Bangkok, entre tradition et modernité

Bangkok, entre tradition et modernité

Du 2 au 6 avril 2015

 

Un long… voyage

Notre tournée des îles terminée, nous avons mis le cap sur la capitale, Bangkok. Notre périple depuis Ko Tao a évidemment débuté en bateau et, c’est après 2h de navigation et 1h de bus que nous avons rejoint Chumphon, une ville située à 500 km au sud de Bangkok.

Au revoir Ko Tao...

Au revoir Ko Tao…

Nous avions 2h à tuer avant de monter à bord de notre train, nous sommes donc partis arpenter le marché de nuit de Chumphon à la recherche de notre dîner. Attablés sur le trottoir avec les locaux, nous avons dégusté le traditionnel pad thaï, préparé « minute » dans une carriole installée sur la chaussée, un repas, authentique !

Vers 20h, notre train est entré en gare – avec une petite demi-heure de retard – et nous avons pris possession de nos couchettes. Ici, pas de cabine mais un wagon couchettes, tout le monde dort ensemble, les fauteuils de la journée ont été transformés en lit et chacun se prépare pour une longue nuit de voyage.

Le wagon n’est pas climatisé, seuls des ventilateurs agitent l’air chaud qui pénètre par toutes les ouvertures, en Thaïlande, on voyage fenêtres et portes ouvertes. Après avoir tant bien que mal calé nos gros sacs sur les portes bagages, nous nous sommes allongés dans nos couchettes et avons tiré les rideaux. La fatigue ayant eu raison de la lumière et du bruit, nous nous sommes assoupis rapidement et n’avons ouvert les yeux que 10h30 plus tard, à notre arrivée à Bangkok.

Après 16h30 de voyage, nous avions hâte de nous poser et de prendre une bonne douche mais la valse des transports n’était pas encore terminée. Pour rejoindre notre logement, nous avons pris le MRT – Metropolitan Rapid Transit, en d’autres termes, le métro, puis le Sky Train – BTS pour Bangkok Mass Transit System, une autre ligne mais aérienne cette fois-ci. En quelques minutes, nous sommes passés d’une chaleur étouffante et moite à un réfrigérateur, ici les transports sont climatisés à 18°C, mieux vaut donc se couvrir !

Une fois arrivée à la station Bang Chak, nous avons marché une trentaine de minutes avant de trouver notre logement. Nous avons eu du mal à comprendre comment les rues étaient nommées – un vrai casse-tête quand on ne connaît pas – mais nous avons fini par nous en sortir. Après quasiment 20h de voyage, nous avons posé nos valises dans un studio simple mais très agréable.

Une métropole pleine de contrastes

Bangkok est une ville surprenante, une fourmilière qui marie tradition et modernité, luxe et pauvreté, le tout dans une ambiance souvent chaotique mais parfois aussi, apaisée. Ici, les constructions dernier cri, disposant d’équipements luxueux (conciergerie, salle de sport, piscine), jouxtent de vieilles bicoques voire des maisons délabrées ; riches et pauvres semblent cohabiter dans la plus grande harmonie.

Côté transports, le réseau se modernise mais il reste encore beaucoup à faire. Seules 3 lignes de métro (MRT et BTS) traversent la ville d’est en ouest, et du nord au sud. Ces aménagements relativement récents facilitent la vie des habitants, sans toutefois réussir à désengorger un réseau routier au bord de l’étouffement. Des bus hors d’âge couvrent les zones oubliées mais il nous a été impossible de trouver un plan des lignes. Pour vous balader, il vous reste alors les tuk-tuk, eux aussi coincés dans les bouchons, ou bien vos pieds…

Autre moyen très agréable de découvrir Bangkok, une balade en bateau sur la Chao Phraya River. Plusieurs options s’offrent à vous, monter à bord d’un bateau touristique et bénéficier d’une visite guidée ou, emprunter les bateaux publics et vous faire brailler dessus par la vendeuse de tickets qui veut que vous alliez vous entasser au fond du bateau pour faire de la place aux prochains passagers. Nous avons tant bien que mal tenté de la faire sourire mais en vain. Au final, peu importe votre choix, vous reviendrez enchanté par cette incursion au cœur de la ville, petites maisons sur pilotis, hôtels de luxe, grandes tours de verre, énormes barges transportant des matériaux divers, voici le tableau que vous garderez en tête. Avec un peu de chance, vous aurez embarqué en fin d’après-midi à destination de l’Asiatique Market – le Cour Saint-Emilion de Bangkok – et profiterez d’un magnifique coucher de soleil sur le fleuve.

A votre santé !

A votre santé !

