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A TABLE ! Au Viêtnam, en toute simplicité…

La cuisine du monde

La cuisine vietnamienne a une particularité, elle s’inspire des spécialités et techniques d’autres pays comme la Chine, l’Inde ou encore la France. On peut donc trouver une grande variété de plats et de saveurs. Nous n’en avons certainement pas fait le tour pendant notre séjour mais nous avons découvert quelques spécialités, notamment lors de notre séjour chez Hoa.

Des saveurs sucrées – irrésistibles pancakes aux fruits – aux petits mets salés pour le petit déjeuner en passant par des plats variés comme du poisson grillé, des nems faits minute ou encore des crêpes aux crevettes et au porc (banh xeo), nous avons découvert la gastronomie durant quelques jours.

Un petit goût de chez nous

Au Vietnam, l’un des spécialités les plus connues s’appelle le Banh Mi. Il s’agit d’un sandwich à base de baguette agrémentée d’une sorte de pâté auquel on ajoute le plus souvent du porc ou des œufs poêlés ainsi que quelques herbes et crudités.

Il est évidemment préparé dans de petites gargotes avec dégustation sur place ou à emporter. Peu importe votre choix, il vous sera servi emballé dans une feuille de journal, ici, rien ne se jette, tout se recycle ! Très économique, savoureux, le banh mi aura été l’un de nos meilleurs compagnons de route.

Première étape : Agra et le fameux Taj Mahal

Du 23 au 28 mai 2015

Agra, c’est parti !

La veille de partir, lorsque nous avons récupéré nos billets de train pour tout notre périple, nous nous sommes aperçus que, pour les trois premiers trajets, nous étions sur liste d’attente. Le gars de l’agence nous avait alors indiqué que c’était normal mais que tout rentrerait dans l’ordre avant notre départ.

A 7h, Raoul est venu nous chercher pour nous conduire à la gare et nous a dit qu’il n’avait pas été contacté par l’agence à propos de la confirmation. Il a donc appelé ses contacts et nous a donné nos numéros de sièges.

Lorsque nous sommes arrivés à la gare, l’endroit grouillait, les gens se faufilaient tant bien que mal entre les rickshaws et les taxis, certains avaient même dormi là, dans l’espoir d’avoir une place dans le train. Heureusement, Raoul nous avait indiqué le numéro du quai car, dans la gare, il n’y avait absolument aucune indication. Nous sommes descendus sur le quai et avons cherché notre wagon.

On ne voit pas le bout...

On ne voit pas le bout…

En Inde, les trains sont immenses, souvent bien plus longs que les quais eux-mêmes. Nous avons parcouru le quai dans un sens, sans trouver notre wagon, nous sommes donc repartis en sens inverse. Le classement des wagons ne semble suivre aucune logique, ce qui ne nous a pas facilité la tâche. Au bout d’un moment, nous avons fini par trouver nos couchettes – nous voyagions de jour mais avions quand même un wagon couchette.

N’étant toujours pas très surs de la confirmation de nos places, nous avons attendu que la liste soit affichée. Oui, prendre le train en Inde, c’est un peu comme passer son bac, la liste des passagers ayant obtenu un billet confirmé est placardée sur chaque wagon et tout le monde cherche son nom. Alléluia, les nôtres y étaient, nous avons donc pu embarquer direction Agra.

C'est l'heure de travailler, en bonne compagnie

C’est l’heure de travailler, en bonne compagnie

Dans le wagon, nous nous sommes aperçus que de nombreuses familles étaient installées à plusieurs sur la même banquette, nous ne savons pas bien comment cela se passe mais cela leur permet certainement de réduire le coût de leur voyage.

Durant le trajet, nous avons découvert des paysages plutôt désertiques, une terre très sèche, de la poussière à perte de vue. En de nombreux endroits, des habitations bordaient la ligne, des maisons sommaires mais aussi des abris de fortune. Partout nous avons vu des monceaux de déchets et ressenti une extrême pauvreté. Une image a particulièrement marqué David qui observait la vie par une porte restée ouverte, une vache et un chien étaient en train de chercher à manger sur le corps sans vie d’une autre vache…

Ça, ça n’était pas prévu !

