Mises à part des nuits parfois fraîches, nous avons passé une croisière très agréable. L’équipage, constitué de personnel expérimenté mais aussi de jeunes en formation, était très sympa ; et les repas, servis en buffet, étaient délicieux et copieux.

Escale à Satonda Island

Après une nuit de navigation, nous nous sommes réveillés au petit matin face à une île volcanique relativement petite. Entièrement couverte de verdure, elle abrite en son centre un important lac salé qui occupe la majeure partie de sa surface.

Lever de soleil

Lever de soleil

Nous nous sommes amarrés au large et avons rejoint la plage au moyen d’une petite embarcation pouvant accueillir une dizaine de personnes. Une fois à terre, nous avons profité de la marée haute pour aller explorer les fonds, celle-ci nous permettant d’éviter de marcher sur les coraux. La zone était vraiment riche en poissons et coraux, nous avons vu de gros concombres bleus, des poissons clown – certains sont de vraiment petites teignes et défendent avec vergogne l’algue qui les abrite, des poissons perroquet et beaucoup d’autres encore dont nous ne connaissons pas les noms. David a même réussi à dénicher à poisson pierre, il est quasiment indétectable tellement il ressemble aux rochers sur lesquels il se repose.

Après la mer, nous sommes allés explorer le lac salé, nous avons marché 5 mn vers le centre de l’île et sommes arrivés à cette « mer » intérieure. Le site ressemble à un cratère qui se serait rempli d’eau de mer, mais ici, pas de coraux ni de poissons, mis à part une toute petite espèce qui vient vous « nettoyer » la peau. On ressent des sensations bizarres en les laissant œuvrer, ça chatouille et ça gratouille !

L'heure est à la méditation

L’heure est à la méditation

La journée s’est poursuivie par une longue navigation d’environ 7h le long de la côte nord de Sumbawa… Les heures ont filé paisiblement, entre découverte des paysages côtiers et farniente.

Des étrangers à Sai

Sai, c’est un petit village de pêcheurs perdu sur la côte nord de Sumbawa, le bout du monde… Ici, on n’a rarement, voire jamais, vu de « blanc » alors, quand un bateau débarque ses passagers pour une visite du village, c’est un évènement.

Jolies frimousses

Jolies frimousses

Quand nous avons posé le pied à terre, nous avons été assaillis par des dizaines d’enfants de tous âges. Des sourires radieux illuminaient tous ces visages à la fois surpris et heureux de notre arrivée. Certains nous interrogeaient, contents de pouvoir mettre en pratique les quelques mots d’anglais appris à l’école ou ailleurs. Les plus intrépides nous attrapaient par la main, nous demandant de les prendre en photo, alors que les plus timides posaient une main furtive sur cette peau blanche qui les fascine.

Durant une petite heure, nous avons arpenté les rues du village, hélés de toutes parts aussi bien par les adultes que par les enfants qui ne nous ont pas quittés. Ils étaient tous tellement gentils, on pouvait lire le bonheur sur leur visage, ils semblaient comblés par le fait que nous soyons simplement là, à leur parler.

Leur demande la plus fréquente, que nous les prenions en photo pour leur montrer, avant bien sûr de nous demander nos prénoms et d’où nous venions. Nous aurions pu nous sentir mal à l’aise, un peu voyeurs – Chuchu a eu ce sentiment – de visiter ces gens qui n’ont rien, qui vivent dans la saleté et la misère, mais ce moment a été tellement riche de bonheur et de générosité dans les regards et les gestes que nous sommes repartis nous aussi heureux d’avoir pu rencontrer ces personnes…

Komodo et son fameux dragon

Lever de soleil sur la région de Komodo

Lever de soleil sur la région de Komodo

Quand la mer s'enflamme...

Quand la mer s’enflamme…

C’est sous un ciel rosé, au lever du soleil que nous avons découvert les côtes de l’île de Komodo. Après avoir dégusté quelques délicieux pancakes, nous avons débarqué à quai, à l’entrée du parc national qui protège l’île dans son intégralité. Après nous être acquittés d’un droit d’entrée exorbitant – 215 000 Rp en semaine et 290 000 Rp le week-end soit respectivement 15 et 20€, nous avons été accueillis par les rangers du parc. Ceux-ci nous ont délivré quelques consignes de sécurité avant que nous entamions notre randonnée dans le parc.

Après seulement 5 minutes de marche, nous sommes tombés sur notre premier dragon, un beau spécimen d’environ 3 mètres de long à la corpulence imposante. Notre guide nous a demandé de cesser de faire du bruit et nous avons pu approcher à moins de 5 mètres. Intrigué par notre présence, il s’est retourné tranquillement et a commencé à venir dans notre direction. Les rangers, équipés d’un simple bout de bois dont l’extrémité forme un V, ont repoussé l’animal sur le côté du chemin et nous ont demandé de reculer. On pouvait lire l’inquiétude dans leurs yeux, ils semblent se méfier du dragon comme de la peste. L’animal n’a pas opposé de résistance et s’est enfoncé dans la forêt.

Un peu plus loin dans la forêt, alors que nous arrivions à un point d’eau quasiment asséché, les rangers ont aperçu un autre dragon, presque aussi gros que le premier. L’endroit où nous nous trouvions constitue pour l’animal un bon terrain de chasse dans la mesure où les animaux du parc viennent s’y abreuver.

L’île de Komodo compte environ 2 900 dragons pour une population de l’ordre de 2 000 habitants. Cet énorme lézard aux allures préhistoriques – sa peau est rugueuse et noire – semble plutôt mou. Malgré tout, les individus les plus jeunes peuvent se déplacer à une vitesse approximative de 18 km/h alors que les adultes, plus lourds, se meuvent plus doucement.

Pendant près de 2h, nous avons sillonné le parc, entre forêt, plaines et collines. L’île, ponctuée de montagnes plus ou moins hautes, est couverte de verdure et bordée d’une eau limpide. La zone est d’ailleurs connue pour ses fabuleux spots de plongée, nous nous sommes pour notre part limités au snorkelling. Nous avons troqué le short et les grosses pantoufles pour la tenue de rigueur à Pink Beach, tongs et bikini. Cette magnifique baie, bordée de sable aux teintes rosées, est le passage obligé de toutes les embarcations quittant le parc national. L’eau y est beaucoup plus froide qu’ailleurs – quoique supportable, mais nous avons été mal habitués ces dernières semaines – mais les fonds sont riches de coraux et de poissons. Nous y sommes arrivés de bonne heure et avons pu profiter de ce petit paradis avant l’arrivée des hordes de touristes.

Notre baignade terminée, nous avons grimpé une petite colline et sommes allés admirer un sublime panorama. Vallées et montagnes sauvages, au pied desquelles se nichent des plages de sables blancs, voici les paysages qu’offre l’île de Komodo…