Hanoï une capitale où il fait bon vivre

Hanoï, une capitale où il fait bon vivre

Du 11 au 13, puis 17 au 19 mai 2015

Hanoï, la ville village

Capitale du Viêtnam depuis 1945, Hanoï est une ville animée et charmante. Le centre-ville borde les rives du lac Hoan Kiem, d’un côté, de grandes artères arborent fièrement leurs boutiques de luxe et, de l’autre, la vieille ville vous plonge dans son tourbillon.

Après un mois bien occupé, nous avons posé nos sacs à Hanoï et profité de sa douceur de vivre. L’heure était à la détente et non à la culture. Nous avons flâné dans ses ruelles étroites et observé les pièces qui s’y jouent chaque jour. Alors que certains s’agitent dans une chaleur moite, d’autres attendent le chaland à l’ombre des grands arbres qui bordent les façades décrépis de la vieille ville. La note colorée de leurs fleurs mauves apportent un brin de fantaisie à cette cité vieillissante mais pleine de caractère.

Vous êtes assoiffé par la chaleur, asseyez-vous au coin d’une rue et dégustez une bia hio, la bière pression locale. Vous trouverez là une armée d’hommes, grignotant des cacahuètes et fumant la pipe à eau, certainement l’un des meilleurs endroits pour s’imprégner de l’ambiance de la ville.

Couverts, de la tête aux pieds

Si nous, occidentaux, recherchons le soleil, ici, c’est tout l’inverse, les locaux le fuient. Par 35°C, sous un soleil de plomb, nombreux sont ceux qui sont vêtus comme en automne, pantalon, veste et chaussures fermées.

Les femmes, elles, sont à la mode « pyjama », toujours vêtues d’ensembles coordonnés, elles vaquent à leurs occupations dans une tenue qui nous paraîtrait appropriée pour traîner à la maison.

Un autre détail caractéristique, elles sont nombreuses à porter un masque sur le visage, notamment lorsqu’elles sont en scooter mais pas seulement, nous en avons aussi vu dans les bus ou simplement dans la rue. Intrigués par cette habitude, nous avions posé la question à notre amie Hoa. Elle nous avait alors expliqué que les femmes vietnamiennes aimeraient avoir la peau la plus blanche qui soit et, pour cela, elle protégeait leur visage de l’agression du soleil. Le masque servait aussi, dans certaines circonstances, à les protéger contre la pollution.

Outre le visage, les femmes couvrent aussi le reste de leur corps et ce, jusqu’à leurs mains. Lorsqu’elles sont en scooter, elles portent de petits blousons dont les manches courent en V jusque sur leurs mains et, quand elles n’en sont pas équipées, elles n’hésitent pas à mettre des gants ! Et sous le casque, la capuche vient enfermer leur tête, les laissant comme des fantômes…

La vie, en petit

Le Viêtnam est le pays du tout petit, à commencer par ses habitants ! Trêve de plaisanteries, ici, tout est à taille réduite. Les bâtiments sont tous très étroits et construits en étages, les chambres d’hôtel ressemblent à de larges couloirs, tout comme les boutiques qui ne mesurent parfois que quelques mètres carrés. Tous les articles s’entassent alors à l’intérieur, recouvrant l’espace du sol au plafond et parfois même jusqu’à la façade.

Des habitations étroites, tout en hauteur

Des habitations étroites, tout en hauteur

Le plus caractéristique reste tout de même le mobilier utilisé par les restaurants de rue ou les petits boui-bouis. Tout est à taille d’enfant, les tables, les chaises et parfois même, les couverts. Pendant près d’un mois, nous avons mangé dans la rue, à 20 cm du sol – dur dur pour Chuchu et sa souplesse légendaire – et souvent juste à côté de la chaussée, à la locale.

Tout dans la rue

A Hanoï comme dans le reste du Viêtnam, les gens vivent, ou du moins, travaillent dans la rue. Des commerçants qui envahissent les trottoirs de leurs étals aux restaurateurs qui y installent leurs cuisines en passant par les ateliers de conception ou de réparations en tout genre, la rue est le poumon de l’activité. Bien sûr, il ne faut pas oublier les vendeurs ambulants qui sillonnent la ville pour vous proposer des produits aussi variés que des vêtements, des fruits, du papier WC ou des coton-tige…

Dès l’aube, tout le monde déballe son attirail et prend possession du moindre centimètre carré, pour le plus grand bonheur des piétons, à commencer par David qui aura pesté à chacune de nos promenades. Et puis, quand ce ne sont pas les commerçants qui envahissent la place, les scooters prennent le relais… Décidément, il ne fait pas bon être piéton en Asie !

De l’aube au crépuscule

Au Viêtnam, les journées commencent vers 5h du matin pour se terminer tard dans la nuit. Les commerces sont ouverts tout le temps, certaines chaînes fonctionnant même 24h/24 dans les grandes villes. Envie d’acheter une petite robe à 21h, vos souvenirs la veille de partir, aucun problème, vous trouverez toujours quelqu’un, et pour cause, la plupart des vietnamiens vivent dans leur commerce. En général, celui-ci est installé au rez-de-chaussée de leur maison ou dans la pièce donnant sur rue. Ils mangent là, dorment là, une grande partie de leur journée étant consacrée à attendre le client. Dans les petits restaurants, vous trouverez souvent une partie de la famille attablée, voire même le personnel, et aurez la joie de manger au son des dessins animés ou des séries à l’eau de rose. Pour moins de familiarité, choisissez des restaurant plus « touristiques » mais aussi moins authentiques.