Après 3h relativement confortables dans notre wagon climatisé, nous sommes arrivés à Agra et avons été assommés par la chaleur. Nous avons été conduits à notre hôtel par un chauffeur du gouvernement et avons découvert un endroit charmant, à quelques pas du Taj Mahal.

Il faisait encore plus chaud qu’à Delhi – près de 47°C à l’ombre – et nous étions heureux d’être logés dans un petit hôtel moderne et propre, évidemment climatisé. Comme à Delhi, nous nous sommes vite aperçus que nous allions devoir changer nos habitudes culinaires. Ici, plus question de manger dans la rue comme nous l’avions fait dans tous les autres pays d’Asie, les températures élevées et le manque d’hygiène nous faisant pressentir de gros risques sanitaires. Nous avons donc suivi les conseils du réceptionniste et avons pris notre repas à l’hôtel.

Dans l’après-midi, nous sommes allés acheter nos tickets pour le Taj Mahal, visite que nous avions planifiée pour le lendemain matin au lever du soleil. Nous sommes allés repérer l’entrée du site et nous sommes baladés un peu dans les alentours. Nous avons été surpris de constater que l’environnement du site le plus visité du pays, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est aussi délabré que ce que nous avions vu jusqu’alors. Des travaux sont en cours pour refaire la route qui conduit à l’une des entrées mais les rues qui bordent le monument sont sales et poussiéreuses, un contraste certainement saisissant face à la splendeur du mausolée.

De retour à l’hôtel, je ne me sentais pas bien et ai été prise de violents vomissements et diarrhées. Pendant près de 5h, je me suis littéralement vidée et ai terminée proche du malaise, incapable de me mouvoir seule. David a fait appeler une ambulance et j’ai été transportée dans un hôpital privé d’Agra, totalement déshydratée et avec une tension basse.

Le directeur de l’hôpital a proposé à David de venir s’installer avec moi car il prévoyait de me garder plusieurs jours, des analyses ayant été lancées pour déterminer par quelle bactérie j’avais été attaquée.

Nous avons testé pour vous…

Durant 4 jours, nous sommes restés enfermés dans notre chambre sans fenêtre, à attendre patiemment que je récupère. L’endroit était correct mais nous étions loin des standards que nous connaissons bien. Des locaux vétustes, un ménage plus que succinct, quelques petites bêtes pour nous tenir compagnie – fourmis, gecko, une vieille couverture en laine à même la peau, même à l’hôpital, l’aventure s’est poursuivie.

Côté soin, nous avons fait bond en arrière de quelques années, parole de Chuchu. Solutés en verre, écuelles en inox rouillé servant de poubelle pour le matériel médical, seringues multi-usages – servant aussi bien à faire des prises de sang, des injections, ou encore à créer un vide d’air dans les culots en verre de soluté, tensiomètre hors d’âge, voici un échantillon des méthodes de soin employées ici.

Notre séjour a parfois été un peu folklorique mais l’essentiel est que nous – enfin, surtout moi – en soyons sortis sur pied et en bonne santé.

Petite sortie pour David

Petite sortie pour David

Les chaînes du câble nous ont aidé à passer le temps – nous avons dû revoir l’intégralité des James Bond, Mission Impossible et j’en passe – et David s’est autorisé quelques sorties en ville, notamment la visite du Fort d’Agra.

Au Fort d'Agra

Au Fort d’Agra

Cet édifice en grès rouge, dont la construction fut entreprise par l’Empereur Akbar en 1565, fut agrandi par son fils qui utilisa du marbre blanc. Au départ, il s‘agissait d’un bâtiment militaire qui fut transformé en palais par le petit-fils d’Akbar, Shah Jaham. Le palais en marbre blanc devint la prison dorée de ce dernier pendant 8 ans, lorsqu’il fut détrôné par son fils en 1658. De là, il put contempler le mausolée de sa bien-aimée, le Taj Mahal, qu’il rejoignit en 1666, après sa mort.

Nos doutes se confirment…

Lorsque nous avons su que nous ne pourrions pas prendre notre train suivant à destination du Bundi, nous avons adressé un mail à notre contact de l’office du tourisme de Delhi en lui demandant d’annuler tous nos billets et de nous informer quant au remboursement des voyages non consommés.

N’ayant aucun retour, David est allé se renseigner auprès de l’office du tourisme d’Agra, lequel nous a indiqué que nous n’avions pas eu affaire à l’office du tourisme de Delhi mais à une agence se faisant passer pour tel.