Bangkok a aussi son Chinatown

Un peu comme dans toutes les grandes métropoles, Chinatown est un passage obligé de Bangkok. Le quartier est organisé par spécialités, les vendeurs de tissus en tous genres jouxtent les magasins de matelas puis viennent les mécaniciens et les vendeurs de pièces détachées, les dépôts de matériaux de construction où des kilomètres de fers à béton s’entassent sur les étagères. Besoin d’un palan, de câble, de matériel Hi-Fi, aucun problème, de vieilles maisons poussiéreuses en sont remplies.

Le quartier de Chinatown

Le quartier de Chinatown

Après avoir déambulé dans les rues et nous être imprégnés de l’ambiance du quartier, nous nous sommes aventurés dans son marché. Une immense ruelle, protégée par des tôles, coure sur plusieurs centaines de mètres et traverse plusieurs pâtés de maisons. Les boutiques, toutes en longueur et parfois minuscules, empiètent sur la ruelle qui le devient tout autant. Malgré tout, nombreux sont ceux qui y circulent à moto ou en scooter, parvenant à se frayer au chemin parmi la foule. Il faut parfois jouer des coudes pour parvenir à faire 10 mètres mais l’endroit est vraiment plaisant.

On trouve tout et n’importe quoi à Chinatown, bijoux, vêtements, souvenirs, jouets, babioles en tous genres, nourriture, c’est une vraie mine d’or pour qui prend le temps de chiner. J’aurais pu passer des heures à fouiner mais mon amoureux n’a curieusement pas le même attrait que moi pour les marchés… Il faudrait quand même qu’ils pensent à aménager deux ou trois terrasses de café !

Retrouvailles… au bout du monde

Premier coloc de notre tour du monde, mon frère Cédric bien sûr ! Depuis notre arrivée en Thaïlande il y a presque 2 semaines, nous étions pressés de vivre ce moment, nos premières retrouvailles après 9 mois de voyage, c’est qu’il commençait à nous manquer sérieusement notre Kiki !

On est prêt !

On est prêt !

Nous avions tout préparé, une banderole avec tous ses p’tits noms, les piluches, un petit compagnon de voyage dégotté à Chinatown, bref, il ne manquait plus que lui. Son arrivée était prévue à 5h50 à l’aéroport de Bangkok, nous avons donc pris un taxi vers 5h pour ne pas être en retard.

Arrivés là, nous avons découvert avec surprise que son avion avait atterri avec 45 min d’avance, c’est le monde à l’envers ! Nous sommes donc allés rapidement nous positionner aux arrivées et avons attendu. La zone n’était pas clairement définie mais un garde nous empêchait d’avancer plus loin. Curieusement, les personnes avec des bagages avaient, elles, le droit d’entrer et sortir de cette zone sans problème, tout comme les petits malins qui connaissent et profitaient d’un moment d’absence du garde pour passer. Nous nous sommes amusés de ce petit manège pendant un moment en nous demandant pourquoi Cédric n’arrivait pas…

Au bout d’une demi-heure, j’ai vérifié mon téléphone – qui est éteint depuis que nous avons quitté la France – et ai trouvé un sms. Cédric était bloqué à la douane, faute d’adresse de résidence à indiquer sur la fiche d’entrée sur le territoire… Oui, une petite surprise qui vous attend à la douane thaïlandaise, ici, vous n’entrez pas dans le pays si vous n’avez pas d’adresse. Avis aux voyageurs, prenez l’adresse de n’importe quel hôtel dans votre guide touristique et inscrivez là sur la fiche, c’est idiot mais ça passe. Vous pouvez même faire cela devant les douaniers, en revanche, les adresses bidons ne fonctionnent pas – David a essayé, à croire qu’ils ont appris le bottin par cœur.

Une fois cette formalité réglée, nous avons encore attendu un bon moment et, toujours pas de Kiki en vue. En fait il nous attendait à une porte située après notre garde. Nous avons donc fait le tour par l’extérieur et avons pu entrer dans la zone interdite… Ne nous demandez pas à quoi elle sert, nous n’en savons fichtre rien, elle créé de l’emploi peut-être !

Une fois entrés dans la zone, nous sommes apparemment passés devant Kiki, sans le voir !! Incroyable… Nous mettrons cela sur le compte de la fatigue.

Le voilà, mon frère adoré !

Le voilà, mon frère adoré !

Après des retrouvailles en règle, nous sommes allés installer notre invité dans son petit studio et avons trinqué à son arrivée. Comme nous pressentions une grosse fatigue après ce long voyage, nous avions programmé d’aller nous balader dans un parc au sud de Bangkok, afin de trouver un coin d’herbe pour faire une bonne sieste. Eh bien, au lieu de cela, nous avons marché pendant des heures sous un soleil de plomb, à la recherche du fameux parc que nous n’avons trouvé que vers 15h. Notre longue sieste a donc été réduite à un petit roupillon d’une heure, ça commençait fort pour Kiki…

Nous y sommes !!!

