Hô Chi Minh Ville la plus grande ville du Viêtnam

La plus grande ville du Viêtnam, Hô Chi Minh Ville

Du 27 au 30 avril 2015

Mission visas pour l’Inde – épisode 1

En tant que citoyens français, nous sommes assez bien lotis puisque nous pouvons pénétrer sur de nombreux territoires dans le monde sans avoir à demander de visa. Jusqu’à notre arrivée en Asie, nous n’avons eu absolument aucune démarche à faire étant donné que nos visas pour l’Australie avaient été gérés par l’agence de voyage.

Eh bien, nous nous serions bien passés de ces paperasseries qui ne nous manquaient pas. En Indonésie et au Cambodge, les demandes peuvent se faire directement en arrivant sur le territoire, à l’aéroport. Rien de compliqué, il faut juste avoir quelques billets en poche, le dollar américain ayant la préférence de toutes les nations.

Au Viêtnam et en Inde en revanche, impossible de demander son visa à l’arrivée, il faut les faire établir avant. A Phnom Penh, nous étions logés dans une superbe guesthouse et la gérante de l’établissement s’est chargée de tout, un vrai bonheur. Malheureusement, nous n’avons pas eu la présence d’esprit de faire notre demande de visa pour l’Inde en même temps.

Dès notre arrivée au Viêtnam, nous nous sommes inquiétés du problème. La réceptionniste de notre hôtel à Can Tho, à qui nous avion demandé de contacter l’ambassade, nous a donné une adresse à laquelle nous nous sommes rendus en arrivant à Ho Chi Minh Ville. Nous avons traversé la moitié de la ville en bus et avons atterri dans une ruelle déserte. Nous avons fini par trouver l’adresse indiquée mais, en lieu et place d’une ambassade, nous avons trouvé une dame allongée dans son salon, une soi-disant agence de visa. La dame nous a expliqué que nous arrivions juste au début des congés et que nous n’aurions pas nos visas avant une dizaine de jours, nous étions atterrés.

Au final, nous avons décidé de poursuivre notre voyage vers le nord, en laissant passer les congés et les jours fériés, et de tenter notre chance à Hanoï.

Hô Chi Minh Ville, une cité sans charme

Hô Chi Minh – anciennement appelée Saigon – est une ville immense, les immeubles s‘alignent le long de grandes artères interminables, la circulation y est dense, les rues sont bruyantes, en résumé, une cité sans grand charme. Ce n’est plus une surprise, nous ne sommes pas adeptes des grandes villes, certaines ont tout de même réussi à nous séduire mais pas cette fois.

Nous étions installés dans le District 1, un quartier animé où se concentre la majorité des touristes. Pendant 3 jours, nous avons arpenté la ville, partout se préparaient les célébrations du 40e anniversaire de la réunification du pays. Nous avons visité le marché couvert de Ben Thanh et avons trouvé là tout ce que nous fuyons, des commerçants insistants.

En continuant notre promenade, nous sommes arrivés dans un quartier en pleine rénovation. De grandes tours de verres s’élèvent au-dessus de vieux immeubles, l’hôtel de ville – un magnifique édifice – trône à l’extrémité d’une immense rue piétonne, la première de la ville, fraîchement inaugurée. Le soir du 40e anniversaire de la réunification, les jets d’eau ont été mis en route. De très nombreux habitants avaient fait le déplacement et il régnait sur l’avenue une atmosphère détendue et chaleureuse.

Rendez-vous avec l’histoire au Musée des Souvenirs de Guerre

Ce musée est dédié à la guerre du Viêtnam qui opposa le Nord Viêtnam – communiste – au Sud Viêtnam, alors République Démocratique, entre 1954 et 1975.

L’exposition évoque notamment les différents aspects de l’intervention américaine. L’enlisement du conflit et l’envoi d’appelés pour renforcer les troupes a sensibilisé l’opinion publique qui s’est fortement mobilisé pour s’opposer à cet engagement. Le mouvement a gagné de nombreux pays, des centaines de manifestations ont eu lieu et des gens ont même donné leur vie pour faire entendre leur voix.

Une partie de l’exposition met en lumière les drames de cette guerre, les exactions commises, notamment envers les civils, mais aussi l’utilisation d’armes chimiques par l’armée américaine, alors interdites par la Communauté Internationale. Durant 17 ans, des centaines de milliers de tonnes de bombes se sont abattues sur le pays mais ce sont certainement les armes chimiques qui ont fait et font encore les plus gros dégâts.

Bombe au phosphore, napalm, agent orange, autant de substances qui ont fait des ravages parmi les populations civiles mais aussi les militaires.

L’agent orange est la substance la plus toxique découverte à ce jour. Contenant notamment de la dioxine, ce défoliant chimique est responsable de plusieurs maladies chez les personnes exposées. La stabilité de la dioxine lui confère un effet durable sur les habitants des régions touchées, occasionnant ainsi des cas de cancers ou de malformations à la naissance. Ce produit ayant été répandu par avion au-dessus des forêts vietnamiennes, il a contaminé des régions entières et ce, pour des décennies. 40 ans après la fin du conflit, le Viêtnam compte aujourd’hui encore les victimes de l’agent orange.

Avant de visiter ce musée, nous avions croisé des personnes mutilées, présentant des malformations ou des « problèmes » de peau mais nous n’avions pas fait la relation. Aujourd’hui, nous prenons la mesure des conséquences de ce conflit, un drame dont les traumatismes ne sont pas prêts de s’effacer…

Les ravages du napalm

Les ravages du napalm

Nous avons terminé notre visite du musée par une exposition photos très intéressante. Deux photographes, l’un américain, l’autre vietnamien, ont travaillé pendant plusieurs années à collecter des centaines de clichés pris durant le conflit. Ces images retracent le conflit, dans les deux camps, des instants de guerre poignants.

Place à la détente…

Après avoir testé les massages en Thaïlande, nous nous devions de faire de même au Viêtnam. Sur les conseils de César, le français rencontré à Can Tho, nous nous sommes rendus chez Mimi Spa, un petit salon caché dans une ruelle. Nous avons été gentiment accueillis et avons discuté avec la patronne, notamment de César. Il était venu se faire masser la veille, nous l’avions donc raté de peu.

Nous étions un peu fatigués et avons décidé de nous faire plaisir, nous nous sommes laissés aller pendant presque deux heures sous les mains expertes de deux jeunes filles. Elles manquaient un peu de douceur mais nous avons tout de même passé un moment agréable, après le corps, nous avons eu droit à un massage des pieds aux pierres chaudes, sympa.

Nous sommes sortis de là un peu flapis mais tous neufs, prêts à repartir vers nos aventures.

Dernier dîner, dans la rue

Dernier dîner, dans la rue

Et si on jouait à la dinette !

A Hô Chi Minh Ville comme partout ailleurs au Viêtnam, on mange principalement dans la rue. Les restaurants à l’occidental sont davantage plébiscités par les touristes que par les vietnamiens qui leurs préfèrent les petits boui-bouis de rue.

Ces petites échoppes offrent à leurs clients une « salle » de restaurant originale – le trottoir, et un mobilier adapté à leur morphologie – des tables et chaises/tabourets en plastiques, pour enfants. Désireux de nous imprégner au maximum de la culture locale, nous avons pris pour habitude de manger là où les locaux mangent. Oui, mais pour des occidentaux, manger sur du mobilier pour enfant s’apparente davantage à jouer à la dinette !