Après deux jours d’attente, nous avons enfin obtenu une réponse de notre contact qui nous a répondu faire le nécessaire pour nos billets. Concernant notre remboursement, il nous a seulement indiqué que le calcul prenait du temps, sans plus de commentaire…

Outre le fait que nous n’avions pas eu affaire à l’office du tourisme, nous commencions à avoir de sérieux doutes quant à l’honnêteté de nos interlocuteurs.

Changement de programme

Suite à mon hospitalisation, la suite de notre voyage au Rajasthan devenait compliquée. Nous n’avions absolument aucune confiance en nos interlocuteurs de Delhi et réalisions que si nous avions un problème avec un train, nous ne pourrions pas compter sur eux. Si l’un d’entre nous venait à nouveau à tomber malade, nous serions très loin de Delhi et aurions des difficultés à nous déplacer. Nous avons donc décidé de rentrer à Delhi pour tenter de récupérer nos sous.

Il nous avait été tellement compliqué d’organiser notre périple que nous n’avons pas eu le courage de recommencer. Nous ne nous sentions pas non plus très à l’aise dans le pays, nous n’étions plus du tout confiants dans la nourriture, les relations avec les locaux étaient également compliquées – tout le monde vous demande de l’argent, y compris l’assistant du médecin qui s’est occupé de moi à l’hôpital, bref, une ambiance assez malsaine.

Comme il nous restait presque 15 jours à passer en Inde, nous avons essayé de voir si nous pouvions aller au Ladakh mais les billets d’avion étaient très chers. Nous ne pouvions pas non plus aller visiter un pays limitrophe dans la mesure où nous n’avions obtenu qu’un visa avec entrée unique.

Nous avons donc pris la décision d’anticiper notre retour en France. Ce n’est pas la fin que nous avions imaginée pour notre tour du monde mais bon, ce sont les aléas du voyage…

Le Taj Mahal, l’amour au service de la beauté

Après toutes ces péripéties et avant de repartir vers la capitale, nous sommes enfin allés découvrir le Taj Mahal.

Le magnifique Taj Mahal

Le magnifique Taj Mahal

A 5h, nous avons pris le chemin du Taj, il faisait quasiment jour et il y avait déjà de l’activité dans les rues. Nous avons marché jusqu’à l’entrée Est, à priori la moins fréquentée. En route, nous avons longé le chantier de réfection des trottoirs et de la chaussée, des ouvriers dormaient là, à même le sol, sans aucune protection.

Après avoir passé les portiques de sécurité, nous avons pénétré dans l’enceinte du site. De longues allées bordées de jardins conduisent les visiteurs à une place sur laquelle se trouve une grande porte décorée d’inscriptions en arabe. Nous sommes entrés par cette porte et nos yeux se sont posés sur le somptueux mausolée qu’est le Taj Mahal.

Celui-ci fut édifié par Shah Jahan pour recevoir le corps de sa deuxième épouse, morte en mettant au monde son 14e enfant, en 1631. La construction, entreprise la même année, ne s’acheva qu’en 1653. Peu après, Shah Jahan fut renversé par son fils et emprisonné au Fort d’Agra d’où il ne put qu’apercevoir sa création d’une fenêtre le restant de sa vie. A sa mort, en 1666, il fut inhumé aux côtés de sa femme.

La perfection....

La perfection….

De grands bassins s’étendent devant le mausolée qui se reflète dans leurs eaux. Entièrement fait de marbre blanc, il se dresse, majestueux, sur une plateforme elle aussi en marbre. Quatre minarets purement décoratifs, hauts de 40 m, entourent le mausolée. Une mosquée en grès rouge est installée à l’Ouest du Taj Mahal et un jawab fut construit à l’Est, dans un souci de géométrie.

A l’intérieur, on trouve une reproduction des tombeaux des amoureux, encerclés par une barrière de marbre finement ciselé. Les tombeaux originaux sont installés dans le sous-sol du mausolée et interdits à la visite.

Petit écureuil

Petit écureuil

Au total, ce sont 20 000 ouvriers d’Inde et d’Asie Centrale qui participèrent à la construction. Le Taj Mahal a été inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1983.

Nous sommes restés un moment dans les jardins, le meilleur endroit pour apprécier l’atmosphère particulière qui entoure ce monument et profiter de sa beauté si pure.