Nous y sommes !!!

 

Place à l’architecture et à la culture

Le quartier de Koh Rattanoksin, niché sur les bords de la Chao Phraya River, regroupe de nombreux édifices d’intérêt. Le quartier historique abrite notamment le Wat Phra Kaew, un site immense sur lequel se trouvent de superbes temples, de grands stupas et surtout, le Palais Royal, ancienne résidence du Roi.

Une architecture tout en finesse

Une architecture tout en finesse

Les temples sont splendides, le style est un peu chargé et haut en couleurs mais c’est certainement cela qui donne son charme à l’endroit. Tous les toits sont recouverts de tuiles vernissées, certaines statues et stupas sont dorés à l’or fin, un vrai travail d’artiste.

La renommée du site lui vaut d’être perpétuellement envahi par les visiteurs, nous avons donc tenté de nos frayer un chemin au travers de cette foule. Pas toujours facile de photographier une statue sans avoir une starlette en herbes à ses côtés mais bon…

La fine équipe

La fine équipe

Nous n’avons pas eu la chance d’admirer la statue du Buddha d’Emeraude car ce temple était fermé mais nous nous sommes rattrapés avec le Palais Royal. Le bâtiment est grandiose, digne d’un Walt Disney, de hautes tours s’élèvent au-dessus d’un superbe palais, on se croirait dans un conte de fées. Il n’est pas possible de visiter l’intérieur mais l’on imagine aisément le raffinement qui doit y régner.

Notre découverte du patrimoine de Bangkok s’est poursuivie au Wat Pho, un ensemble de temples où se trouve un gigantesque Buddha couché, 46 m de long pour 15 m de haut. La statue est absolument magnifique, confiné dans un temple aux dimensions comparables, ce Buddha doré à l’or fin en conserve un certain mystère…

Absolument gigantesque

Absolument gigantesque

Notre visite du Wat Pho s’est poursuivie dans les cours environnantes où sont érigés de nombreux de stupas, tous plus beaux les uns que les autres, ainsi qu’une belle collection de buddhas assis.

Encore quelques emplettes ?

A Bangkok, nous avons tout testé, des centres commerciaux luxueux aux marchés traditionnels, tout le monde peut trouver son bonheur.

Le quartier de Siam Square est situé en plein cœur de la ville, dans le district de Pathumwan. Moderne et chic, il abrite d’immenses centres commerciaux, des immeubles de bureaux ainsi que des logements de standing. L’architecture y est futuriste et l’esprit, résolument tourné vers l’avenir. La ville peut se targuer de rivaliser avec les plus grandes capitales mondiales.

Le MBK Center, aussi appelé Mahboonkrong, est l’un des plus grands centres commerciaux d’Asie. Sur 8 niveaux et 330 mètres de long, il ne compte pas moins de 2 500 magasins et stands. Nous n’avons pas manqué d’aller y faire un tour mais avons été un peu déçus, le centre est vieillissant et il n’est pas très plaisant de s’y balader. En revanche, il reste certainement le meilleur marché du coin, de petites boutiques ayant pu s’y installer.

Après le MBK, nous avons poursuivi notre tournée des centres commerciaux. Siam Center, Siam Paragon, Central World Plaza, tous rivalisent de grandeur et de beauté. Ici, toutes les marques occidentales sont représentées, des plus populaires aux plus luxueuses, et, côté prix, pas de surprise, l’occident s’est installé à Bangkok.

A nous les emplettes !

A nous les emplettes !

Si vous recherchez quelque chose de plus authentique, rendez-vous à Chatuchak, au nord de Bangkok. Ce marché aux puces, qui couvre une superficie d’environ 30 hectares, compte 27 sections dans lesquelles on trouve de tout. Ouvert les samedis et dimanches de 9h à 18h, les échoppes proposent des vêtements, des produits artisanaux, des articles de décoration, des plantes, des objets d’art, des antiquités, des livres mais aussi des animaux… En résumé, chacun peut trouver son bonheur dans cette caverne d’Ali-Baba et, ne nous inquiétez pas, pour pourrez évidemment trouver de quoi manger ou vous désaltérer. Nous avons passé une journée entière à arpenter ses allées, à la recherche de tout et de rien, nous y avons trouvé quelques souvenirs mais nous sommes surtout imprégnés de l’ambiance particulière et sympa qui règne dans ce genre d’endroit. Heureusement que Cédric était là sinon, je n’aurais jamais réussi à traîner Chuchu aussi longtemps !