Escale sur la côte Est de Bali

Escale sur la côte Est de Bali

Du 26 au 28 février 2015

Padangbai…

Après nous être imprégnés de la culture balinaise, nous avons décidé d’aller goûter aux plaisirs de l’Océan Indien en découvrant les Iles Gili. Passage quasiment obligé pour se rendre dans ce petit paradis, Padangbai est un village de pêcheurs situé sur la côte est de Bali.

Nos au revoir fait à Ati et Anom, Dolit nous a conduits à Ubud où nous avons pris un bémo – minibus – à destination de Padangbai. Après environ 1h30 sur la deux voies qui dessert la côte sud de l’île, nous sommes arrivés dans un petit village au bord de l’eau.

A peine avions-nous posé le pied par terre que nous étions assaillis de locaux nous demandant si nous avions besoin d’un logement, d’un taxi ou d’un billet pour les Iles Gili. Nous avons patiemment remercié tous ces gens et nous sommes mis en quête d’un petit hôtel. Nous avons élu domicile au Pondok Wisata Parta, un établissement sans prétention, dans une chambre double avec ventilateur et eau froide, budget oblige.

Nous aurions pu naviguer directement vers les îles mais les commentaires du guide laissaient entendre qu’il pouvait être agréable de profiter des plages environnantes. Nous y avons donc fait une courte – mais suffisante – halte de deux jours.

Padangbai borde une petite baie depuis laquelle on aperçoit Nusa Penida, une île au sud-est de Bali. Dans la baie, on trouve aussi bien des bateaux de pêcheurs que les ferrys qui relient quotidiennement Lombok, une grande île plus à l’est. Le village compte de nombreux clubs de plongée, des hôtels plus ou moins chics ainsi que quantité de restaurants, le tout établi sur le bord de mer. L’ambiance y est détendue, la plupart des locaux attendent les cars de touristes en transit pour les Iles Gili, pressés de leur vendre leurs sarongs et autres babioles ou, mieux encore, un billet de speedboat pour rallier le paradis.

Rencontre… avec des québécois

Le village n’étant pas très étendu, nous nous sommes installés à l’une des nombreuses terrasses du bord de mer pour déjeuner. Quelques minutes plus tard, un couple nous a rejoints et s’est installé un peu plus loin. Au bout d’un moment, le monsieur s’est adressé à nous, curieux de savoir d’où venaient ces amis francophones, lui étant québécois.

Durant tout le repas, nous avons conversé sur nos projets respectifs en Indonésie. Ce n’était pas la première fois pour eux, nous avons donc obtenu quelques informations pour la suite de notre voyage. A la fin du déjeuner, nous nous sommes présentés et salués, quasiment certains de nous croiser à nouveau dans cette petite bourgade.

Effectivement, nous avons eu le plaisir de revoir plusieurs fois Jean et Marie-Hélène, à la plage ou en ville, où nous avons à chaque fois engagés de longues conversations.

Nos cousins québécois, Marie-Hélène et Jean

Nos cousins québécois, Marie-Hélène et Jean

Une catastrophe écologique

Après avoir découvert l’intérieur des terres, nous étions curieux et pressés de profiter du bord de mer, alléchés par les images et commentaires que nous avions pu voir en préparant notre voyage.

Pour commencer, nous sommes partis au nord-est du village, à Blue Lagoon Beach, une petite plage de sable blanc qualifiée de paradisiaque. Nichée au pied d’une colline verdoyante, dans une petite baie protégée, Blue Lagoon Beach pourrait effectivement être un endroit paradisiaque, si vous faites abstraction des déchets qui jonchent la plage et de ceux, non moins nombreux, qui flottent à la surface d’une eau transparente et turquoise.

C’est une catastrophe, la nature y est sublime mais totalement dégradée par la non éducation et la non sensibilisation de la population aux problématiques environnementales. Le pire dans tout cela, c’est de croiser des touristes occidentaux, conscients, eux, de la nécessité d’agir pour stopper ce genre de catastrophe écologique, et de les voir jeter leurs déchets par terre ou en mer comme le font les locaux, sous prétexte que l’endroit est déjà sale…

Devant ce spectacle désolant, nous sommes restés un bon quart d’heure totalement assommés. Nous avons fini par nous asseoir sur une pierre pour tenter de profiter du moment, en faisant abstraction de nos convictions. David a eu le courage – ou l’inconscience – d’aller se baigner dans cette poubelle, curieux de découvrir des fonds marins peut-être, exceptionnels. Au bout d’un quart d’heure, il est ressorti dégoûté, les poissons nageaient au milieu de sacs et de bouteilles en plastique, d’emballages en tous genres et de débris divers. La sensation du sac plastique collé sur son corps avait eu raison de sa soif de découverte.

A notre retour, nous avons discuté de notre triste expérience avec un local qui nous a indiqué une autre plage. Le lendemain, nous avons traversé le village à la recherche de cette fameuse plage. A un moment donné, nous avons aperçu un panneau fait maison indiquant « White sand beach », il était apposé sur une clôture de chantier, au pied d’un sentier chaotique qui remontait une colline. Nous nous sommes engagés et, arrivés au sommet, avons aperçu une jolie plage – vue d’en haut – bordée de cocotiers. Nous sommes descendus par un sentier tout aussi chaotique et avons atteint Bias Tugal, une plage de sable blanc. Celle-ci était plutôt propre – toujours quelques déchets mais rien comparé à la précédente – et aucune ordure ne semblait flotter dans la mer.

Un p'tit creux

Un p’tit creux

Nous nous sommes équipés de nos masques et tubas et avons plongé dans une eau claire et chaude. Là encore, malheureusement, nous avons découvert des fonds souillés de déchets, la situation était toutefois moins catastrophique qu’à Blue Lagoon. Nous avons vu une jolie petite raie tachetée de mauve ainsi que de nombreux poissons. Nous avons traversé la baie tranquillement, curieux de trouver de nouvelles espèces mais sommes vite revenus au point de départ, l’autre extrémité étant beaucoup plus sale et la visibilité rendue mauvaise par des particules en suspension. Au retour, mon regard cherchait de gros poissons lorsqu’il a croisé une tortue, puis deux, elles étaient magnifiques, de jolies carapaces marron et noir. Nous en avons suivi une pendant un petit moment, elle était toutefois beaucoup plus farouches que celles de Calédonie.

La tradition perdure

La tradition perdure

Notre baignade terminée, nous nous sommes installés sur la plage pour profiter du beau soleil et de la vue. Peu après, nous avons vu nos amis Jean et Marie-Hélène arriver, Padangbai est vraiment un tout petit endroit. Nous nous sommes assis ensemble et avons refait le monde, désolés par tant de beauté gâchée.