Au revoir le Taj

Au revoir le Taj

Bienvenue au Rajasthan (Inde) – Le choc des cultures à Delhi

Du 20 au 22 mai 2015

Une arrivée mouvementée…

Après une escale à Hong-Kong et encore 5h de vol, nous avons atterri à Delhi, la capitale de l’Inde, il était 22h. Comme à chaque fois que nous posons le pied dans un nouveau pays, nous avons cherché à retirer des devises et c’est seulement au 4e essai que nous avons pu nous constituer un petit pécule. En Inde, le retrait maximum s’élève à 10 000 roupies – environ 142€ – pour éviter aux gens de se faire détrousser, rassurant.

Sur les conseils de notre guide de voyage, nous avons ensuite cherché une agence de taxis prépayés pour nous rendre à notre hôtel. Ce système permet aux clients d’être sûrs du montant qu’ils vont débourser et, surtout, d’arriver à bon port. Au guichet, nous avons rencontré une jeune israélienne – Bar – qui voyageait seule, elle nous a demandé si nous pouvions partager le taxi, d’autant que nous avions réservé dans le même hôtel, nous avons bien sûr accepté.

Nous sommes sortis du terminal et avons tout de suite été accostés par plusieurs chauffeurs qui prétendaient faire partie de la compagnie des taxis prépayés. Nous sommes allés nous positionner sur une zone d’attente et avons attendu qu’un taxi de la compagnie arrive. Nous nous sommes vite rendu compte que la queue ne servait à rien, chacun sautait sur le premier véhicule qui arrivait sans se soucier des autres. Nous avons donc employé la même technique et arrêté un minivan. Bar, qui était encore plus méfiante que nous, a précieusement gardé le ticket à remettre au chauffeur et a pris la plaque d’immatriculation du véhicule en photo. Nous avons chargé les sacs et avons montré l’adresse au chauffeur. Celui-ci nous a indiqué qu’il allait nous déposer dans le quartier de Paharganj mais pas à notre hôtel car la rue était longue et qu’il ne savait pas exactement où il se trouvait, incroyable. Le quartier étant assez étendu, nous lui avons dit que c’était hors de question et il nous a demandé de récupérer nos sacs et de trouver un autre taxi, ça commençait bien !

Le prochain taxi que nous avons arrêté était plus conciliant, nous sommes donc montés à bord et avons pris la route. Même à 22h, la circulation reste dense et surtout, chaotique. Les gens roulent sur 4 files là où il n’y en a que 3, les auto-rickshaws se faufilent entre les autres véhicules et on pense parfois les retrouver aplatis comme des crêpes entre deux poids lourds mais non, on les voit réapparaître plus loin et filer comme des anguilles.

Une fois arrivés à notre hôtel, nous avons été installés au rez-de-chaussée, dans une chambre des plus glauques puant l’humidité. Nous avons passé une mauvaise nuit, dérangés par le son de la télévision et de la sono installés dans le hall, tard dans la nuit et de très bonne heure le matin. Pas facile comme entrée en matière…

Un environnement déstabilisant

Après avoir négocié notre changement de chambre, nous sommes partis à la découverte de notre nouvel environnement. En sortant de l’hôtel, nous avons été saisis par la chaleur de l’air, celui-ci nous brûlait la peau, et pour cause, il devait faire 44°C à l’ombre.

Une balade en tuk tuk

Une balade en tuk tuk

Après le calme de notre chambre, nous avons pénétré le chaos de la rue. Trottoirs défoncés ou encombrés, de la poussière, des ordures, le bruit assourdissant des klaxons, les véhicules qui vous frôlent, les chauffeurs qui vous sollicitent et ne vous lâchent plus, voilà ce qui vous attend dans le quartier de Paharganj. L’endroit a la réputation d’être le plus malfamé de Delhi mais c’est aussi là que l’on trouve le plus grand nombre d’hôtels et surtout, à des prix raisonnables, difficile donc de faire l’impasse.

Paharganj est aussi tout prêt de la gare de New Delhi, pratique lorsque l’on veut découvrir la région, de Old Delhi, le quartier historique et enfin, de Main Bazar, une rue commerçante qui regorge d’articles en tous genres.

