En route pour l’Outback !

En route pour l’Outback !

En route pour l’Outback !

Du 27 au 28 janvier 2015

Les préparatifs

Notre retour au statut de piétons aura été de courte durée puisqu’à peine 24h après avoir rendu notre titine, nous sommes allés récupérer un van 4*4 pour partir à la découverte du désert australien. Nous étions impatients de prendre possession de notre nouvelle maison roulante mais avons un peu déchanté au moment de l’état des lieux.

En fait, il s’agit d’un pick-up 4*4 sur lequel a été installée une cellule dont le toit se soulève lorsque le véhicule est stationné. Nous avons fait le tour avec la fille de l’agence qui nous a expliqué comment tout fonctionnait, ou ne fonctionnait pas. A l’intérieur, nous disposions d’un petit réfrigérateur type glacière électrique, d’un évier alimenté par un bidon – il faut pomper sur le robinet pour avoir de l’eau, d’une plaque de cuisson qui ne fonctionnait pas et avait donc été remplacée par une plaque au gaz portative et d’une climatisation.

Côté intérieur, c’était plutôt vieillot et en mauvais état, la bâche de toit avait été rafistolée sur l’avant et condamnait donc une aération, une porte de placard ne fermait plus et avait été fixée par du scotch, bref, pas très engageant mais bon, c’était une première expérience de location de van et nous n’avions pas vraiment de référence. Nous avons aussi été dotés d’une balise de détresse au cas où nous serions en difficulté au beau milieu du bush, sans personne pour nous venir en aide. Nous sommes donc partis avec notre vieux pick-up, en espérant qu’il ne nous lâcherait pas en route.

Notre maison roulante

Notre maison roulante

Après cela, nous sommes partis au supermarché faire le plein pour 3 semaines car d’une part, on ne trouve vraiment pas grand-chose dans le désert et, d’autre part, tout y est très cher. Nous avons réussi à stocker quelques denrées périssables type viande, yaourt, beurre et fromage dans notre mini frigo et pour le reste, nous avons opté pour quelques légumes (courgettes, carottes et tomates) et denrées sèches comme des pâtes, des chips, quelques conserves et des gâteaux secs pour le dessert ! Nous avons également fait un gros plein d’eau – 25 litres en cubis – pour prévenir tout problème rencontré dans le désert qui nous clouerait plusieurs jours sur le bord de la route.

Nos estomacs mis en sécurité, nous nous sommes occupés du 4*4. Nous avons complété notre réservoir de 80 litres avec 40 litres supplémentaires en jerricans. De la même manière que pour les autres produits, on ne trouve pas de station-service à chaque croisement de piste et les prix dans le désert peuvent devenir exorbitants.

Une fois parés, nous avons pris la route en direction de Port Augusta, à 325 km au nord d’Adélaïde.

Nos premiers pas en South Australia

Durant ce premier trajet en direction de Port Augusta, nous avons connu nos premières chaleurs, il ne faisait pas encore extrêmement chaud à l’extérieur mais derrière les vitres du van, c’était autre chose, et comme nous sommes anti-climatisation, nous avons commencé gentiment à nous acclimater.

Les paysages sont devenus plus désertiques, de grandes plaines jaunies par le soleil avec, à l’horizon, quelques montagnes.

Port Augusta, c’est un peu la porte d’entrée vers l’Outback australien, le désert en somme. Nous nous sommes donc rendus au I-Center pour obtenir quelques informations sur notre parcours et vérifier que nous avions bien pris toutes les précautions nécessaires.

Port Augusta

Port Augusta

Tout d’abord, nous avons appris que nous ne pourrions pas nous rendre au Lake Eyre North, le point le plus bas d’Australie, situé à 15 mètres sous le niveau de la mer, et aussi le plus grand lac du territoire. Quinze jours auparavant, la région du Centre avait connu plusieurs jours de pluies diluviennes qui avaient inondé une grande partie du territoire. La piste était donc encore sous les eaux et interdite d’accès jusqu’au 15 mars ! Et en Australie, on ne rigole pas avec les fermetures de route qui peuvent vous valoir quelques milliers de dollars d’amende si vous vous y aventurez. Bref, nous n’étions pas encore partis que nous devions déjà modifier notre itinéraire…

La dame du I-Center nous a également alertés sur les fortes chaleurs de l’été et nous a indiqué que nous pourrions être confrontés à des températures atteignant les 55°C. Nous avons donc révisé notre copie et sommes allés faire un second plein d’eau, au final, nous sommes partis avec 55 litres d’eau de source, sans compter les 40 litres dont nous disposions dans les bidons fournis avec le 4*4.

A nous les merveilles de l’Outback

Après Port Augusta, nous avons quitté ce que l’on peut appeler les grandes villes pour nous enfoncer dans l’Australie du Sud. Nous avons roulé jusqu’à Wilpena, 190 km plus au nord, et toujours sur une route goudronnée.

Premiers pas dans le bush...

Premiers pas dans le bush…

En route, plusieurs sites d’intérêt nous ont conduits sur nos premiers sentiers dans le bush. Le premier, Arkaroola Rock, était un énorme rocher sur lequel ont été retrouvées des peintures aborigènes. Cela nous a fait penser à des peintures préhistoriques, tant en termes de formes que de couleurs. Les dessins sont assez sommaires, on dirait que certains ont été réalisés par des enfants. On peut parfois deviner des animaux ou bien des personnes, alors que d’autres représentations sont plus symboliques.

Plus loin, nous avons fait quelques kilomètres de piste pour partir à la découverte de Sacred Valley, un endroit sacré pour les aborigènes. Nous avons parcouru un petit canyon dans lequel nous avons trouvé quelques peintures aborigènes, des éléments beaucoup plus symboliques que sur les précédentes. Les rochers étaient très beaux, de couleur rouge, verte et parfois plus sombre.

Nous étions en train d’admirer les lieux lorsque nous avons entendu un bruit d’eau, il y avait là un kangourou en train de boire dans une flaque et nous ne l’avions même pas vu. Il nous a regardé avant de fuir en grimpant une colline rocheuse relativement escarpée, quelle agilité ! Nous avons retrouvé notre kangourou plus loin, à la sortie du canyon, à un endroit où il n’était plus en danger puisque très ouvert. Nous avons trouvé de magnifiques arbres aux formes étranges, l’un deux avaient même le tronc fendu en deux parties, surprenant.