A l’approche de la gare, on plonge dans un autre monde, des gens sont allongés par terre – certains vivent là alors que les autres attendent désespérément de pouvoir monter dans un train, les chiens errants cherchent à manger dans les ordures, des vaches arpentent la rue à côté d’une armée de rickshaws prêts à vous conduire où bon vous semble. Marcher dans la rue est une épreuve de patience, entre les rabatteurs des restaurants, ceux des agences de voyages et enfin, les conducteurs de rickshaws, nous avons passé notre temps à refuser leurs demandes souvent insistantes.

Alors, un conseil, soyez prêts et armés car le choc est violent…

En route pour le Rajasthan

L’inde étant un pays immense, nous avions pour projet de ne visiter que le Rajasthan, une région située à l’est de Delhi. Deux possibilités s’offraient à nous, emprunter des bus, à priori par très confortables et plutôt bondés, ou le train, moins bon marché mais plus rapide et plus sûr.

Nous nous sommes donc rendus à la gare de New Delhi pour nous renseigner car il existait apparemment des pass et acheter un billet pour nous rendre à Agra, notre première destination. Arrivés devant cette fourmilière, un gars nous a interpellés pour nous demander ce que nous cherchions. Il nous a indiqué l’entrée de la gare – pas facile à trouver dans toute cette cohue – et nous a demandé ce que nous voulions. Lorsque nous lui avons parlé d’Agra et du Rajasthan, il nous parlé des pass et nous a conseillés de nous rendre à l’office du tourisme de Connaught Place. Il nous a mis en garde sur les agences se faisant passer pour tel, nous a montré sur notre guide où nous devions aller et nous a trouvé un tuk tuk pour nous y conduire.

Il nous a dit qu’il travaillait à la gare – il nous avait donné les horaires des différents trains pour Agra – et nous a montré une carte du gouvernement pour nous rassurer. Nous avons donc grimpé dans notre tuk tuk et sommes partis à l’office.

Arrivés là-bas, nous sommes rentrés dans une agence un peu vieillotte et avons été chaleureusement accueillis. On nous a installés dans un bureau et un monsieur s’est occupé de nous. Nous lui avons dit que nous voulions acheter un billet de train pour Agra mais aussi avoir des renseignements divers car nous voulions visiter le Rajasthan. Il nous a clairement déconseillé le bus, nous expliquant que nous étions en pleine saison chaude et que ceux-ci étaient souvent bondés et pris d’assaut, certaines personnes étant prêtes à voyager sur le toit. Le train était une solution envisageable mais la plus flexible et la plus confortable était de prendre une voiture privée avec un chauffeur. Un autre gars est entré dans le bureau et nous a fait l’article au sujet d’une voiture particulière. L’offre était évidemment tentante mais aussi, très onéreuse. Après plus d’une heure de discussion, nous avons laissé tomber cette idée pour revenir à nos billets de train.

Le premier monsieur, qui s’était absenté, est revenu dans le bureau et nous a proposé de prendre un pass de train et de planifier tous nos voyages pour les réserver. Il nous a expliqué que le gouvernement avait mis en place ces formules pour faciliter les déplacements des touristes. L’Inde compte plus d’un milliard d’habitants, ce qui signifie que les transports sont saturés et qu’il est nécessaire de réserver ses places longtemps à l’avance. Sans ce pass, il est quasiment impossible de trouver une place dans un train moins de quinze jours avant le voyage.

A l’issue d’une après-midi passée dans les bureaux de l’office du tourisme, nous sommes enfin sortis avec notre parcours complètement organisé et, cerise sur le gâteau, nous avions droit à une journée de visite de Delhi avec un chauffeur avant de partir à la découverte du Rajasthan.

Quelques moments de doute

Avant d’arriver en Inde, nous avons lu toutes sortes d’horreurs sur les différentes arnaques dont il fallait se méfier – faux offices de tourisme, agences de voyages, rabatteurs – nous étions donc un peu méfiants. Pendant ces discussions, plusieurs choses nous ont semblé bizarres :

  • le second gars qui est arrivé pour nous vendre un tour en voiture privée s’est éclipsé quand nous avons dit préférer le train,
  • le fait de ne trouver aucune brochure dans l’agence,
  • l’agent qui met notre règlement dans sa poche et pas dans une caisse,

mais, en même temps, nous sommes en Inde et tout cela nous semblait plausible.

Le soir-même, le chauffeur – un employé du gouvernement – qui devait nous accompagner pour notre journée de visite nous a promenés un peu avant de nous ramener à l’hôtel.

Mais avant de partir…

Avant de découvrir les merveilles du Rajasthan, nous avons commencé par une visite de Delhi. Raoul, notre chauffeur, nous a fait faire le tour des principaux monuments de la ville.

Nous nous sommes d’abord rendus au Raj Ghat, un mémorial dédié à Mahatma Gandhi, le Père de la Nation Indienne. Ce grand homme a été assassiné le 30 janvier 1948, par l’un de ses plus fidèles soutiens, car il voulait faire en sorte que tous les indiens soient égaux en supprimant le système des castes. Une grande stèle en marbre noir a été érigée sur le lieu de son incinération, l’endroit est aujourd’hui devenu un lieu de pèlerinage pour de très nombreux indiens.

Notre visite de Delhi s’est poursuivie au Tombeau de Humayun, l’un des plus beaux édifices de la ville. Celui-ci fut bâti au XVIe siècle par Haji Begun, la première épouse d’origine perse du second empereur mongol, Humayun. Le bâtiment est en grès rouge mélangé de marbre blanc, un bel exemple du mélange des cultures perses et indoues. Le tombeau est massif, éclairé par de hautes portes en arc, surmonté d’un dôme en forme de bulbe. Nous nous sommes promenés dans les jardins de style mongol qui l’entourent. L’édifice aurait inspiré la construction du Taj Mahal à Agra.

Le tombeau de Humayun

Le tombeau de Humayun

Dans un tout autre style, nous avons visité le Temple du Lotus aussi appelé Temple de Bahaï. C’est sous un ciel bleu et une chaleur écrasante – environ 45°C à l’ombre – que nous avons découvert cet édifice en forme de fleur de lotus. Dessiné en 1986, il compte 27 pétales gigantesques, en marbre blanc, qui abritent une grande salle de prière. Le refus de préjugés et la paix universelle font partie des principes du Bahaïsme. Le temple accueille les adeptes de toutes confessions pour prier et méditer en silence selon leurs propres croyances. La salle ressemble à cette d’une église moderne, un toit très haut avec une belle acoustique et des bancs en bois reçoivent les visiteurs.

Le temple du Lotus

Le temple du Lotus

Le Qutb Minar

Le Qutb Minar

Raoul nous a ensuite conduits au Qutb Minar, un complexe qui remonte à l’aube de l’ère musulmane en Inde. Cet ensemble situé dans les faubourgs de Delhi était autrefois situé en plein cœur de la ville. Le Qutb Minar, Babel de la victoire, est très similaire aux tours afghanes du même style et servit aussi de minaret. Sa construction débuta en 1193 pour se terminer en 1368. Elle mesure 73 m de haut et s’affine progressivement passant de 15 m de diamètre à la base à 2,50 m en haut. Les trois premiers étages sont en grès rouge (briques) et les deux derniers sont en marbre et en grès.

Sur le même site se trouve le Quwwat-Ul-Islam Masjid, la première mosquée bâtie en Inde, populairement appelée la Mosquée de la Puissance de l’Islam. Elle fut construite en 1196, sur les fondations d’un temple indou puis agrandie au cours des siècles suivants. On trouve également sur le site l’Alai Minar, un minaret dont la construction n’a jamais été achevée. Il aurait dû être deux fois plus haut que le Qutb Minar, malheureusement, à la mort de son créateur, nul ne voulut poursuivre sa construction.

Pour nous rappeler que le retour approchait, nous sommes allés à l’India Gate, un véritable Arc de Triomphe local. Il manquait les grandes artères de la place de l’étoile mais sinon, tout y était, la flamme brûlait en l’honneur des soldats morts durant les guerres et les touristes étaient venus nombreux admirer l’édifice.

Enfin, nous sommes allés nous détendre au Lodi Garden, un joli parc où se retrouvent tous les jeunes amoureux. Assis sur des bancs ou cachés derrière des arbres, ils sont nombreux à venir chercher là un petit coin tranquille pour roucouler. Nous y avons aussi croisé de tous petits écureuils, affairés à dégotter quelques petites choses à grignoter. Au hasard de notre promenade, nous avons découvert deux superbes édifices se faisant face, les tombeaux de deux souverains magnifiquement conservés.

Un petit air champêtre

Un petit air champêtre

Des stars aux bêtes de foire

Au tour de David...

Au tour de David…

A Delhi, nous n’avons pas croisé beaucoup de touristes, occidentaux en tous cas. Les regards sont donc étonnés et insistants, notamment lorsqu’il s’agit d’une femme.

Lorsque nous avons visité les premiers monuments, plusieurs personnes sont venues nous parler pour nous demander d’où nous venions mais certains aussi pour se faire prendre en photo avec nous. Nous répondions bien évidemment volontiers aux questions et nous sommes prêtés au jeu des photos, cela semblant leur faire très plaisir. En retrouvant Raoul, notre chauffeur, nous lui avons raconté tout cela en lui disant que nous étions de vraies stars ici. Il a souri et nous a répondu que nous nous sentirions bientôt comme des singes…

... puis au mien !

… puis au mien !

Effectivement, il avait raison, lorsque nous avons visité le Qutb Minar, je ne pouvais pas faire deux pas sans être accostée par des gens – hommes, femmes, familles entières – me demandant de poser avec eux, à tel point que je ne parvenais pas à faire ma visite. Le petit côté amusant prenait une tournure un peu agaçante, d’autant que certains se mettait à côté de moi sans même me demander si je voulais bien être prise avec eux. David était également sollicité mais un peu moins que moi, du coup, il s’amusait à filmer les personnes qui me dévisageaient ou m’interpellaient pour poser avec moi. Si vous voulez passer inaperçu, couvrez-vous la tête sinon, vous deviendrez l’attraction du coin.

Synthèse du Viêtnam

Article – Le Viêtnam… en quelques mots

 

Trajet Viêtnam

Trajet Viêtnam

Nous avons aimé :

  • les sourires des vietnamiens,
  • manger dans les rues,
  • les marchés flottants,
  • la campagne,
  • la baie de Lan Ha,
  • notre séjour chez Hoa,
  • le chapeau traditionnel,
  • nos retrouvailles avec Xav et Véro,
  • les banh mi,
  • notre superbe hôtel à Hoi An,
  • les petites rues de Hanoï.

 

Nous n’avons pas aimé :

  • Hô Chi Minh Ville,
  • ne pas pouvoir marcher sur les trottoirs,
  • Nha Trang,
  • les bus qui partent systématiquement en retard,
  • l’extrême fermeté des matelas dans les hôtels,
  • le fait que les locaux jettent tout par terre,
  • le fait que les vendeurs n’aient jamais de monnaie ou une fâcheuse tendance à oublier de la rendre.

 

Nous avons été surpris par :

  • le nombre de scooters,
  • la taille du mobilier dans les restaurants de rue,
  • la débrouillardise des vietnamiens,
  • la posture des gens : assis par terre ou fléchis sur les talons,
  • la mode féminine, style pyjama,
  • le nombre de personnes qui nous ont salués quand nous faisions du vélo dans la campagne,
  • la manière dont les gens, notamment les femmes, se couvrent pour fuir le soleil.

Hanoï, une capitale où il fait bon vivre

Du 11 au 13, puis 17 au 19 mai 2015

Hanoï, la ville village

Capitale du Viêtnam depuis 1945, Hanoï est une ville animée et charmante. Le centre-ville borde les rives du lac Hoan Kiem, d’un côté, de grandes artères arborent fièrement leurs boutiques de luxe et, de l’autre, la vieille ville vous plonge dans son tourbillon.

Après un mois bien occupé, nous avons posé nos sacs à Hanoï et profité de sa douceur de vivre. L’heure était à la détente et non à la culture. Nous avons flâné dans ses ruelles étroites et observé les pièces qui s’y jouent chaque jour. Alors que certains s’agitent dans une chaleur moite, d’autres attendent le chaland à l’ombre des grands arbres qui bordent les façades décrépis de la vieille ville. La note colorée de leurs fleurs mauves apportent un brin de fantaisie à cette cité vieillissante mais pleine de caractère.

Vous êtes assoiffé par la chaleur, asseyez-vous au coin d’une rue et dégustez une bia hio, la bière pression locale. Vous trouverez là une armée d’hommes, grignotant des cacahuètes et fumant la pipe à eau, certainement l’un des meilleurs endroits pour s’imprégner de l’ambiance de la ville.

Couverts, de la tête aux pieds

Si nous, occidentaux, recherchons le soleil, ici, c’est tout l’inverse, les locaux le fuient. Par 35°C, sous un soleil de plomb, nombreux sont ceux qui sont vêtus comme en automne, pantalon, veste et chaussures fermées.

Les femmes, elles, sont à la mode « pyjama », toujours vêtues d’ensembles coordonnés, elles vaquent à leurs occupations dans une tenue qui nous paraîtrait appropriée pour traîner à la maison.

Un autre détail caractéristique, elles sont nombreuses à porter un masque sur le visage, notamment lorsqu’elles sont en scooter mais pas seulement, nous en avons aussi vu dans les bus ou simplement dans la rue. Intrigués par cette habitude, nous avions posé la question à notre amie Hoa. Elle nous avait alors expliqué que les femmes vietnamiennes aimeraient avoir la peau la plus blanche qui soit et, pour cela, elle protégeait leur visage de l’agression du soleil. Le masque servait aussi, dans certaines circonstances, à les protéger contre la pollution.

Outre le visage, les femmes couvrent aussi le reste de leur corps et ce, jusqu’à leurs mains. Lorsqu’elles sont en scooter, elles portent de petits blousons dont les manches courent en V jusque sur leurs mains et, quand elles n’en sont pas équipées, elles n’hésitent pas à mettre des gants ! Et sous le casque, la capuche vient enfermer leur tête, les laissant comme des fantômes…

La vie, en petit

Le Viêtnam est le pays du tout petit, à commencer par ses habitants ! Trêve de plaisanteries, ici, tout est à taille réduite. Les bâtiments sont tous très étroits et construits en étages, les chambres d’hôtel ressemblent à de larges couloirs, tout comme les boutiques qui ne mesurent parfois que quelques mètres carrés. Tous les articles s’entassent alors à l’intérieur, recouvrant l’espace du sol au plafond et parfois même jusqu’à la façade.

Des habitations étroites, tout en hauteur

Des habitations étroites, tout en hauteur

Le plus caractéristique reste tout de même le mobilier utilisé par les restaurants de rue ou les petits boui-bouis. Tout est à taille d’enfant, les tables, les chaises et parfois même, les couverts. Pendant près d’un mois, nous avons mangé dans la rue, à 20 cm du sol – dur dur pour Chuchu et sa souplesse légendaire – et souvent juste à côté de la chaussée, à la locale.

Tout dans la rue

A Hanoï comme dans le reste du Viêtnam, les gens vivent, ou du moins, travaillent dans la rue. Des commerçants qui envahissent les trottoirs de leurs étals aux restaurateurs qui y installent leurs cuisines en passant par les ateliers de conception ou de réparations en tout genre, la rue est le poumon de l’activité. Bien sûr, il ne faut pas oublier les vendeurs ambulants qui sillonnent la ville pour vous proposer des produits aussi variés que des vêtements, des fruits, du papier WC ou des coton-tige…

Dès l’aube, tout le monde déballe son attirail et prend possession du moindre centimètre carré, pour le plus grand bonheur des piétons, à commencer par David qui aura pesté à chacune de nos promenades. Et puis, quand ce ne sont pas les commerçants qui envahissent la place, les scooters prennent le relais… Décidément, il ne fait pas bon être piéton en Asie !

De l’aube au crépuscule

Au Viêtnam, les journées commencent vers 5h du matin pour se terminer tard dans la nuit. Les commerces sont ouverts tout le temps, certaines chaînes fonctionnant même 24h/24 dans les grandes villes. Envie d’acheter une petite robe à 21h, vos souvenirs la veille de partir, aucun problème, vous trouverez toujours quelqu’un, et pour cause, la plupart des vietnamiens vivent dans leur commerce. En général, celui-ci est installé au rez-de-chaussée de leur maison ou dans la pièce donnant sur rue. Ils mangent là, dorment là, une grande partie de leur journée étant consacrée à attendre le client. Dans les petits restaurants, vous trouverez souvent une partie de la famille attablée, voire même le personnel, et aurez la joie de manger au son des dessins animés ou des séries à l’eau de rose. Pour moins de familiarité, choisissez des restaurant plus « touristiques » mais aussi moins authentiques.